Connaissez-vous le Zodiaque de Denderah en Ekipata ?
Le plafond de Dendérah : Plafond de Denderah, Paris, musée du Louvre
Cette dalle de grès décorée d'un bas-relief provient du temple dédié à la déesse Hathor construit à Dendérah, au nord de l'actuelle Louxor.
Ce temple fait partie de ces merveilles architecturales que l'Expédition d'Egypte, conduite par le général Bonaparte, révéla au monde occidental.
Le zodiaque circulaire ornant le plafond d'une des chapelles situées sur le toit du temple est une représentation de la voûte céleste constituée d'un disque soutenu par quatre femmes, les piliers du ciel, aidées par des génies à tête de faucon. Sur son pourtour, 36 génies symbolisent les 360 jours de l'année égyptienne.
Puis on trouve des constellations, au nombre desquelles figurent les signes du Zodiaque. Pour la plupart, leur représentation reste proche de leur désignation.
On peut ainsi facilement reconnaitre le Bélier, le Taureau, le Scorpion, le Capricorne. D'autres ont une iconographie plus égyptienne tel le Verseau représenté par Hapy.
On retrouve également les signes du Zodiaque à l'intérieur du couvercle des sarcophages momiformes. Nout la voûte céleste figurée par l'image d'une femme, jambe et bras étendus, devait dominer la momie déposée dans la cuve.
De chaque côté du corps, les douze signes du Zodiaque, symbole des douze mois de l'année, étaient répartie en deux séries de six signes, de chaque côté, ayant respectivement leur signification dans l'ordre astronomique.
Les signes des mois les plus chaud se situaient à la hauteur de la poitrine de Nout et les mois les plus froid au niveau des pieds.
Le Verseau (le porteur d'eau) : Kinatimasa
3ème mois de l'hiver-printemps (saison PERET)
La crue se prépare et les deux sources mythiques du Nil vont se manifester (à l'origine peut-être celle du Nil blanc et celle de l'Atbara éthiopiens). Le verseau (le génie Hapy) est parfois représenté comme un petit génie vert portant des vases d'ou s'échappent des filets d'eau.
Les Poissons (Nephtys) : Banionzi
4ème mois de l'hiver-printemps (saison PERET)
Ils font une allusion à la survie souhaitée. Le défunt doit repêcher, dans les eaux primordiales, les deux poissons évoquant "l'âme d'hier et celle de demain".
Le Bélier (Amon) : Nkamvu
1er mois de l'été (saison CHEMOU)
Il est représenté par un bélier aux cornes recourbées (le bouc de Mendès) animal de la création, de la renaissance. C'est dans cette localité orientale du Delta mythique, que la momie osirienne commence à se transformer en futur soleil. Sur les tombes de la vallée des rois, le soleil en voie de résurrection prend la tête du bélier (couleur vert résurrection) sur la barque qui traverse la nuit.
Le Taureau (Apis) : Ngoko
2ème mois de l'été (saison CHEMOU)
Fils de la vache hathor, il est le symbole de fertilité, Dieu Funéraire et incarnation de Ptah. Le veau, nourri par la vache Hathor, est le foetus solaire promis à la résurrection que la bonne déesse universelle porte en son sein.
Les Gémeaux (Shou et Tefnout) : Bansimba
3ème mois de l'été (saison CHEMOU)
Les 2 signes ankh et ouoas évoquent les 2 jumeaux d'Atoum (le démiurge) , Shou et Tefnout. Ces deux "enfants du diémurge", Shou et Tefnout, sont représentés au nez de celui qui espère recevoir le souffle de vie. Les branchies du foetus-poisson se transforment alors en poumons solaires à l'instant de la naissance. Indissociables dans la pensée égyptienne, ils deviendront à la Basse époque, les Gémeaux du Zodiaque.
Le Cancer, un scarabée (Khépri) : Nkala
4ème mois de l'été (saison CHEMOU)
C'est le symbole de la renaissance solaire, de la transformation. Au soleil levant, ce bousier pousse sa boule d'excréments qui contient ses oeufs. Leur éclosion symbolise la naissance de l'astre qui illumine le monde. Nous nous trouvons ici au milieu de l'année, période la plus chaude. Entre le Cancer (scarabée) d'un côté de la déesse, et le lion de l'autre côté, l'étoile Sothis a réapparu, le soleil s'est levé, l'Innondation est annoncée. Le soleil remis au monde par la sainte étoile, c'est la splendeur d'Osiris revenant à la vie.
