MBUTA KASA VUBU

INTRODUCTION

Tout combat politique a une dimension culturelle et historique. Ainsi, celui qui ignore son passé est condamné à le revivre. C’est pourquoi, il est très important d’apprendre aux Jeunes notre histoire, pour qu’ils puissent connaître nos malheurs et nos erreurs du passé; afin de ne plus les commettre dans la construction du future.

L’Afrique aspire à la paix. Ainsi, les Sages de l’Afrique ont le devoir sacré de conduire l’Afrique sur la voie qui amènera à la paix véritable. Cette paix ne viendra que lorsque toutes les Nationalités (=ethnies, tribus) que le colonialiste a opposé les unes contre les autres arriveront à s’entendre, à se réconcilier sincèrement, et définitivement.

La vraie réconciliation se fait toujours dans un forum de Vérité et Réconciliation. Ainsi, pour arriver à la vraie réconciliation entre les Bangala, les Bakongo, les Kasaïen, les Katangais, les Tutsi et les Hutu, etc… Il faut d’abord rétablir la Vérité des faits du passé, reconnaître ses fautes, se repentir, compenser, demander pardon, et prendre la décision de ne plus commettre ces mêmes erreurs à l’avenir.

Conformément au mode opératoire de la Palabre dans la sagesse Africaine, la réconciliation passera par les étapes suivantes: Mésentente au début, protestation, polémique, explication, compréhension mutuelle, harmonisation des positions, entente, Union.
Après un passé tumultueux entre la France et l’Allemagne, ces deux Etats de l’Union Européenne marchent maintenant la main dans la main dans la construction Européenne. Il en sera de même de l’Etat Autonome du Kongo (Bakongo), de l’Etat Autonome du Kasaï (Kasaïens), et de l’Etat Autonome de l’Ubangi (Bangala), dans la construction de la Confédération de l’Afrique Centrale, la C.A.C.

NE MUANDA NSEMI

N l o n g i’ a K o n g o  N e  M a k a n d a l a

Chef de Bundu Dia Kongo

Kinshasa, le 15-5-1998

MUKULU WAMOYO

1. LES EPISODES DU COMBAT DE L’ABAKO.

Voici quelques épisodes du combat entre l’ABAKO et le MNC (Mouvement National Catholique) de l‘Abbé Malula:

1.En 1921, MBUTA KIMBANGU pose le problème de l’indépendance spirituelle et matérielle de l’Homme Noir de l’Afrique, provoquant ainsi la levée des boucliers(talismans) de l’Eglise Coloniale, qui s’est mise au travail pour neutraliser l’Eveil spirituel, politique, et technique des Bakongo. Plus de Cent mille Bakongo seront victimes des répressions sauvages du Régime Colonial et de l’Eglise Catholique.

2. La Tradition Kongo exige qu’avant toute palabre « KINZONZI » importante, personne n’a le droit de consommer des boissons alcooliques, car les affaires sérieuses ne se traitent pas dans l’ivresse. Les Bakongo étaient constamment déçus de constater que dans toutes les Associations où ils étaient ensemble avec les Bangala, ces derniers mettaient l’alcool au premier plan, et après avoir bu, ils prenaient à la légère les affaires les plus sérieuses. Ils devenaient mécontents lorsqu’on leur interdisait de boire aux réunions.

La Tradition Kôngo dit que, lorsqu’on se prépare pour aller chasser les MPAKASSA (=les buffles) neuf jours avant, le Chef de Clan et les chasseurs ne doivent pas avoir des relations sexuelles. Pour les Bakongo, le Régime Colonial était un véritable Buffle, auquel on ne devait s’attaquer qu’en étant soumis à la discipline coutumière de la chasse aux buffles. Ainsi, pour certaines réunions, on exigeait que les participants ne puissent pas avoir des relations sexuelles neuf jours avant. On constata que c’était difficile aux Bangala de respecter cette discipline.

Puisque les Bangala et les Kasaïens venaient aux réunions sur ordre des Missionnaires Catholiques, qui leur demandaient de venir paralyser la bonne marche des Associations, les Bakongo décidèrent qu’il fallait désormais s’appuyer sur un Mouvement Régional pour mener efficacement une action politique sur le plan national, et cela jusqu’a ce que les autres Régions soient prêtes à les suivre, et se soumettre à la discipline d’un mouvement de libération nationale.

En 1945,on fonda à Kinshasa une Association regroupant les anciens élèves des écoles Catholiques, de toutes les régions du Congo Belge. L’Association s’appelait : l’Union des Intérêts Sociaux des Congolais, l’UNISCO en sigle. Étaient membres influents les Kasa Vubu, Bolikango, Kabamba,etc.

Elu Président de l’UNISCO, Mbuta Kasa Vubu prononça un discours inattendu où il parla du Droit du Premier Occupant. Dans ce discours , le Président Kasa Vubu s’est mis à défendre le droit des Congolais sur le sol de leurs Ancêtres spolié par le Régime Colonial.

Ce discours inattendu avait surprise tout le monde, et sema la panique et la désolation dans les milieu Catholique et Colonial. Tous les Bangala et les Kasaïens, membres de l’UNISCO, se sont réunis secrètement, pour finalement aller présenter des excuses aux Curés, en déclarant que ce discours ne concerne que Kasa Vubu et les Bakongo de l’UNISCO.

Profondément déçus, les Bakongo se sont mis à se méfier des Bangala et des Kasaïens, dont la légèreté et la versatilité étaient incompatibles avec la discipline rigide d’un mouvement de libération nationale. Il fallait donc créer une autre Association portant la marque de la rigueur Kongo, et destinée, à promouvoir la décolonisation du Congo Belge. La devise était donc désormais: S’appuyer sur un Mouvement Régional discipline pour mener efficacement une action politique sur le plan national.

L’ABAKO était venue satisfaire ces exigences d‘homogénéité, de culture, de discipline, et de rigueur.

3.Face à des écrits tendancieux de l’Eglise Coloniale, travaillant pour faire disparaître la Tradition Africaine , Mbuta Kasa Vubu réagit et déclara par des articles écrits de sa main ceci:

« La Coutume Bantu ne disparaîtra pas. Elle fera des progrès. Il en a toujours été ainsi chez tous les peuples civilisés. Ceux-ci n’ont pas tous progressé en une fois, ni de la même manière, ni avec la même rapidité .

La civilisation, qui est elle-même une coutume, n’a pas le pouvoir de faire disparaître celle qu’elle a rencontré sur la voie du progrès, ni de s’y substituer, mais de les compléter, tout en se complétant elle-même, en assimilant les nouvelles qualités qu’elle découvre chez les autres peuples. Car la Coutume émane, à l’origine, des qualités particulières d’un peuple. Ces qualités peuvent êtres bonnes ou mauvaises. Ce sont les mauvaises qualités de la coutume qu’il importe de corriger pour progresser. Les bonnes qualités nous devons les perfectionner et les conserver soigneusement pour notre Postérité.

Il nous semble donc que c’est une erreur et une perte de temps et d’efforts que de voir dans la Coutume Africaine un obstacle à la civilisation moderne. Ce qui importe c’est de recherché ce qui manque dans nos Traditions Congolaises pour les enrichir, les compléter .

Je ne suis pas partisan d’une suppression pure et simple de la Coutume Congolaise, parce qu’il faut conserver le caractère spécifique des Congolais. C’est cette spécificité qui distingue un Belge et d’un Français, un Anglais d’un Danois. Il faudra au Congo une civilisation adaptée à notre mentalité et non une civilisation transplantée…»

Nzila Kôngo

Aujourd’hui, plus de quarante huit années après ces prises de position de Mbuta Kasa Vubu en faveur de la Culture Africaine, BUNDU DIA KONGO travaille pour réhabiliter et sauvegarder l’aspect positif de la Tradition Africaine.

Et comme toujours, l’Eglise Catholique, Protestante, bref Coloniale, est farouchement opposée à BUNDU DIA KONGO, et à la Culture Africaine, que l’Eglise Coloniale cherche à faire disparaître. Car tout peuple coupé de son passé, de sa Langue ancestrale, de sa Religion Traditionnelle, est comme un Arbre Déraciné. Tôt ou tard, ce peuple fanera et sombrera dans le vide qui facilite toutes les dominations.

La mission de l’Eglise Coloniale et des Evangélistes Magiciens, qui sillonnent actuellement l’Afrique, est la même, à savoir:

Créer, en Afrique, le vide Culturel, qui favorise toutes les dominations. Voilà la mission de tous ces Agents du Néocolonialisme déguisés en Serviteurs de Jésus ! Des véritables Loups vêtus en peau de moutons. Des Faux Prophètes chrétiens dont parlait Jésus lorsqu’il disait que: “Beaucoup viendront en mon (=le nom de Jésus), car il s‘élèvera des Faux Prophètes. Ils feront des prodiges et des miracles, pour tenter de séduire même les Elus de Dieu.“ Marc 13:22

4.En 1950, Mbuta Nzenza Nlandu fonda un Groupe Culturel Kongo dénommé l’Association des Bakongo, en abrégé ABAKO. Malgré le style conciliant de Mbuta Nzenza Nlandu envers les Père Van Wing et autres Missionnaires, ceux-ci ne croyaient pas en la bonne intention des Bakongo, et croyaient fermement que l’ABAKO est l’aile Politique du Kimbanguisme. Comme tel, pour eux, l’ABAKO était un grand danger pour la survie du Régime Colonial.

5. Le 21 Mars 1954, Mbuta Kasa Vubu était élu Président de l’Association des Bakongo, l’ABAKO.
Mbuta Kasa Vubu restructura profondément et lui inspira un souffle nouveau, qui inquiéta de plus en plus l’Eglise Coloniale.

6.Pour contrecarrer le succès croissant de l’ABAKO, l’Eglise Catholique fonda la Conscience Africaine d’abord, puis le MNC de l’Abbé Malula. Ces Associations Catholiques étaient chargées de jouer le rôle de Chien Dressé contre l’ABAKO . Étaient membres de la Conscience Africaine: L’Abbé Malula, Joseph Ngalula, Antoine Nguenza, Joseph Ileo, etc. Le 1 Juillet 1956 fut le jour de la parution du Manifeste de la Conscience Africaine à Kinshasa.

7.L’une des prophéties laissées par Mfumu Kimbangu disait que les Bakongo sont les ouvriers du Seigneur qui sont chargés de libérer le Congo Belge du joug colonial. Ainsi, dès le départ, l’ABAKO visait la libération de tout le Congo Belge non séparé du Ruanda-Urundi, et sa transformation en une grande Confédération Congolaise, dont le Royaume du Kongo Réunifié serait l’un des États membres de la Grande Confédération.

Avec le temps, l’obstination des Bangala à s’opposer à l’indépendance du Congo Belge , poussa les Bakongo à commencer à menacer en disant ceci aux Bangala :

« Eh bien, si vous continuez à servir les Colonialistes et à refuser l’indépendance, alors nous demanderons l’indépendance du Bas-Congo, tandis que vous et vos Régions vous resterez sous le joug Colonial Belge, puisque vous êtes contre l’indépendance que réclame l’ABAKO…»

Cette menace avait fait peur aux Bangala et aux Colonialistes Belges, qui rejetèrent le contexte de la déclaration pour aller répéter seulement ceci: “L’ABAKO dit qu’ elle va demander seulement l’indépendance du Bas-Congo. Et si le Bas-Congo devient indépendant, sa capitale sera Léopoldville(= Kinshasa), et vous les Bangala et les Kasaïens vous deviendrez des étrangers à Léopoldville!...

Voilà la Manipulation Coloniale, car pour les Bangala et les Kasaïens de l’époque, La ville de Léopoldville était pour eux synonyme de Paradis !

8.Le 23 Août 1956, face aux tâtonnements de la Conscience Africaine, et à ses insinuations provocatrices, Mbuta Kasa Vubu , le President de l’ABAKO, prit la parole et pulvérisa l’argumentation douteuse de la Conscience Africaine, qualifia ses membres d’êtres des soldats qui aiment la victoire, mais qui répugnent les armes. Il exigea la création des partis politiques au Congo Belge.