Le Lion (Osiris) : Nkosi
1er mois de l'inondation (saison AKHET)
C'est la pleine canicule, du nom de la petite chienne, canicula, donné à l'étoile de Sothis, laquelle, depuis la préhistoire, est fugurée par une petite chienne. Sothis est l'étoile la plus brillante de la constellation du Chien. Parmi les symboles attribués au Lion, on trouve plusieurs mythes, dont celui de la "Déesse Lointaine" qui revient du sud une forme léonine au moment de l'inondation. Il est généralement représenté sur le serpent qui représente le Nil de l'inondation. Il prête son image à la déesse Sekhmet.
La Vierge (Isis) : Muenze
2ème mois de l'inondation (saison AKHET)
On la représente tenant un épis de blé, évoquant la mise à mort du dieu agraire Osiris, le blé (symbole d'Osiris), la victime du "Malin", Seth. Elle est aussi représentée élevant le sistre-naos d'où apparaît le fils d'Hathor, Ihy. Isis veillera sur le corps momifié de son époux.
La Balance (Thot) : Kitienga
3ème mois de l'inondation (saison AKHET)
Il est parfois représentée surmontée par un cynocéphale (singe d' Afrique dont la tête est allongée comme celle d' un chien) , elle peut aussi être représentée surmontée par un disque contenant l'enfant solaire. Lorsque Thot est représenté avec le signe de la balance, il est là pour peser les ingrédients nécessaires à la fabrication des figurines osiriennes nécessaires à la future germination. Toujours dans le rituel osirien, le dieu mis à mort deviendra le juge des défunts et présidera à leur jugement. 
Le Scorpion (Isis - Selkis) : Nkutu
4ème mois de l'inondation (saison AKHET)
Isis emprunte parfois l'aspect du scorpion protecteur. Une très ancienne légende fait allusion à la sauvegarde du futur héritier, Horus, selon laquelle Isis, pendant sa grossesse, a placé sept scorpions en protection autour de lui. Il est donc assimilé comme le protecteur de l'enfant Dieu, et de Pharaon. Il fait également partie des déesses protectrices des défunts
.
Le Sagittaire (Shed) : Madionga
1er mois de l'hiver-printemps (saison PERET)
Il est représenté par un Archer. A l'origine ce signe est une représentation du roi, détruisant le démon symbolisé par un animal nuisible. De Pharaon chassant le mal, il devient Shed le sauveur et son corps se lie aux chevaux de son attelage pour devenir griffon.
Le Capricorne : Nantaba
2ème mois de l'hiver-printemps (saison PERET)
Il est le seul signe du zodiaque à ne pas apparaître dans le bestiaire égyptien. Petit capridé en transformation, déjà plein de vitalité pendant la gestation dans le sein de sa mère. C'est l'image de la graine déposée dans l'humus et qui commence à germer.
L'horoscope de l'enfant:
Hérodote écrit :" Les Egyptiens ont découvert ceci encore: les divinités auxquelles
appartiennent chaque mois et chaque journée, les sorts réservés à chaque homme selon le jour qui l'a vu naître, avec la mort qui l'attend et le caractère qu'il aura.
Grâce à la date de naissance de l'enfant, le père pouvait connaître l'avenir de son enfant. Le
jour et le mois de naissance de l'enfant le mettaient sous l'influence d'une divinité
qui dicterait son avenir. Tous ses renseignements étaient conservés et enseignés dans la«Maison de vie ».".
Hérodote ajoute :" Ils ont reconnu plus de signes divins que tous les autres peuples
ensemble, car, à chaque fois qu'il s'en produit un, ils en observent et notent les conséquences ; si quelque événement du même ordre arrive par la suite, ils s'attendent à des conséquences semblables.
Hérodote fait allusion aux jours fastes et néfastes du calendrier égyptien qui ont été retrouvés,en partie, dans le papyrus IV Sallier19 :
" Quiconque naît le 4 du premier mois de Pert mourra le plus vieux des siens et arrivera à un âge plus avancé que son père. C'était un bon jour. Il était également très avantageux de naître le 9 du second mois d'Akhit, car on mourrait de vieillesse et plus encore le 28 car on mourrait respecté.