S’adressant aux Colonialistes, Mbuta Kasa Vubu déclare, je cite: « Il n’y avait personne des nôtres à la Conférence de Berlin. Et pourtant tout était dit, tout était fait…pour nous !

C’est à Bruxelles, loin de nous et sans nous que se joue le sort de notre vie…
Notre position est nette, et nous réclamons: Les droits politiques, toutes les libertés, c’est à dire: La liberté individuelle, de pensée, d’opinion, de presse, la liberté de réunion, d’association, de conscience, et de culte…

La Conscience Africaine veut participer à l’élaboration du Plan Van Bilsen, mais pour nous à l’ABAKO, nous réclamons l’annulation pure et simple de ce Plan, car son application ne ferait que retarder le Congo comme cela est le cas actuellement. Puisque l’heure est venue, il faut nous accorder aujourd’hui même l’Indépendance immédiate, plutôt que de la retarder encore trente ans Notre patience a dépassé les bornes !... »

Ce discours du Président de l’ABAKO provoqua la panique dans le camp adverse. Ainsi, l’administration Coloniale, les Missionnaires et le Groupe de la Conscience Africaine se mirent ensemble pour trouver les voies et moyens de combattre l’influence grandissante de l’ABAKO et son Chef Charismatique, Mbuta Kasa Vubu . Ils se mirent d’accord pour recourir au mensonge, à la calomnie, pour tenter de discréditer l’ABAKO et son Chef aux yeux de l’opinion publique. Ils disaient : « Kasa Vubu est xénophobe. Il veut seulement l’indépendance du Bas-Congo. L’ABAKO est une autre face du Kimbanguisme!...»

Le 14 Octobre 1956, Mbuta Kasa Vubu, le Président de l’ABAKO, réfuta systématiquement toutes les calomnie que les Colonialistes et leurs laquais avaient proféré pour salir l’ABAKO et son Chef Prestigieux. Mbuta Kasa Vubu disait: « Nous autres Bakongo, nous ne sommes pas des Xénophobes. Depuis cinq siècles, nous avons vécu en contact avec les Occidentaux. Si l’on trouve chez nous le moindre indice de xénophobie, qu’on nous le montre!
Stanley déjà, n’a-t-il pas dit que la Population du Bas-Congo était très hospitalière ?

Nous ne supporterons plus que l’on salisse notre réputation. Quant aux Tribus Bangala, depuis que le Régime Colonial les avait amené au Bas-Congo, elles n’ont jamais été agressées par les Bakongo qui les ont toujours traité en Frères.

Au contraire, ce sont ces Tribus là qui ne cessent de faire de la provocation contre les Bakongo, sur instigation des Colonialistes Manipulateurs. La xénophobie c‘ est la haine de l’étranger, de sa Langue, et de sa culture. Les Bakongo parlent la langue de Bangala, le Lingala, par contre, combien de Bangala savent parler le Kikongo? Alors, qui sont xénophobes, les Bakongo, ou bien les Bangala ?...»

Kasa Vubu est xénophobe. Il veut seulement l’indépendance du Bas-Congo…

Lumumba et Kasa Vubu

En 1960, Lumumba menaça de proclamer un Etat Indépendant dans la Province Orientale, si on ne le nomme pas Premier Ministre ! Et pourtant, l’Eglise Coloniale et ses laquais n’avaient pas qualifié Lumumba de xénophobe pour cela. Mais si l’ABAKO fait la même chose, en menaçant de créer un Etat Indépendant au Bas-Congo, alors le Colonialiste et ses laquais vocifère en criant: Xénophobie !!! L’ABAKO est xénophobe !...

Après la proclamation de l’indépendance, dès Juillet 1960, il y eut des troubles partout au Congo. Particulièrement chez les Gens du Haut Fleuve, les Européens étaient battus, molestés , leurs biens pillés. Au Bas-Congo, la discipline et la Morale Kôngo étaient incompatibles avec des actes d’agression et de spoliation des biens et de personnes. Ainsi, beaucoup d’Européens fuyant les Régions très troublées des Bangala venaient se refugier au Bas-Congo, chez les Bakongo. Où est la prétendue xénophobie des Bakongo alors ?

En tout cas, les Européens ne parlaient plus de la prétendue xénophobie des Bakongo, dont ils louaient les qualités d’hommes civilisés et honnêtes. Désormais, les Européens voyaient des Barbares partout, sauf au Bas-Congo. Voilà la Vérité réhabilitée, par la souffrance !

9.Le 28 Janvier 1957, les Représentants des Fédérations Tribales des Bangala , des Mongo, et des Kasaïens, avaient écrit une lettre au Gouverneur Général du Congo Belge. Dans leur lettre, les Représentants de ces Associations Tribales, Régionalistes, disaient au Gouverneur Belge que : «Les Bakongo font du régionalisme dangereux, parce qu’ils se considèrent comme étant la Race Supérieure de ce pays. Pour eux, nous sommes des intrus sur leur Terre du Bas-Congo et de Léopoldville…etc. ».

Le 3 Février 1957, au cours de la réunion de l’ABAKO, Mbuta Kasa Vubu réfuta point par point la lettre que les Gens du Haut Fleuve avaient écrit au Gouverneur Général du Congo Belge . Le Président de l’ABAKO disait:

« Tirant les leçons sur l‘échec de l’UNISCO, l’ABAKO s’appuie sur un Mouvement Régional, pour mener plus efficacement son action politique sur le plan national.

Et puis, vous voulez dire qu’il n’a pas de régionalisme dans la Fédération des Bangala ?

S’occuper de sa langue, est-ce un régionalisme dangereux ?

Editer un journal dans sa langue ancestrale, est-ce faire du régionalisme dangereux ?

Faire l’éducation de son Peuple à base de sa tradition ancestral, est-ce donc un régionalisme dangereux ?

L’ABAKO n’a jamais déclaré que nous les Bakongo nous sommes une Race Supérieure. C’est donc par complexe d’infériorité qu’ils disent cela. Pour nous à l’ABAKO, le Congo est une Unité indivisible, que nous transformerons en Grande Confédération Congolaise, pour des raisons de souplesse de gestion et d’efficacité, respectant le principe divin de l’Unité dans la diversité et la complémentarité des peuples de l’Afrique Centrale… »

10. Le 21 Janvier 1957, l’agence de presse appelée Documentation et Information Africaine, en abrégé l’Agence DIA(une agence catholique), publia un document qualifiant l’ABAKO d’être un Parti Révolutionnaire Fanatique ! Dans son document, l’Agence DIA dit que l’ABAKO s’est opposée au Manifeste de la Conscience Africaine, parce que le programme du Manifeste est incompatible avec la création d’un Royaume du Kongo, dont Kasa Vubu serait le Roi !

Le document de l’Agence DIA continue en disant que les Bangala et les Kasaïens ne se laisseront pas faire. Car ils tiennent à leur Manifeste de la Conscience Africaine coûte que coûte…

Le 7 Avril 1957, au cours d’une assemblée générale de l’ABAKO, Mbuta Kasa Vubu réfuta le document publié par l’Agence DIA. Mbuta Muntu dit que si les Missionnaires sont mécontents de la réponse de l’ABAKO au Manifeste de la Conscience Africaine, c’est parce que ce sont ces Missionnaires qui ont confectionné ce Manifeste et l’ont confié aux Bangala et aux Kasaïens, en tant que leurs agents, leurs Chiens Dressés contre l’ABAKO. C’est donc l’Eglise Catholique qui se dissimule derrière les Bangala et les Baluba Kasaïens de la Conscience Africaine, du MNC de l’Abbé Malula, pour combattre l’Eveil spirituel, politique, et technique des Bakongo qui sont décidés de libérer le Congo Belge du joug colonial.

SUAMA KUASUAMA NKEWA BAMPELO BESANGA…

Et au Président de l’ABAKO de poursuivre en disant: « Pourquoi l’Agence Catholique DIA prend-il l’ABAKO en aversion ?

C’est parce que c’est l’Agence Catholique DIA qui est l‘Auteur du Manifeste qui a été contesté par l’ABAKO . C’est parce que l’ABAKO n’est pas faite du bois à fabriquer des girouettes, et que l’ABAKO a demandé la libération et l’indépendance du Congo Belge…»

11.Le Journal catholique, le Courrier d’Afrique , du 19 Avril 1957 avait publié une mise au point signée par Jean Bolikango, le Président de la Fédération des Bangala, et Paul Kabayidi qui était le Président de la Fédération des Baluba Kasaïens. Dans leur mise au point, ils soutiennent l’Agence Catholique DIA, et se lèvent avec force contre l’ABAKO, patati patata.

Le 21 Avril 1957, Mbuta Kasa Vubu, le Président de l’ABAKO, réfuta les propos de Kabayidi et Bolikango, et leur cloua le bec.

Le prestige de Mbuta Kasa Vubu et de l’ABAKO continua à grimper. Pour l’Administration Coloniale, Kasa Vubu et son ABAKO étaient devenus la Bête Noire qui empêche les Colonialistes Blancs de dormir tranquillement au Congo !

Incorrigible, Mbuta Kasa Vubu, le Président de l’ABAKO, continuait à réclamer la nécessité de préserver l’aspect positif de la Tradition Africaine, la nécessité d’adapter la Législation du Congo aux réalités Congolaises, la nécessité de former rapidement les cadres Congolais et tous les spécialistes qui nous manquent, et la nécessité d’organiser des élections au suffrage universel pour que le peuple Congolais puisse choisir ses dirigeants, ce qui n’ a jamais été fait depuis l’ imposition du Régime Colonial au Congo.

12. Cédant à la pression de l’ABAKO, l’Administration Coloniale autorisa l’organisation des élections communales pour voter, pour la première fois, les Conseillers et les Bourgmestres Congolais seulement pour les villes de Léopoldville (Kinshasa), Elisabethville (Lubumbashi),et Jadotville (Likasi). Les élections ont eu lieu à Kinshasa le 08 Décembre 1957. L’ABAKO remporta une victoire éclatante à l’issue de ces élections, puisqu’il avait remporté 133 sièges de Conseillers sur les 170 à pourvoir, soit 78,2% des voix !

13. Le 14 Décembre 1957, Mbuta Kasa Vubu, le Président de l’ABAKO, dénonça les Missionnaires Catholiques commanditant les Bangala à provoquer des troubles.

joseph-kasavubu

Il dit:

« Depuis que L’ABAKO avait commencé à défendre la liberté politique, toutes ces influences se sont orchestrées pour faire triompher le Colonialisme au détriment de la Démocratie, provoquant des troubles en vue de prouver le manque de maturité des Africains. À cette fin, les Missionnaires Catholiques Belges ont entraîné certains éléments Bangala pour fomenter des troubles… »

Voilà la Mission des Missionnaires en Afrique: La Manipulation des Ethnies en vue de provoquer des troubles, des guerres civiles, des blocages !

Ayant contraint l’Administration Coloniale à organiser des élections communales dans trois villes pour la première fois au Congo, ayant remporté une victoire éclatante à ces élections, Mbuta Kasa Vubu ayant été élu Bourgmestre de la Commune de Dendale, l’ABAKO leva de nouveau le bouclier, pour contraindre les Colonialistes à étendre cette mesure sur toute l’étendue du pays, au profit de tout le Peuple Congolais.

Mbuta Kasa Vubu, le Président de l’ABAKO disait:

« La démocratie n’est pas le privilège des seuls citadins, mais du Peuple Congolais tout entier. Ainsi, l’ABAKO tient à ce que le vote se poursuive dans les villages, et à tous les échelons… »

14.Le 20 Avril 1958, lors de la fête de son intronisation au poste de Bourgmestre de la Commune de Dendale, en présence des officiels Belges, des Journalistes, et du Peuple Congolais, Mbuta Kasa Vubu, Le Président de l’ABAKO, s’attaqua au Régime Colonial Belge.

Voyant le drapeau Belge et le drapeau Bleu du Congo flotter côte à côte, il dit: « Nous aurions voulu que les drapeau d’autre nation amies, qui ont contribué au développement économique et social de notre pays, flottent également à l’unisson avec ces deux drapeaux. Mais hélas, aveuglés par l’éclat des richesses de ce pays, tentés par la situation économique et sociale que l’on peut s’y faire très facilement, certains aventuriers ont violé la loi Fondamentale d’amitié internationale, et ont commis des graves infractions, notamment celle qui consiste à considérer le Congo comme un pays conquis. Cette conquête sans guerre déclarée, sans armes ni soldats, a été mal digérée par le peuple Congolais épris de justice et d’humilité…»

Les Congolais ceux sont mis à applaudir à tout rompre. Très gênés , les Belges, indignés, se sont mis à quitter l‘assemblée , laissant seul Monsieur Tordeur, le Premier Bourgmestre de la Ville de Kinshasa!

Incorrigible, Mbuta Kasa Vubu , le Président de l’ABAKO , devenu Bourgmestre de la Commune de Dendale, poursuivit son discours, devant une grande foule de Congolais exaltés , en disant ceci: « Il n’y a pas de démocratie , tant que le vote n’est pas généralisé. Le premier pas n’est donc pas encore accompli. Nous demandons des élections générales pour tout le pays, et l’Autonomie interne… »

L’enthousiasme de Congolais déborda, tandis que pour les Colonialistes Belge et toute la population Européenne de Kinshasa, Kasa Vubu est un Révolutionnaire dangereux, tandis que l’ABAKO est un Parti Extrémiste et Fanatique! Pour mieux combattre l’ABAKO : l’Administration colonial, certains colons Belges, et des Partis politiques Belges se sont mis à financer massivement les Associations Tribales des Bangala, des Mongo, des Batetela, des Luba Kasaïens , et à les pousser contre l’ ABAKO, en véritables Chiens Dressés contre les Bakongo.

Même Lumumba avait reçu l’argent d’un certain Parti Politique Belge. C’est très bien connu !

15. Pour contrôler la conscience politique Congolaise naissante, les Colonialistes Belges avaient proposé l’introduction au Congo des sections des Partis politiques Belges. Mbuta Kasa Vubu, le Président de l’ABAKO, avait dit : Non ! Car, disait-il, nous voulons au Congo des Partis politiques purement Congolais , sinon alors les Politiciens Congolais ne seront que des laquais des Eglises et Partis situés en Belgique.

Le Président de la Fédération Tribale des Batetela, Patrice Lumumba, adhéra avec un groupe de Colonialistes Belges à la section provincial du Parti Libéral Belge à Stanleyville (=Kisangani). Mbuta Kasa Vubu était très déçu !

Le Ministre Buisseret invita Lumumba pour faire un voyage d’étude de quelque semaines en Belgique. De retour à Kisangani, Lumumba détourna une importante somme d’argent aux Comptes Chèques Postaux. Ainsi, il fut mis en prison.

Sorti de la prison, Lumumba est venu au Kongo Central, où il avait été engagé dans une Brasserie de Kinshasa, et fit son entrée au Groupe de l’Abbé Malula, introduit par monsieur Joseph Ileo, un Anamongo.

16.Le 28 Mai 1958, au Congrès de l’Humanisme à Bruxelles, l’Abbé Malula avait tenu une conférence au cours de laquelle il s’est attaqué à l’Islam et au Bukongo, qui est la Sagesse Kôngo révélée par le Grand Dieu Akongo. Au cours de sa conférence, l’Abbé Malula qualifia les Bakongo Kimbanguistes et Mpadistes d‘être les Extrémistes de l’Afrique Centrale !

Voilà un Abbé Africain qui est allé accuser ses Frères Africains chez les Blancs, en Europe, à Bruxelles.

COLONISATION SPIRITUELLE

Voilà la Mission de l’Eglise Coloniale…

17. En Décembre 1958, devait se tenir à Akra, au Ghana, la Conférence des Peuples Africains. Le Docteur Nkuame Nkrumah, invita Mbuta Kasa Vubu et Lumumba à cette conference. L’Agence Catholique DIA intoxiqua l’Administration Coloniale pour que Mbuta Kasa Vubu ne puisse pas partir à cette conference. On autorisa Lumumba, Ngalula, et Diomi de partir à Akra, où, malheureusement pour les Calotins, Lumumba s‘était converti aux Idées du Docteur Nkuame Nkrumah, le Grand Nationaliste Africain. De retour au pays, l’Administration Coloniale autorisa Lumumba de tenir un meeting à Kinshasa pour exposer les conclusions de la Conférence des Peuples Africains tenue à Akra. Ce meeting était tenu le dimanche 28 Décembre 1958, et il a connu un grand succès.

18. Lorsque l’ABAKO demanda de tenir un meeting, le dimanche 4 Janvier 1959 à l’ YMCA, dans la commune de Kalamu à Kinshasa, l’Administration Coloniale répondit tardivement (le samedi): trois fois non !

Le dimanche 04 Janvier 1959, une foule immense arriva à l’YMCA pour assister au meeting de l’ABAKO. Lorsque Mbuta Kasa Vubu arriva à l’YMCA, il était acclamé par une foule enthousiaste qui criait: Vive le Roi Kasa ! Vive l’indépendance immédiate ! Vive l’ABAKO !

L’Armée Coloniale vint intervenir. Le sang se mit à couler, révoltant ainsi les Congolais qui se mirent à s’attaquer aux véhicules des colonialistes , à piller, et à incendier des maisons ! C’était la grande Révolution Congolaise de la revendication de l‘indépendance que réclamait l’ABAKO depuis longtemps.

Les Colonialistes Belges se mirent à paniquer, et à murmurer partout, en disant:

« Le responsable de tout ceci c’est Kasa Vubu : L’homme qui hait les Blancs le xénophobes, celui qui excite le Peuple Congolais contre l’Autorité coloniale, l’ambitieux, le prétendu Roi de Bakongo !... »

Ainsi, on le révoqua de ses fonctions de Bourgmestre, et le Parquet lança un mandat d’amener à sa charge. L’ABAKO fut dissoute. Tous les principaux responsables de l’ABAKO furent arrêtés. On les appela les Meneurs de la Révolution Congolaise, les Xénophobes Bakongo, les Fanatiques, les Extrémistes, les Emeutiers !

MFUMU KIMBANGU

En 1921, aussitôt que Mbuta Kimbangu posa le problème de l’indépendance spirituelle et matérielle de l’homme Noir, l’Eglise Catholique et tous les milieux colonialistes se sont mis à crier : Le Kimbanguisme est un mouvement xénophobe !

En 1959, Mbuta Kasa Vubu, le Président de l’ABAKO, disait: « Parce que j’aime mon pays , et que je réclame l’indépendance de mon pays, on dit que je suis l’homme qui hait les Blancs, que je suis un xénophobe ! »

En 1960, Lumumba disait: « Lorsqu’un Congolais aime son pays et veut réellement le libérer du Joug Colonial, on le qualifie de Communiste ! ».

Aujourd’hui en 1998, parce que BUNDU DIA KONGO travaille pour réhabiliter la Culture Africaine, et promouvoir l’indépendance Spirituelle de l’Afrique, les Agents de la Manipulation Extérieure disent que : Bundu dia Kongo n’aime pas Jésus. C’est un Mouvement xénophobe.

De 1965 à 1990,poussés par la Manipulation Extérieure, les Bangala et les Luba Kasaïens ont commis beaucoup de crimes au Kongo Central. Dès que le Peuple Kôngo s’est mis à protester vers les années 1990, les journaux de la Coterie Luba Kasaïenne ceux sont mis à écrire: Xénophobie au Kongo Central !

Ainsi donc, lorsque l’Ennemi nous malmène, il n’est pas xénophobe. Mais dès que la Victime veut et commence à riposter , alors les Bourreaux d’hier se mettent à crier: Xénophobe !

Après le 04 Janvier 1959, vint la fameuse Déclaration Gouvernementale du 13 Janvier 1959, où les Bakongo ceux sont encore distingués par leur discipline, leur efficacité , leur clairvoyance, et leur intransigeance révolutionnaire ! La panique et le désarroi gagnèrent les milieux parlementaire et gouvernemental belges à Bruxelles, en Belgique.

19.Le Ministre des Colonies, Van Hemelrijck avait invité trois Leaders de l’ABAKO à Bruxelles: Mbuta Kasa Vubu,Kanza Daniel, et Nzeza Simon.

L’Agence Catholique DIA fut déçue et déclara:

En invitant les Leaders de l’ABAKO à Bruxelles, le Ministre a favorisé les Extrémistes et les Emeutiers au détriment de la masse des modérés et fidèles…”

Pour les Colonialistes donc, dans la lutte pour l’indépendance, les Leaders de l’ABAKO étaient des Extrémistes , tandis que les MNC de l’Abbé Malula et consorts étaient des Modérés ,des Laquais, des Fidèles !

Fidèles à qui ?

Fidèles à Na Kiasuama, le Manipulateur des Chiens Dressés contre l’ABAKO et son combat de la libération du Congo du joug colonial.

KWAME KRUMAH

Lorsque le Docteur Nkuame Nkrumah avait invité Mbuta Kasa Vubu et Lumumba à Akra, l’Agence Catholique DIA était contente qu’on ait autorisé seulement Lumumba de partir, et qu’on ait empêché le départ de Mbuta Kasa Vubu. Maintenant qu’on invite à Bruxelles seulement les Leaders de l’ABAKO, l’Agence Catholique DIA proteste.

Pourquoi cela ?

Mais parce que, pour Na Kiasuama,là où va l’ABAKO, il doit y avoir aussi un Chien Dressé contre l’ABAKO,chien chargé de contredire les points de vue de l’ABAKO.

Ainsi,les Colons du Congo Belge cotisèrent de l’argent pour que leurs Modérés et Fidèles, du MNC de l’Abbé Malula, de la Conscience Africaine, et autres Bolikango et compagnie aillent eux aussi à Bruxelles faire quelques déclarations tapageuses d’allure révolutionnaire, mais parfaitement dans la ligne voulue par Na Kiasuama, le Maître de la Manipulation Exterieure et coloniale. Le Maître c’est le Roi Baudouin. Les Patriotes Révolutionnaires ce sont les Leaders de l’ABAKO, tandis que les Modérés , les Fidèles, Laquais, ceux sont les protégés de l’Agence DIA et de l’Administration Coloniale.

En Avril 1959, venant du Congrès de Louluabourg(=Katanga), et en route, lui aussi, pour Bruxelles, Lumumba avait transité à Ibadan, au Nigeria, où se tenait un séminaire de formation sur l’Idéologie Panafricaine de Nkuame Nkrumah.

Pourtant, le Ministre des Colonies n’avait pas invité les Leaders de l’ABAKO pour tenter de les favoriser, comme le prétendait l’Agence DIA, mais c’était plutôt pour un autre motif.

Un véhicule de la Force Publique alla chercher Mbuta Kasa Vubu,Kanza Daniel, et Nzeza Simon à la prison du Camp Léopold (Kokolo), puis un avion militaire les amena à Bruxelles, en Belgique, pour tenter de les impressionner et de les complexer par des visites d’usines aux technologies sophistiquées , pour vouloir dire aux Congolais que vous avez tort de demander l’indépendance, puisque vous n’ avez pas encore tout ceci au Congo!

C’est bien tout cela, mais il faut combiner des années pour construire tout cela, car le Portugal avait déjà fait cinq siècles en Angola, et la Population Angolaise n’était pas encore alphabétisée à six pourcents!

En tout cas, après plusieurs visites d’usines en Belgique , toujours calme et inflexible, Mbuta Kasa Vubu, le Président de l’ABAKO, ne se laissa pas du tout influencé: ni par la technologie, ni par les femmes Blanches, et la corruption qu’on leur proposa.

Il répéta invariablement, leur disant :

« Nous voulons l’indépendance immédiate, la démocratie, les droits de l’homme, la tenue d’une Table Ronde où Belges et Congolais vont harmoniser leurs positions, en vue d’un nouveau départ plus juste dans les relations entre la Belgique et le Congo Indépendant… »

20. En Juin 1959, se forma le Cartel ABAKO-PSA (Gizenga). Ce cartel était partisan du Fédéralisme pour le Congo indépendant.

21. En Juillet 1959, le MNC éclata en deux factions: le MNC Lumumba (un Mutetela) et le MNC Kalonji (un Muluba Kasaïen ).

Adula,Ileo, et ngalula se séparèrent aussi de Lumumba, qui s’écartait de plus en plus de l ligne tracée par l‘Abbé Malula, qui est le véritable Fondateur du MNC.