Par contre le 4, le 5 et 6 de ce mois ne présage rien de bon. Ceux qui naissent ces jours mourront par la fièvre, par l'amour ou par l'ivresse. Si l'on naît le 23, il faut redouter le crocodile, et le 27 ne vaut pas mieux, c'est le serpent qui est à craindre.
Le choix du nom :
Un fois l'enfant protégé et ayant tous les signes d'une apparente bonne santé, les parents devaient lui donner un nom appelé le «grand nom» ou «vrai nom ».
Celui ci pouvait être la transformation d'un nom de divinité ou de roi suivi d'un verbe ou d'un adjectif. Il pouvait être choisi en fonction du nom d'un Dieu invoqué par la mère au moment de l'accouchement ou à la suite d'un songe. Le nom d'un enfant royal était, selon la légende, prononcé au moment de l'acte d'amour ou soufflé à la mère royale par les déesses assistantes à l'accouchement.
Des textes nous signalent que, bien souvent, la mère décidait du nom de son enfant : «elle accouche à la fois de l'enfant et de son nom ».
Le nom pouvait être choisi également à partir du désir des parents de mettre l'enfant sous la protection d'un dieu.
Par exemple, le nom Amenhotep (qui est le nom de naissance d'Amenophis IV) est la contraction d'Amon -Hotep qui se traduit par «Amon est satisfait ».
Puis Amenhotep achangé son nom en Akhenaton (Kenatu) qui veut dire : «celui qui est agréable à Aton ».
La Tradition Kongo dit qu'il y a des noms de bénédictions et des noms de malédictions.
Car derrière un nom se cache toujours une force, une entité, un genie, un son, une couleur, etc...
Selon les Banabi Kongo, les initiés du Bukongo, le choix du nom est savoir initiatique... Ingeta !
Par exemple moi Ntumua Mase qui porte un nom très sacré issu du Bukongo car Ntumua Mase veut dire le Messager des Pères !
Mais de quels pères s'agit-il ?
Mvutu : les Pères Tout Puissant de la Mystique Kongo.... Tata Mbumba, Tata Kongo Kalunga ye Tata Mpungu !
En fonction des époques, (surtout sous l'Ancien Empire et la basse époque), le «grand nom» était suivi d'un autre nom qui pouvait être le diminutif du premier ou un nom propreplus court (généralement une syllabe).
On l'appelle le «beau nom» équivalent du surnom de notre époque. Il est surtout utilisé pour les garçons. Parfois le «beau nom» était donné à l'âge adulte en fonction du métier ou des fonctions de celui qui le portait.
Les parents ne donnaient pas leur nom à leur enfant mais dans certain texte le vrai nom de l'enfant est suivi des vrai nom du père et de la mère. Ce ne sont pas les formules les plus courantes.
Le récit d'un conte dit : «J'enfanterai ce petit enfant qui est devant toi, dit la princesse Ahouri, femme de Nenoferkaptah. On lui donna le nom de Merab et on l'inscrivit sur les registres de la maison de vie ». Une fois le nom donné, nous supposons qu'il devait être enregistré à la « Maison de vie ». Mais aucune fouille n'a encore mis à jour de «registre d'état civil ».
Par contre, nous sommes certain qu'il était de coutume d'amener l'enfant à la«Maison de vie» pour en tirer l'horoscope.
Même si le nom donné à l'enfant pouvait tracer le chemin de sa vie, les parents désiraient connaître avec le plus de précision possible son avenir....d'où l'utilisation de l'horoscope... Bu ntele !
Les 7 Hathor et Meskhenet :
Sorte de marraines'", les 7 Hathors se tenaient invisibles pendant la naissance, puis au chevet de l'enfant, elles avaient le rôle de prononcer son «genre de mort» mais sans préciserl'âge fatal.
Un conte, « le prince prédestiné », écrit sur un papyrus du British Muséum, faitallusion à ces déesses : "un prince naît enfin et son destin est fixé par les 7 Hathors quiannoncent : il périra par le crocodile ou par le serpent ou par le chien.".
Meskhenet, qui assistait également à l'accouchement possédait les même pouvoirs queles Hathor pour décider du destin de l'enfant.

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