Albert Kalonji abandonna l’Unitarisme centralisateur du MNC, et adhéra au Fédéralisme de l’ABAKO. Au Katanga, la Confédération National Katangaise, la KONAKAT, de Moise Tshombe, opta pour la Confédération Congolaise de l’ABAKO.

22. L’ABAKO avait son Journal appelé Kongo Dieto, ainsi le MNC Lumumba décida lui aussi de créer son Journal.

En Septembre 1959, le MNC Lumumba lança son Journal appelé UHURU, la Liberté ,l’Indépendance, et Lumumba dit:

« J’ai invité Monsieur Kasa Vubu, le Père de l’Indépendance, pour venir baptiser ce journal. Domage qu’il n’est pas venu!... »

Pour Lumumba donc, le Père de l‘Indépendance du Congo ce n’est pas l’Abbé Malula, ni Bolikango, ni lui-même Lumumba, mais bel et bien Mbuta Kasa Vubu, le Président de l’ABAKO.

23.Les Unitaristes prônent la force pour maintenir le Mariage Forcé entre les différents Peuples mis ensemble par la Dictature Coloniale Belge; tandis que les Fédéralistes prônent l’introduction de l’Amour, afin d’aboutir à un Mariage d’amour entre ces Peuples mariés par la force. L’Histoire nous apprend que l’Unité par la force finit toujours par éclater. Un mariage sans amour n’est pas viable. Il n’y a pas d’amour là où il manque la liberté de pensée, d’opinion,et le droit de prendre des initiatives personnelles conduisant à son bien-être spirituel et materiel.

Ainsi, prêt à quitter Bruxelles pour rentrer au Congo, Mbuta Kasa Vubu, le Président de l’ABAKO, déclara ceci:

« La Nation Congolaise sera formée librement, et en commun accord avec tous les Peuples du Congo. Il s’agit donc de former ensemble une conscience nationale, et de veiller à ce que toutes les libertés et les droits des Congolais soient garantis, de façon à rendre leurs actes politiques conscients et spontanés . Imposée, l’Unité du Congo demeurera vulnérable et fragile.

L’Unité du Congo, que nous admettons en principe, est souhaitable dans le sens d’une Confédération des Provinces Autonomes, et inter reliées harmonieusement, dans le cadre de l’Unité dans la diversité. Je demande la formation des Gouvernements provinciaux dès Janvier 1960, et du Gouvernement central, Confédération, en Mars 1960… »

24.Mbuta Kasa Vubu demanda au Ministre Van Hemelrijck de lever la mesure de dissolution prononcée contre l’ABAKO depuis les événements du Janvier 1959, mais le Ministre refusa en disant ceci:

« L’ABAKO doit rester dissoute, car ,par son opposition intransigeante au Régime Colonial,le seul nom ABAKO est un véritable cauchemar pour beaucoup d’Européens habitant au Congo !... »

Quelque jours plus tard, toujours tenace et inflexible, Mbuta Kasa Vubu annonça ceci à l’ opinion national et international :

« Le Groupe Culturel Kôngo dénommé Association des Bakongo, ABAKO, ayant été dissoute en Janvier 1959, j’ai décidé de fonder en ce jour un Mouvement Politique appelé L’Alliance des Bakongo, en sigle ABAKO !... »

Et Voilà le grand cauchemar qui revient au galop. A malin, malin et demi. Pauvres colonialistes ! Vous voilà toujours poursuivis par le spectre terrifiant de l’ABAKO !

25. En Octobre 1959, des troubles ceux sont produits à Kisangani. A cause de ces troubles, Lumumba fut arrêté et mis en prison. Informé de cela, Mbuta Kasa Vubu, le Président de l’Alliance des Bakongo, ABAKO, exigea et réclama la libération inconditionnelle de Patrice Lumumba.

26. Face à la mauvaise foi des Colonialistes Belges, et à la complicité des Bangala et des Kasaïens de l’Abbé Malula avec les colonialistes, le 20 Décembre 1959, les Bakongo lancèrent la menace suivante:

« Aux Bangala nous disons ceci: si vous continuez à refuser l’indépendance que réclame l’ABAKO, vos provinces seules resteront sous le joug colonial; car ,alors, nous proclamerons la République du Kongo Central englobant le Bas-Congo , le Kuangu, et le Kuilu. De cette façon chacun de nous et vous sera satisfait suivant ses aspirations à l’indépendance, ou à la domination colonial perpétuelle… » ;

« Aux Belges nous disons ceci :N’oubliez pas qu’au 31 Décembre 1959 au soir, il n’y aura plus d’Autorité Coloniale pour nous. Soit que vous nous accorderez notre indépendance, ou bien alors nous retomberons dans l’anarchie qui dépassera celle du 4 Janvier en ampleur, et cela sous la direction de notre Parti Politique, l’ABAKO, jusqu’à la proclamation de l’indépendance de la République du Kongo Central… ».

Le Katanga bougea et déclara que si les Bakongo se retirent du Congo Belge, alors le Katanga va aussi proclamer son indépendance. Albert Kalonji déclara que si le Kongo Central et le Katanga s’en vont, alors le KASAÏ va se retirer aussi et devenir indépendant.La Belgique eut peur d’être confrontée à des proclamations unilatérales d’indépendances en cascade, et non réglementées par elle. Ainsi, elle demanda aux Bangala de modérer leur agressivité envers l’ABAKO et ses idées indépendantistes. La Belgique laissa entendre qu’elle va examiner positivement l’idée d’une Table Ronde, conformément au vouloir du Président de l’ABAKO !...

La Menace (le chantage ?) de l’ABAKO ayant porté ses fruits, Mbuta Kasa Vubu poursuivit son combat pour la libération de tout le Congo Belge du joug colonial.

27. Voyant la détermination farouche de l’ABAKO à libérer le Congo Belge du joug colonial, plusieurs Congolais des autres provinces devinrent sensible aux Idées de l’ABAKO, à savoir: Indépendance, Confédération, Unité. A la veille de Noël 1959 se tint à Kisantu, au Kongo Central, le Congrès des Partis Fédéralistes du Congo, sous la direction de Mbuta Kasa Vubu. Étaient présents: l’ABAKO, le PSA, le MNC Kalonji, la Conakat, le Parti du Peuple (Nguvulu), etc.

Prononçant le discours d’ouverture,Mbuta Kasa Vubu, le Président de l’ABAKO disait:

« Mes chers Frères !Connaissant l’âme Congolaise, et l’homme qui vous parle, nous pouvons affirmer que jamais aucune Autorité humaine, et jamais un intérêt quelconque, ni une ambition personnelle, n’ont réussi à nous entraîner dans un marchandage de vos droits. Si nous avons accepté de prendre la parole en cette circonstance historique, c’est parce que le Conseil du Cartel des Partis Fédéralistes nous en a fait un devoir. En nous confiant cette lourde responsabilité, le Cartel prouve par là même qu’il apprécie l’ ensemble des déclarations que nous avons faites dans le passé et notre attitude dans les négociations à Bruxelles. J’ai appris que Patrice Lumumba est actuellement en prison. En votre nom, je demande sa libération inconditionnelle.
Nous avons un devoir à accomplir envers nos Ancêtres, nos frères de combat décédés Durant les événements du 4 Janvier 1959, et envers nos enfants. Nous ne faillirons pas à ce devoir, car notre combat est sacré… »

Après trois jours de travail, le Congrès des Partis Fédéralistes du Congo proclama les résolutions suivantes:

Le Congrès des Partis Fédéralistes du Congo réaffirme sa position pour l’indépendance immédiate du Congo. Les Congrès enregistre qu’à la suite de l’action énergétique menée dernièrement à Bruxelles par les Leaders du Cartel, le Gouvernement Belge s’est rendu à l’évidence en acceptant cette indépendance immédiatement après la Table Ronde.

Etant donné d’autre part qu’aucune date n’a été proposée, le Congrès des Partis Fédéralistes fixe à la Belgique rendez-vous en Janvier prochain, en vue de déterminer les modalités de la passation des pouvoirs.

Le Congrès proclame pour ce faire la campagne électorale ouverte dès maintenant en vue des élections législatives.

Le Congrès des Partis Fédéralistes du Congo attire la sérieuse attention de la Belgique sur le fait que le Gouvernement issu des élections législatives entrera immédiatement en fonction…

Dans son discours de clôture du Congrès, s’adressant au Peuple Kôngo venu massivement, Mbuta Kasa Vubu, le Président de l’ABAKO, disait:

« Ces jours, je les ai longtemps attendu. Mon désir s’est enfin réalisé et mes yeux heureux ont vu les efforts des Congolais converger vers un but: l‘indépendance immédiate. Hier, par votre abstention massive, vous avez donné au Monde l’exemple d’un Peuple résolu, déterminé. Par votre calme et votre obéissance à nos directives, vous avez mise en nous, vos Messagers. Cette confiance, je vous demande, au nom de mes Collèges, de nous la garder et vous verrez que cette barque confiée à nos soins sera bientôt menée à bon port. Et c’est avec une satisfaction indescriptible que je tiens à vous exprimer, en mon nom personnel, et au nom du Comité Central de l’ABAKO, ma reconnaissance… »

En choeur, le Peuple répondit au Président Kasa Vubu:

Tu es plein de courage et de coeur
De toi le Kongo attend son bonheur
De toi le Kongo attend sa délivrance
En toi le Peuple a mis sa confiance
De toi naîtra l’indépendance !

28.En préparation à la Table Ronde qui devait se tenir en Janvier à Bruxelles, l’Administration Coloniale fit en sorte que parmi les Délégués Congolais de différents partis politiques qui iraient à Bruxelles, la majorité puisse être composée de Chiens Dressés , et des gens qui ne voient pas loin, des gens qui sont faibles devant l’argent, les femmes, et les boissons alcooliques. Leur mission: Faire échec à l’Opposition Radicale au régime colonial, donc combattre les idées clairvoyantes du Président de l’ABAKO.

29.Dès Janvier 1960, le Peuples du Kongo Central (=le Bas-Congo) rompit définitivement avec l’Administration Coloniale. L’indépendance ne se donne pas, elle s’arrache, et nous l’avons arraché aux Belges ! Nous sommes indépendants. Nous n’irons plus faire trancher nos palabres aux tribunaux de l’Etat colonial. Nous ne payerons plus d’impôt à l’Administration coloniale. Car, désormais, nous le payerons seulement à l’Administration de l’ABAKO.

L’Armée Coloniale intervint, mais en vain, car les Bakongo ceux sont mis désormais à désobéir totalement à l’Administration coloniale!

Au même moment, à la Table Ronde de Bruxelles, Mbuta Kasa Vubu, le Président de l’ABAKO, déclarait ceci au Gouvernement Belge:

« Vous croyez que nous sommes venus ici en Belgique pour que vous puissiez nous donner l’indépendance ? Non! Car l’indépendance est déjà acquise. Ce que nous voulons , ceux sont des garanties . Quant au principe de l’indépendance, il ne doit pas être discuté… »

Mécontent, le Gouvernement Belge manipula la grande majorité des Délégués Congolais à la Table Ronde, et les dressa contre Mbuta Kasa Vubu, le Chef inflexible de l’ABAKO!

Mbuta Dani Nkanza

Même Mbuta Kanza Daniel,Nzeza Nlandu, et Nzeza Simon furent finalement manipulés, et poussés à se séparer de l’Opposition Radicale du Chef Charismatique de l’ABAKO: Mbuta Kasa Vubu, le Père de l’indépendance du Congo, le Fils Oint du Grand Filipo Mbumba dans la forêt de Lukula.

Le Malheur de Mbuta Kasa Vubu est qu’il était trop en avance sur les politiciens Belges et Congolais de l‘époque . Il était visionnaire, ainsi, voyant venir au Congo des difficultés que les autres ne voyaient pas, il était difficile, pour ceux qui comprennent toujours en Retard, de bien le comprendre et le suivre fidèlement jusqu’au bout, jusqu’à la fin.

1°)A la Table Ronde de Bruxelles, Mbuta Kasa Vubu insistait sur la nécessité de la mise sur pied d’une Constituante et d’un Gouvernement provisoire. Car seul un Parlement Congolais est habilité à confectionner la Loi Fondamentale qui doit régir le Congo Indépendant.

2°)Mbuta Kasa Vubu déplorait le fait que beaucoup de Délégués Congolais que l’Administration colonial avait envoyé à Bruxelles n’étaient que des hommes de paille destinés à venir boire du whisky, se laisser corrompre, courir des prostituées belges, et soutenir les thèses du Colonialismes.

3°)Lors de sa conférence de presse à Liège, Mbuta Kasa Vubu insista sur la nécessité d’élaborer une Constitution Fédérale sur la base de la laquelle seraient élaborées les constitutions de chacun des Etats Autonomes fédérés (=les provinces autonomies).

4°)Mbuta Kasa Vubu, le Président de l’ABAKO, attira l’attention sur la nécessité de prévoir aussi une promotion des soldats de la Force Publique, dans le cadre de l‘indépendance.
Le Ministre De Schrijver se moqua de lui en disant: « Je ne savais pas que Mr. Kasa Vubu avait servi dans la Force Publique !... »

En tout cas, les avis du Président de l’ABAKO étaient des véritables prophéties , qui étaient dénigrés par le journal catholique, la Libre Belgique, et par les Politiciens Belges manipulant les Congolais, soit parce qu’ils ne comprenaient rien, ou bien parce que Mbuta Kasa Vubu critiquait constamment les erreurs du Régime colonial.

Car, pour le Colonialisme Belge, la devise était: « Glorifions les Congolais modérés et fidèles qui nous flattent, et dénigrons ceux qui critiquent les erreurs du Régime Colonial ».

Conformément à cette devise coloniale, Mbuta Kasa Vubu , qui était le vrai Patriote Révolutionnaire est transformé en Laquais, tandis que les vrais Laquais sont présentés aux yeux du Monde comme étant des Héros, des Libérateurs, des Nationalistes, des Patriotes Révolutionnaires, des Unitaristes ! C’est de cette façon qu’on a tenté de falsifier l’Histoire, afin de voler la Victoire de l’ABAKO, et de la donner à l’Abbé Malula et à ses disciples. Mais la Vérité est très têtue.

Finalement, la Table Ronde de Bruxelles fixa au 30 Juin la date de la proclamation de l’indépendance du Congo, décida l‘élaboration par le Parlement Belge de la Loi Fondamentale du Congo indépendant , l’élection par les Chambres Congolaises du Chef de l’Etat avant le 30 Juin 1960, la création du Collège Exécutif Général (espèce de gouvernement provisoire),etc.

Le 20 Février 1960, eut lieu la séance de clôture de la Table Ronde. Serrant la main du Président de l’ABAKO, l’ancien Ministre des Colonies, Mr. Van Hemelijck, dit: Alors, Mr. Kasa Vubu, que pensez-vous de la Conférence?

Mbuta Kasa Vubu, le Président de l’ABAKO, répondit: « Que voulez-vous! On n’a pas voulu marcher à temps. A présent, il faut courir. Et le Congo va à la catastrophe !... »

30.La Table Ronde terminée, les Délégués Congolais quittèrent Bruxelles pour rentrer au Congo, où ils avaient été reçus par des cris de joie, de victoire, de triomphe.

En 1959, lorsque l’ABAKO demanda l’indépendance, les Bangala se demandaient :

Eloko nini wana dipanda oyo Bakongo bazali kosenga ?

De retour de la Table Ronde de Bruxelles, le Leaders des Bangala, Jean Bolikango, tint un grand meeting démagogique où il annonça aux Bangala que l’indépendance est un objet matériel, une Médaille magique ,que c’est à lui que le Roi Baudouin a donné cette indépendance, et qu’elle se trouve dans sa poche, qu’il va la faire sortir et la leur montrer. Ivres de lotoko et de bière, et en véritable Chiens Dressés contre les Bakongo, les Bangala disaient à Bolikango: Kobimisa yango na poche te, sinon Bakongo bakoyiba dipanda na biso !

-Nabimisa ?
-Kobimisa te !

Et après, ils se mirent à chanter l’Hymne National des Bangala, disant ceci:

Mobali’a tembe,
Mobali’a tembe Bolikango
Eyeye, eyeye abolokaka !

Voilà un exemple de ces politiciens médiocres que déplorait le Président de l’ABAKO à la Table Ronde de Bruxelles . Leur rôle: faire de la provocation aux Bakongo, afin d’aboutir à des troubles destinés à faire capoter le processus de l’indépendance.

Voilà un exemple illustrant comment on a tenté, et on tente toujours jusqu’à ce jour, à vouloir voler la victoire de l’ABAKO ! Par ce processus , le Laquais déviant le Patriote Révolutionnaire qui a réclamé et obtenu l’indépendance ! C’est le monde à l’envers. Le monde du mensonge, de la démagogie!

31.De retour de la Table Ronde, lorsqu’on avait proclamé partout au Congo que la date de l‘indépendance est réellement fixé au 30 Juin 1960, partout au Katanga, au Kivu, en Orientale, à l’Equateur ,au Kassaï ,etc, les Vieillards disaient: « Eh voilà ! Ceux sont donc les Bakongo qui ont raison.

BAKULU BETO

C’est depuis 1921 que les Ngunza Bakongo relégués ici chez nous prophétisaient l’indépendance spirituelle et matérielle de l’Homme Noir, de l’Afrique. Partout où ils étaient relégués en prison chez nous, ces Bakongo étaient bons, intègres, honnêtes , et adorant Dieu en Esprit et en Vérité.

C’est à travers ces Ngunza Bakongo que nous avons connu la Puissance de Dieu opérant en l’Homme Noir. C’est pourquoi les Colonialistes ont tenté de dresser toutes les tribus du Congo Belge contre les Bakongo, qui sont le peuple de Dieu.

C’est grâce aux Ngunza Bakongo relégués chez nous que nous avons connu la Volonté de Dieu pour l’Afrique Centrale. C’était d’abord le Prophète Kimbangu (1921) et ses Ngunza.

Après c’est le Grand Chef Kasa Vubu, le Champion de l‘indépendance du Congo. L’indépendance est pour le mois de Juin 1960.

Les Bakongo ont raison !

Seul le Grand Chef Kasa Vubu peut actuellement être écouté partout et éteindre tous les foyers des tensions ethniques que les Blancs ont allumé partout au Congo, pour saboter l’indépendance prophétisée par Mfumu Kimbangu, réclamée et obtenue par le Grand Chef Kasa Vubu…! »

32. Le 8 Mars 1960, on créa à Kinshasa le Collège Exécutif Général, qui était comme le Gouvernement central, confédéral, chargé de gérer le Congo, jusqu’ au jour où sera formé le Gouvernement central dirigé par un Premier Ministre issu des Urnes.

Ce Collège Exécutif Général était formé par un Gouverneur Général (un Belge) et six Superman, à raison d’un Superman par province. Le poste de Gouverneur Général était confié à Monsieur Cornelis, un Belge. Mbuta Kasa Vubu représentait la province de Leopoldville (=Bas-Congo, Bandundu), tandis que Lumumba était choisi pour le Kasaï, Kashamura pour le Kivu ,etc. Un comité restreint des Vieux Coloniaux se réunit autour de Monsieur Cornelis pour proposer les charges à confier à chaque Superman Congolais .

À l’unanimité, les Vieux Coloniaux disaient: « Du moment que les Finances du Congo sont encore liées à celles de la Belgique, les Finances et les affaires Economiques ne peuvent pas être confiées à Monsieur X,Y ou Z, mais plutôt à un Mukongo Bon Gestionnaire, qui nous fera du bon travail… » On confia ce poste à Mbuta Kasa Vubu. Quant à Lumumba, on lui confia la responsabilité de s’occuper des affaires Politiques.

Voilà la première Administration Confédérale du Congo. Elle est composée de Six Ministres s’occupant de six domaines relevant du Gouvernement Confédéral, central. Pour tous les autres problèmes , chaque Etat Autonome (=la province)gère ses affaires spécifiques d’une manière indépendante, autonome.

33.Les Bakongo ont toute l’Afrique Centrale en tête, dont ils ont la Mission divine de la transformer en une grande CONFÉDÉRATION DE NTIMANSI.

Lorsque la Manipulation Extérieure pousse les autres Tribus de l’Afrique Centrale contre les Bakongo, alors les Bakongo se referment sur eux-mêmes et excluent les autres. Dès que les autres Ethnies comprennent et recherchent l’Amitié sincère avec Les Kongo, alors les Bakongo s’ouvrent, embrassent leurs Frères des autres Ethnies, et travaillent avec eux la main dans la main dans la résolution des problèmes majeurs de l’Afrique Centrale.

Aussi longtemps que les autres Tribus de l’Afrique, du Congo Belge, étaient manipulées et poussées contre la grande Idée de l’indépendance prônée par les Bakongo ,l’ABAKO se referma sur elle-même. Dès qu’on avait accepté l’Idée de l’indépendance chère aux Bakongo, eh bien, le Président de l’ABAKO était désormais chargé par les Sages Bakongo d’aller éteindre tous les foyers de tensions et ramener la paix dans toutes les provinces du Congo Belge.

1°)Au Katanga, il y avait une forte tension entre les Balubakat (Sendue) et la Conakat (Tshombe)qui préféra faire appel à Mbuta Kasa Vubu pour tenter de réconcilier la Conakat et les Balubakat, au Katanga.

Le 5 Avril 1960, Mbuta Kasa Vubu, le Président de l’ABAKO, s’était rendu à Lubumbashi, au Katanga. L’Administration Coloniale belge au Katanga s’arrangea pour que l’Avion de Mbuta Kasa Buvu ,le Président de l’ABAKO, puisse atterrir la nuit, sous prétexte de mauvaises conditions météorologiques. Peine perdue, car la foule immense resta enthousiaste jusque dans la nuit pour attendre et acclamer chaleureusement le Président de l’ABAKO. Balubakat, Conakat, Jason Sendue, Moise Tshombe,etc, tous étaient là pour venir accueillir Mbuta Kasa Vubu ,avec Joie.

Dans son discours, Mbuta Kasa Vubu dit ceci au Peuple Katangais:

« Je suis venu au Katanga pour veiller à ce le Congolais arrive au jour de l’indépendance dans le calme, la dignité, la concorde, et la paix… »

Ensuite, il mit tout son poids moral dans la réconciliation des Balubakat et de la Conakat.

2°)Après le Katanga, le Président de l’ABAKO alla au Kasaï, à Luluabourg (=Kananga),pour tenter de réconcilier les Baluba Kasaïens et les Lulua qui s’entretuaient ,poussés par la Manipulation Extérieure !

3°)Après , Mbuta Kasa Vubu se rendit à Kisangani, où il était accueilli dans le plus grand enthousiasme par la foule qui chantait sur son passage: Tata aye, nzala esili !

4°)Après la Province Orientale, Mbuta Kasa Vubu est parti au Kivu, à Bukavu; puis à Busumbura, où il s’était entretenu avec le Muami Kigeri V, en vue de promouvoir la réconciliation entre les Hutu et les Tutsi.

5°)Après son voyage au Kivu et au Ruanda-Urundi, le Président de l’ABAKO se rendit au Kongo Central (au Bas-Congo),en compagnie d’autres Membres du Collèges Exécutif Général,où il était ovationné par des cris de : VIVE LE ROI KASA ! VIVE L’INDEPENDENCE DU CONGO !

34.Le 26 Avril 1960 avait débuté à Bruxelles la Table Ronde Economique, qui clôture ses travaux au mois de Mai 1960. Toujours prévoyant, Mbuta Kasa Vubu se méfiait des travaux de cette Table Ronde Economique.

Exprimant sa méfiance il disait:

« Etant donné que la Belgique détient encore, en grande partie, l’Autorité Congolaise, nous ne pouvons, en aucun cas, ratifier une convention quelconque entre la Belgique et le Congo, ni nous permettre d’engager l’avenir du Peuple Congolais. La Belgique doit de son coté s’atteler à nous présenter au 30 Juin 1960 un inventaire du Patrimoine Congolais et un exposé claire de sa gestion, et laisser ensuite au Gouvernement Congolais le soin de décider librement et en connaissance de cause. La Belgique doit également nous présenter un bilan équilibré d’une situation budgétaire saine répondant aux besoins réels du Congo. Cela lui fera honneur et servira de base de confiance à une amitié solide et sincère entre nos deux pays.

Pour ne pas mettre le Gouvernement Congolais devant des difficultés financiers insurmontables, nous réclamons le retour au Congo dans le plus bref délai:

1°) Du dépôt d’or Congolais transféré arbitrairement en Belgique.

2°) Des parastataux installés en Belgique…»

Mbuta Kasa Vubu ,le Président de l’ABAKO , refusa d’assister à la séance de clôture de la Table Ronde Economique, car on n’avait pas donné satisfaction à ses exigences.

A la Table Ronde Economique de Bruxelles , Lumumba avait choisi Mobutu pour aller le représenter. Ce qui souleva la protestation de certaines personnes clairvoyantes du MNC Lumumba.

Patrice-Lumumba-Joseph-Kasavubu_jpg-Baudouin-1er

35. Du 11 au 25 Mai 1960: élections législatives et provinciales au Congo. Lumumba et ses alliés remportent une majorité relative, mais insuffisante pour gouverner seul. Il faut donc des alliances, des coalitions avec d’autres partis. Il se forma instantanément un grand Cartel d’Union National autour de Mbuta Kasa Vubu. Il fallait maintenant nommer le Formateur du Gouvernement. La situation se compliqua. Ainsi, Lumumba devint de plus en plus impatient, mécontent, violent en paroles, et se mit à contester certaines résolutions dont il avait pourtant été d’accord à la Table Ronde , au moment où Mbuta Kasa Vubu seul s’opposait à ces résolutions , et osait quitter la sale.

1°)Lumumba menaça de faire un Coup d’Etat, si on ne le nomme pas Formateur du Gouvernement ! Mais faire un Coup d’Etat avec quelle Armée ? La Force Publique encore commandée par des Belges ? Des rumeurs circulaient qu’il allait être aidé dans ce sens par des Communistes Ghanéens et des Russes !

2°)Lumumba menaça de proclamer un Etat Indépendant dans la province Orientale, Etat dans lequel il serait le Président, le chef de l’Etat. Ainsi donc, le grand Unitariste Lumumba devient lui aussi un Séparatiste pour défendre ses intérêts !

Moise Tshombe l’a fait au Katanga. Kalonji l’a fait au Kasaï. Mbuta Kasa Vubu a lui aussi eu à menacer de proclamer l’Etat Indépendant du Congo Central. Alors, qui est Séparatiste, et qui ne l’est pas, lorsque ses intérêts sont menacés ?

En 1959, la Belgique prôna l’Unité du Congo. Face à la menace Communiste de Lumumba, en Juillet 1960, la Belgique poussa le Katanga au Séparatisme , et cela pour protéger les intérêts Occidentaux au Katanga.

Le 22 Juin 1960, répondant à une lettre de Lumumba, Mbuta Kasa Vubu disait entre autre ceci:

« En outre, les Bakongo sont décidés à former une septième Province, Autonome, Souveraine, dans une Confédération d’un Congo Uni… » Confédération , Unité dans la Confédération ,et autonomie de l’Etat Fédéré ( la province) ,tels sont les maîtres mots de la Politique de l’ABAKO, de Bundu dia Kongo, du Peuple Kôngo, du Dieu Akongo.

3°) Oui, après les élections de Mai 1960, Lumumba fulminait en disant: « Si la Conférence de la Table Ronde a approuvé les proposition du Gouvernement Belge , c’est parce que L’Administration Coloniale a envoyé à cette conférence , dans le but de soutenir ses thèses , des personnes qui ne représentent rien… »

C’est cela que regrettait Mbuta Kasa Vubu à la Table Ronde de Bruxelles . Mais, à cette époque là, tous les politiciens Belges, et Congolais ( y compris Lumumba) refusaient d‘écouter ce que disait le Président de l’ABAKO. Quelques mois après, confronté à des difficultés réels sur le terrain politique, Lumumba a enfin compris et rejoint les thèses de Mbuta Vubu , mais en retard malheureusement !

Le paradoxe est que Jean Bolikango était un candidat à la Présidence de la République, soutenu par Patrice Lumumba, et cela contre la candidature de Mbuta kasa Vubu ! Que représentait Monsieur Nabimisa? Kobimisa te, à la Table Ronde de Bruxelles ?

4°)Lumumba s’indignait en disant: « Nul part au Monde , on a vu l’ancienne Puissance coloniale organiser et diriger les élections qui concernent l’indépendance d’un pays . Normalement, on met d’abord en place un gouvernement provisoire autochtone, et c’est ce gouvernement provisoire qui doit préparer et organiser ensuite les élections pour la désignation d’un gouvernement représentatif… »

Allez consulter les archives de la Table Ronde , et vous allez voir comment Mbuta Vubu, le Président de l’ABAKO, réclamait la Constituante et le Gouvernement provisoire, mais en vain. Il était mal compris, car trop en avance sur les politiciens Belges et Congolais à la Table Ronde.
Enfin, Lumumba fut nommé premier Ministre. Mbuta Kasa Vubu et Bolikango : candidats à la Présidence.

Pleins de rancune et de méfiance pour Mbuta Kasa Vubu , les milieux politiques et financiers Belges décidèrent de le combattre aux élections présidentielles, en soutenant financièrement et moralement son concurrent : Jean Bolikango, alias Nabimisa dipanda na poche ? Kobimisa te !

Le 23 Juin 1960, à 14h30, Lumumba fit une déclaration publique dans laquelle il affirma qu’il appuiera personnellement la candidature de Jean Bolikango au poste de Président de la République.

36.Le Vendredi 24Juin 1960, Le Premier Ministre Lumumba prêta serment en ces termes : « Je jure fidélité au Chef de l’Etat, et obéissance aux Lois du Congo !..»
Fidélité à qui? Fidélité au…Chef de l’Etat ! Cela va être difficile pour un Lumumba trop bouillant, impusif, impatient, et très contestataire.

Après la prestation de serment du Gouvernement , et en présence du Ministre Ganshof représentant le Roi des Belges , les Chambres passèrent à l’élection du Chef de l’Etat. Les candidats sont :Mbuta Kasa Vubu et Jean Bolikango.

Mbuta Kasa Vubu fut élu Chef de l’Etat avec une très large majorité. Tonnerre d’applaudissements !

Mbuta Kasa Vubu, le Président de l’ABAKO, devenu Président de la République du Congo, se leva et dit : « C’est avec émotion que je vous remercie pour cette marque de sympathie que vous venez de me témoigner. Chaque jour de ma vie a été marqué par des difficultés, et ce n’est pas devant cette nouvelle tâche que vous venez de me confier que je vais reculer. Je suis prêt pour l’assumer entièrement, pour autant que ce soit possible. Je vous remercie une fois de plus pour votre confiance. Que Dieu bénisse notre pays, le Congo… »

Le 27 Juin 1960, devant les Chambres réuni, le Président Kasa Vubu prêta serment. Il dit : « Je jure d’observer les Lois de la Nation Congolaise, de maintenir l’indépendance national et l’intégrité du territoire… »

2.LA PROPHETIE DE MBUTA KASA VUBU SE REALISE .

Kasa Vubu (3)

Le 20 Février 1960, lors de la séance de clôture de la Table Ronde , serrant la main du Président de l’ABAKO, l’ancien Ministre des Colonies, Mr. Van Hemelrjick, dit : « Alors, Monsieur Kasa Vubu, que pensez-vous de la conférence de la Table Ronde ?... »

Mbuta Kasa Vubu répondit: « Que voulez-vous ! On n’a pas voulu marcher à temps. A présent, il faut courir. Et le Congo va à la catastrophe !... »

C’est depuis 1921 que les Bakongo parlaient d’indépendance, mais les Colonialistes et leurs Laquais ne voulaient pas marcher à temps. Contraints par la Pression de l’Histoire, ils se sont mis à courir pour tenter de rattraper le temps perdu. En courant, par la précipitation, ils vont commettre des fautes graves qui vont précipiter le Congo à la catastrophe.

1.Le 30 Juin 1960, au Palais de la Nation a eu lieu la cérémonie de la proclamation de l’indépendance.

Après le discours du Roi Baudouin, le Président Kasa Vubu prononça un discours plein de courtoisie, car c’est le Président Kasa Vubu qui avait invité le Roi Baudouin. Et selon la Tradition Kôngo, on n’invite pas quelqu’un chez soi, pour l’accabler ensuite par des discours insolents.

Après le discours du Président Kasa Vubu, le Premier Ministre Lumumba, qui n‘était pas prévu pour parler, pris la parole et fit un discours incendiaire, vibrant, violent, pathétique, et très amer, en réaction au discours très paternaliste du Roi Baudouin.

Tout ce que Lumumba avait dit était vrai, mais ce n’était pas le moment de le dire.
L’ayant dit , il a choqué beaucoup de coeurs sensibles. La délégation Belge murmurait: Quel outrage ! Lumumba va le payer très cher !

Surpris par l’ampleur d’amertume que son discours avait provoqué, lors du grand dîner qui suivit la cérémonie,Lumumba fit un autre discours, où il se perdait à venter les réalisations merveilleuses de la Belgique au Congo.
Face à ce brusque changement de ton, les membres des Délégations Etrangères ne savaient plus à quel discours de Lumumba se fier.

Car il avait soufflé le chaud et le froid.

Versatilité ? hypocrisie ? strategie?

C’est à vous de répondre.

Mais dans tous le cas, les Belges n‘étaient pas du tout prêts à lui le pardonner. Pour eux, Lumumba est devenu aussi dangereux que Kasa Vubu, le Président de l’ABAKO ! Ainsi, tous les deux doivent être chassés du pouvoir, puis tués par le Colonel Mobutu, mais par étape, un à un.

Diviser pour régner. Ainsi, la Manipulation Extérieure mit sur pied une stratégie destinée à opposer le Président et Premier Ministre, en exploitant certaines faiblesses de leurs caractères.

2.Au cours du dîner du 30 Juin 1960, Lumumba confia au Ministre De Schrijver que je ferai tout pour éliminer le dualisme institutionnel résultant de la présence à coté du Chef du Gouvernement, d’un Chef de l’Etat.

Au clair, cela voulait dire que Lumumba voulait instaurer au Congo un Régime Présidentiel, où les fonctions du Chef de l’Etat et du Chef du Gouvernement seraient fondues et exercées par une seule personne. Qui ? Bien sûr, lui-même Patrice Lumumba. Ceci veut dire que, Emery Patrice Lumumba ne le digérait pas, qu’il puisse y avoir au-dessus de lui un Chef de l’Etat, à qui il doit se soumettre et obéir, lui qui avait prêté ce serment qui disait ceci : Je jure fidélité au Chef de l’Etat et obéissance aux lois du Congo.

En fait, le dualisme que dénonçait Lumumba était un problème réel. Ce problème n’existe pas dans la Tradition Africaine, où le Chef règne et gouverne, car il est à la fois Chef de l’Etat et du Gouvernement. C’est le Régime de la Cheferie Bantu, autrement appelé le Régime Présidentiel.

Et voilà pourquoi, le Président de l’ABAKO, Mbuta Kasa Vubu, rappelait toujours qu’il fallait adapter la Législation Congolaise aux réalités culturelles du Congo, qui sont conformes au Régime présidentiel. Mais les politiciens Belges et Congolais à la Table Ronde ne le comprenaient pas. Car ils croyaient qu’être civilisé c’est rejeter sa Culture, sa Langue, sa Tradition Ancestrale, et copier aveuglement le pays colonisateur.

Lumumba avait donc , tardivement, compris la pensée du Président de l’ABAKO en matière d’adaptation de la Législation à la Coutume Bantu.

Mais, comment éliminer maintenant le poste de Chef de l’Etat prévu par la Loi Fondamentale, sans provoquer une crise qui l’opposera au Chef de l’Etat Kasa Vubu, et à la Fondamentale ? Car cela signifie au clair, que Lumumba voulait s’accaparer du poste de Monsieur Kasa Vubu, afin de devenir, lui Lumumba, Chef de l’Etat et du Gouvernement, instaurant ainsi un Régime Présidentiel.

L’imprudence de Lumumba c’est d’avoir dévoilé ses intentions à un Ministre Belge, qui avait de la rancune envers lui, à cause de son discours incendiaire du 30 Juin 1960 !

Ainsi, immédiatement après, les rumeurs se sont mises à circuler que Lumumba veut liquider Kasa Vubu, afin de devenir lui-même Chef de l’Etat et du Gouvernement !

La Manipulation Exterieure mit du sel et du piment dans cette affaire, qu’elle exploita pour opposer les Deux Homme Forts du Congo, augmenter leurs méfiances l’un pour l’autre, les affaiblir, pour finalement les liquider tous les deux, par l’intermédiaire de Mobutu (un Lumumbiste), l’Homme de l’Occident.

3.En Janvier 1960, à la Table Ronde de Bruxelles, Mbuta Kasa Vubu, le Président de l’ABAKO, réclamant la Constituante et le Gouvernement provisoire disait que la compétence d’élaborer la Loi Fondamentale du Congo (la constitution) revient au Parlement Congolais(la constituante) et non pas au Parlement Belge, mais personne là-bas ne voulait suivre le Président de l’ABAKO.

Six mois plus tard, au dîner du 30 Juin, le Premier Ministre Lumumba confia au Ministre De Schrijver, assis à coté de lui, qu’il est contre cette Loi Fondamentale Congolaise élaborée par un parlement étranger, le Parlement Belge.

Et voilà ! Patrice Lumumba avait rejoint le point de vue du Président de l’ABAKO, mais en retard, et il était déjà trop tard.

« On n’a pas voulu marcher à temps. A présent, il faut courir. Et le Congo va à la catastrophe… », disait Mbuta Kasa Vubu, en Février 1960.
Oui, courir, agir par précipitation, en voulant éliminer trop vite la Loi Fondamentale et le dualisme institutionnel pour fondre le poste de Chef de l’Etat et celui du Chef du Gouvernement, c’est chercher à provoquer une crise qui va conduire le Congo à la catastrophe.

4. A la Table Ronde, et après celle-ci, le Président de l’ABAKO attira l’attention sur la nécessité de prévoir aussi une promotion des soldats de la Force Publique, dans le cadre de l’indépendance. Le Ministre De Schrijver se moqua de Mbuta Kasa Vubu en disant : « Je ne savait que Mr. Kasa Vubu avait servi dans la Force Publique… »

C’est une façon de vouloir lui dire que n’ayant jamais fait le service militaire, tu ne sais rien de l‘Armée, ainsi, ton point de vue en cette matière n’a pas de valeur, car il est celui d’un ignorant en la matière.

Et pourtant, immédiatement après la cérémonie du 30 Juin, la tension s’est mise à galoper chez les soldats Congolais qui murmuraient en disant : Les civils deviennent des présidents, des monistres, des députés, des ambassadeurs, des gouverneurs, des directeurs et nous dans la Force Publique : pas de changement ! Tous les postes supérieurs sont entre les mains des Officiers Blancs. Ah non, ça doit changer !

Dès le 4 Juillet, le Conseil des Ministres créa une commission pour tenter d’étudier le problème, et proposer des solutions, mais hélàs , il était déjà trop tard.

Effectivement, comme le prophétisait le Président de l’ABAKO, en Février 1960 à Bruxelles : On n’a pas voulu marcher à temps. A présent le Congo va à la catastrophe!

En effet, le 4 Juillet 1960, le Général Belge était allé jeter l’huile au feu au Camp Léopold (=Kokolo),révoltant ainsi les soldats de la Force Publique, qui avaient fini par plonger dans la mutinerie qui a fait tout capoter. A suivre.

5.Après le dîner du 30 Juin 1960, le Ministre De Schrijver était allé voir le Président Kasa Vubu et lui dit ceci :

« Monsieur le Président, méfiez-vous de Lumumba, car il est décidé à vous liquidé, afin de restaurer un Régime Présidentiel dans ce pays dont lui Lumumba sera le Chef de l’Etat et du Gouvernement !... »

Le Président Kasa Vubu répondit:

« Oui, le Régime Présidentiel cadre bien avec la Tradition Bantu. C’est pourquoi je demandais constamment à ce qu’on puisse abolir la Législation Coloniale, ou du moins l’adapter à la Coutume Bantu, mais l’on ne voulait pas me comprendre.

Nous voilà maintenant confrontés à la réalité. Moi je crois au Socialisme Bantu, car la Tradition Ancestrale Kongo est Sociale Démocrate. Nous sommes des Socio Démocrates Kongo, par Tradition Ancestrale. Le Socialisme Bantu n’est pas Athé, et il reconnait le droit de l’individu à la propriété privée. Il prône le consensus. On rejette le Socialisme Bantu, et on fonce tête baissée dans le Socialisme Marxisme. Dommage !

Je ne suis pas partisan d’un Modèle Unique de Socialisme, ou de Démocratie, imposable à tous. La Vérité est unique, mais chaque Peuple doit vivre cette Vérité unique conformément à son contexte culturel.

J’ai moi aussi déploré le discours incendiaire que Lumumba a fait, discours qui a vexé tous les Belges, mais je vous demande de le pardonner. Car cela est seulement dû à son jeune âge, aux crimes du Régime Colonial, et à sa Culture Ancestrale qui, en certains points, est différente de la Culture Kôngo, ou Belge.

Moi et Lumumba nous sommes différents, mais nous avons un dénominateur commun : L’Amour profond de notre pays. Cet Amour est un facteur majeur qui fera que tôt ou tard, nous arriverons toujours à nous entendre et à marcher la main dans la main dans la sauvegarde de l’Unité dans la diversité et l’indépendance de notre pays : la Grande Confédération Congolaise…».

Analysant ces paroles du Président Kasa Vubu, la Manipulation Extérieure se disait :Il faut agir vite, car si nous leurs laissons assez de temps, Kasa Vubu et Lumumba vont s’entendre, vont ensemble devenir complémentaire, très forts, et ce sera fini pour nos intérêts en Afrique Centrale.

6. Le 4 Juillet 1960, le Général Belge Jansens était allé au Camp Léopold jeter de l’huile au feu, par sa fameuse équation qui disait que pour vous les militaires : Après l’indépendance = Avant l’indépendance.

Immédiatement après, c’est le grand malaise au Camp Kokolo, le mécontentement des soldats Congolais de la Force Publique.

Le 6 Juillet à 7h30 du matin, Lumumba s‘était rendu au Camp Kokolo. Il distribua des promotions inférieures aux soldats Congolais, mais certaines phrases de son discours, où il demanda aux soldats d’obéir aux Officiers Belges, énervèrent les soldats Congolais qui se mirent à murmurer , à protester, et à huer. Lumumba fut obligé de prendre la fuite.

La mutinerie éclata. Les soldats mutins sont sortis du camp, se sont dispersés en ville, et cherchaient Lumumba pour le tuer. La mutinerie gagna le Camp Hardy à Mbanza Ngungu. Plusieurs officiers Belges et leurs familles furent malmenés, battus, molestés.

A Kinshasa ,les mutins envoyèrent une délégation militaire au Chef de l’Etat, Mbuta Kasa Vubu, pour lui présenter leurs exigences. Les voici :

1°) Le départ du Général Jansens.

2°) La suppression de la discrimination raciale entre les Blancs et les Noirs de la Force Publique.

3°)Le Choix d’un Chef de Cabinet, Congolais, pour le Ministère de la Défense Nationale.

4°) L’africanisation rapide des cadres militaires de la Force Publique.

5°) L’amélioration du niveau de vie des soldats Congolais.

7. Dans la matinée du 7Juillet 1960, le Président Kasa Vubu demanda au Gouvernement d’étudier les doléances des mutins , de proposer des solutions à soumettre au Chef de l’Etat.
La décision des nominations allait être prise après concertation entre le Premier Ministre et le Chef de l’Etat, qui est le Chef Suprême de l’Armée Nationale.

Sans avoir soumis son projet au Chef de l’Etat, Lumumba (un Anamongo) nomma unilatéralement Victor Lundula (un Kusu Anamongo) au rang de Général, tandis qu’il appela son ami Mobutu (un Nbguando Anamongo )et le nomma Colonel et Chef d’Etat Major.

Le 8 Juillet 1960, avant même qu’on se réunisse en Conseil des ministres pour étudier ces dossiers , les militaires étaient déjà au courant de la nomination du Général Lundula et du Colonel Mobutu !...

Ayant constaté la déception du Chef de l’Etat, Lumumba demanda à ce qu’on puisse nommer un Mukongo au poste de Chef du Camp Léopold. On donna ce poste à l’Adjudant Kokolo.
Voilà ce qui arrive lorsque le Chef de l’Etat est obligé de travailler avec un Premier Ministre de l’Opposition !

Toujours le 8 Juillet la mutinerie éclata à Matadi (au Kongo Central), à Lubumbashi (au Katanga). Le 9 juillet la mutinerie éclata à Luluabourg (=Kananga, Kassaï).

8. Le 9 juillet à Matadi, le Président Kasa Vubu parla aux mutins au camp militaire. Ils voulaient des promotions, des nominations. Le Président Kasa Vubu leurs dit:

« Très bientôt, nous allons faire les nominations, mais pas aujourd’hui. Les nominations doivent avoir lieu pour tout le pays. Pour les faire, il ne suffit pas d’un jour ni d’une semaine. C’est pourquoi, laissez-nous un peu de temps pour mettre cette affaire en ordre, afin que ces nominations puissent être valables, fondées…»

Les soldats se calmèrent avec espoir. Après les paroles du Président, le Premier Ministre Lumumba prit la parole, pointa un soldat au hasard, et il lui dit ceci :

« A partir d’aujourd’hui, toi tu deviens le Commandant. Allons ! Viens présenter les hommages et les félicitations au Chef de l’Etat. A propos, quel est ton nom, mon ami ?...»

Les militaires se mirent à murmurer , disant : Pourquoi a-t-il choisi celui-là et pas toi ou moi ?
Ils nous ont promis d’attendre, et après ils font qu’en même des nominations ! Entre les paroles du Président de la République et du Premier Ministre, les soldats ne savaient plus sur quoi compter. C’est la confusion.

Le même scenario se reproduisit au camp militaire de Banana, où, le même jour, Lumumba avait surpris le Chef de l’Etat par ses nominations improvisées . Et pourtant, il avait prêté serment en disant: Je jure fidélité au Chef de l’Etat !

Oui, il est dangereux de donner au Chef de l’Etat un Premier Ministre issu de l’Opposition radicale. Car, ils vont former un couple dangereux, si la sagesse ne l’emporte pas de part et d’autre. La cohabitation entre un Président de la Droite et un Premier Ministre de Gauche a toujours été problématique. D’où la supériorité du Régime de la Chefferie Bantu, autrement appelé le Régime Présidentiel : où le Président et le Vice Président sont issus d’une même tendance politique.

9.Le 11 Juillet 1960, le Katanga proclame son indépendance, d’où la naissance de l’Etat Indépendant du Katanga, soutenu par l’Armé Belge, l’Angleterre les USA, bref l’Occident, qui voulait empêcher Lumumba, le Communiste, de spolier les intérêts Occidentaux au Katanga, au profit des Russes.

La Force Navale Belge réocupa le port de Matadi le 11Juillet. Conséquence: la mutinerie reprit à Matadi, à Mbanza Ngungu, à Kinshasa, à Boende , à Djolu. Les Belges sont molestés partout, battus, pillés.

10. Le 9 Août 1960: proclamation de l’Etat Minier du Sud Kassaï, par Albert Kalondji, poussé par les sociétés Occidentales qui exploitent le diamant au Kassaï.

11. Face au désordre grandissant dans le pays, les Bakongo menacèrent de proclamer l’Etat Indépendant du Kongo Central, mais le Président kasa Vubu s’y opposa catégoriquement.

12. Circulation des rumeurs selon lesquelles Mobutu avait trahi Lumumba auprès des Belges. Ainsi, très furieux, Lumumba cherche à faire tuer Mobutu, disait-on. Informé, Mobutu devint fou furieux. Il ne cessait de le déclarer que : « Quitte ou double. Ou bien c’est lui, ou bien c’est moi…»

13.Depuis que le MNC s’est disloqué en MNC Lumumba (Mutetela), et en MNC Kalondji(Muluba) ; il y avait une grande tension entre les Batetela et les Luba Kassaïens. Depuis lors, Lumumba ruminait toujours sa colère, et attendait une occasion pour se venger. La proclamation de l’Etat Indépendant du Sud Kassaï lui donna le prétexte.

Le 22 Août 1960, Lumumba ordonna aux troupes d’aller au Kassaï. Les rumeurs circulèrent que ces troupes étaient essentiellement composées par des Milices du MNC Lumumba. Selon l’ONU, le 28 Août 1960, ces Milices avaient massacré plusieurs centaines de Baluba Kassaïens à Bakuanga. Au début du mois de Septembre , l’ONU faisait état de 270 victimes à Bakuanga.Le Président Kasa Vubu perdit son calme habituel. IL devint très furieux !

Le 5 Septembre 1960, l’ONU signala que des avions Hylouchines Sovetiques (Russes) sont encore arrivés à Bakuanga, transportant d’autres Milices, et que l’ONU craint à ce que le génocide puisse se poursuivre ! Dans l’après-midi du 5 Septembre 1960 , totalement déçu, le Président Kasa Vubu téléphona Lumumba et lui dit :

« Je n’acçepterai jamais que le Gouvernement puisse prendre, à mon insu, des décisions aussi graves pour la Nation ! Je n’accepterai jamais, qu’ entre Congolais, on puisse recourir à la Force pour résoudre des problèmes , aussi longtemps qu’on n’a pas encore épuisé toutes les voies pacifiques.
Les sécessions du Katanga et du Sud Kassaï ne sont que des feux de pailles, que nous pouvons facilement éteindre, en utilisant des voies pacifiques de la Sagesse Bantu, de la Palabre Africaine.

Toi aussi tu avais autrefois menacé de proclamer un Etat Indépendant dans la Province Orientale, et on ne t’avait pas tué pour cela. Pour un rien, l’Administration Coloniale faisait brûler nos villages, massacrait nos Frères, et imposait sa dictature par la Force des armes.

Quelle différence y a-t-il entre l’Administration Coloniale, et cet acte barbare, sauvage, que ton Gouvernement vient de commettre contre des Citoyens Congolais, contre nos propres Frères du Kassaï ?

Je peux encore comprendre qu’un Etranger puisse recourir à la force des armes pour tuer des Congolais, mais comment comprendre qu’un Congolais, qui est sensé être le Garant de la sécurité des Congolais, puisse recourir aux armes avec légèreté , et ordonner de faire massacrer ses propres Frères Congolais ?

Avec un pareil comportement, les Dirigeants Congolais seront pires que les fonctionnaires Blancs de l’ancienne Administration Coloniale Belge !L’as-tu vite oublié, que c’est le Général Jansens et toi Lumumba qui êtes les Responsables de la mutinerie du Camp Léopold, et c’est cette mutinerie qui s’est rependue à travers tout le pays, provoquant ainsi l’agression militaire Belge, et toutes ces difficultés actuelles que connaît le Congo ?Et tu crois, que pour éteindre ce feu, il suffit d’envoyer des Milices Tribales aller massacrer nos propres Compatriotes ?..».

Le Président Kasa Vubu n’avait pas encore fini de parler, et le Premier Ministre Lumumba raccrocha son téléphone !

Dans la soirée du 5 Septembre 1960, le Président Kasa Vubu s’était rendu à la Radio annoncer la révocation de Monsieur Lumumba au poste de Premier Ministre.

Quelques minutes plus tard : impulsif, impatient, et autoritaire, Lumumba passa à la Radio, et à son tour, il révoqua le Chef de l’Etat Kasa Vubu, lui Lumumba qui avait prêté serment au Parlement en disant : « Je jure fidélité au Chef de l’Etat, et obéissance aux lois du Congo ! »

C’était donc pour protéger LES BALUBA KASAÏENS en danger de génocide que le Président Kasa Vubu prit la grave décision de révoquer le Gouvernement Lumumba.

En échange :

1°) En Mars 1960, Monsieur Tshisekedi, un Luba Kasaïen, refusa catégoriquement de donner assistance au Président Kasa Vubu empoisonné et en danger de mort !

2°) De 1965 à 1997, sous le règne de Mobutu, pour combattre les Bakongo et désorganiser le Kongo Central, les Luba Kasaïens ont travaillé la main dans la main avec les bangala, tout comme ils le faisaient avant l’indépendance, sous la direction de l’Abbé Malula et la Conscience Africaine , d’obédience catholique.

14. Parce que le Gouvernement Lumumba installé à Kinshasa ne leurs plaisait pas, les Katangais mirent sur pied un autre Gouvernement à Lubumbashi, qu’ils voulaient indépendant de celui de Lumumba installé à Kinshasa.

Après la révocation de Lumumba, parce que le règne du Président Kasa Vubu fonctionnant à Kinshasa ne leur plaisait pas, les Lumumbiste sont allés mettre sur pied un autre Gouvernement à Kisangani, et ils disaient que ce gouvernement est indépendant de celui de Kinshasa.

Les Unitaristes Lumumbiste n’ont pas des leçons à donner au Peuple Katangais, car ils ont eux-mêmes agi de la même manière que les Katangais, en mettant sur pied un Gouvernement indépendant de Kinshasa à Kisangani, dans la Province Orientale. C’est un pareil comportement qui a conduit à la dislocation de la Chine en deux: Chine Populaire et Chine Nationaliste (Taïwan).

En 1960, pour défendre leurs intérêts , les Luba Kasaïens avaient proclamé l’Etat indépendant du Sud Kasaï, de Mulopue Kalondji. Actuellement encore, les Kasaïens ont mis sur pied une Zone Monétaire indépendante au Kasaï, aussi longtemps que Kinshasa ne va pas satisfaire aux exigences du peuple Kasaïen, qui réclame entre autre la nomination de Tshisekedi au Poste de Premier Ministre, de Vice-Président, ou de Président de la République, etc !

De 1960 jusqu’à ce jour, les Bakongo n’ont pas encore crée un Etat indépendant au Kongo Central, ni mis sur pie une Zone Monétaire indépendante au pays Kôngo. Le jour qu’ils décideront de le faire, les Unitaristes Lumumbistes et les Unitaristes Luba Kassaïens n’auront aucune leçon d’Unité Nacionale à donner au Peuple du Kongo Central, au Peuple Kôngo. L’UNITARISME CENTRALISATEUR ET DICTATORIAL est la cause principale qui paralyse ce pays.

Malheur à ceux qui comprennent toujours en retard. Transformons notre pays en une CONFEDERATION d’Etats Autonomes, unis au sommet par cinq problèmes majeurs, et nous finirons à la longue par être satisfaits les un les autres.

Unité au sommet et AUTONOMIE à la base, voilà le couple magique qui produira la souplesse voulue qui favorisera la libre entreprise des Etats Confédérés et leur développement compétitif.

3. LE REGNE DU COUPLE NGALO KASSAÏEN

1.C’est l’Eglise Catholique qui avait créé l’Agence Dia, la Conscience Africaine, le journal Courrier d’Afrique, la Libre Belgique, et le MNC qu’elle confia à Lumumba, car jusque là Patrice Emery Lumumba était dans la ligne de leurs intentions.

À partir de la Conférence Panafricaine d’Akra en 1958, ayant constaté que Lumumba est devenu un Disciple fanatique de l’Idéologie politique du Docteur Nkuame Nkrumah, l’Eglise Catholique s’est mise à considérer Lumumba comme étant devenu un Communiste dangereux, très dangereux.

En 1965, le Président Kasa Vubu s’est rendu à la Conférence d’Akra au Ghana, où ils se sont réconciliés avec le Docteur Nkuame Nkrumah. Dès son retour à Kinshasa, la CIA Américaine ordonna à Mobutu de faire le coup d‘état, de la renverser. Ce qui a été fait le 24 Novembre 1965. Mobutu, Tshisekedi, Nsinga, et Bomboko devinrent les Grands Barons de la Deuxième République et du MPR.

Parlant de Mobutu, le Chef de la CIA à Kinshasa, un Américain, disait :

« Kasa Vubu n’était pas un Ennemi de l’Occident, mais nous avons décidé de le liquider, car la CIA avait trouvé l’homme qu’il faut pour conduire la Politique Américaine au Congo. Cet homme c’est Mobutu. Il boit systématiquement, et le whysky le tient debout… »

Avant de devenir Premier Ministre, Lumumba avait été le Directeur Commercial chargé de faire, dans les bars de la capital, la publicité de la bière d’une certaine Brasserie de Kinshasa. Ainsi, Lumumba et ses amis , les Lumumbistes Unitaristes, avaient appris à boire beaucoup, et à faire leurs réunions politiques autour de plusieurs casiers de bière.

2. Le 17 Janvier 1961, Lumumba est mort, assassiné, au Katanga de Moïse Tshombe et de Godefroid Munongo, disait-on.

Le 24 Mars 1969, Mbuta Kasa Vubu est mort à Boma, au Kongo Central, victime d’un empoisonnement, par les Agents du Régime de la Deuxième République. Gravement malade, Mbuta Kasa Vubu , demanda au Gouvernement la permission d’aller se faire soigner en Confédération Helvétique (= la Suisse ), mais, intransigeant et très radical, Tshisekedi répondit catégoriquement : Non ! Pas question ! Car, il risque d’obtenir de l’aide en Europe, qui lui permettra de venir renverser notre Régime !

3 .Vers les années 58, conduit par l‘Abbé Malula, le Couple Ngalo Luba Kassaïen était chargé par la Manipulation Extérieure de combattre les Bakongo en suivant les ordres de l’Abbé Malula, qui avait été finalement récompensé par l’Eglise Catholique, en l’élevant au rang de Cardinal. C’est Malula qui avait mis sur pied le fameux plan destiné à combattre la langue Kikongo au profit du Lingala. Car le Kikongo était la langue des Protestants, tandis que le Lingala était celle des Catholiques.

Après le 24 novembre 1965, sous la conduite de Mobutu (Ngala) et de Tshisekedi (Luba Kasaïen), le couple Ngalo Kasaïen s’est acharné contre les Bakongo et le Kongo Central.
Mobutu avait transporté sa haine contre les Bakongo jusqu’au Congo Brazzaville. Ainsi, il avait été décidé le coup d’état contre Massamba Ndeba pour placer des Mboshi (des Anamongo) au pouvoir :Nguabi, Yombi Opango, et Sassou Ngesso .

4.Les Mboshi (Sasu et Yombi )tuent leur frère Nguabi, et après, ils rependent les fausses rumeurs que ce sont les Bakongo qui l’ont tué. En conséquence, les Mboshi tuent Massamba Ndeba, le Cardinal Biayenda, Kikadidi, et plusieurs autres bakongo de Mfua (Brazzaville).

5. Au Kongo Angola, à Luanda, les défenseurs de la Culture Coloniale Portugaise ont interdit l’usage du Kikongo dans la presse, dans la redaction des journaux. Ils s’acharnent sur les sites historiques du Royaume du Kongo pour les faire disparaître. Ainsi, à Mbanza Kongo,l’Eglise Catholique est actuellement à l‘oeuvre pour spolier Kulu Mbimbi, le Cimetière des Rois du Kongo, prendre des os de Rois et les amener en Europe. Le Pape de Rome en personne était venu à Mbanza Kongo, faire une cérémonie dans le domaine de Kulu Mbimbi. Voilà ce qu’on appelle Afrique Espoir !

Les Défenseurs de la Culture Potugaise à Luanda, les Cap Verdiens et autres Sao Toméens et consorts, vont jusqu’à considérer les Bakongo comme des Etrangers (Zaïrenses )sur la terre de leurs Ancêtres, au Nord de l’Angola et à Luanda, qui est une terre du Royaume du Kongo. Les richesses pétrolières du Kongo Central Angolais ne profitent pas aux Bakongo, et Monseigneur Nteka de Mbanza Kongo a été tué par un accident provoqué d’hélicoptère.

Dans quel pays du Monde avez-vous vu des dirigeants politiques du pays qui sont contre la Culture Traditionnelle de leur propre pays ?

Seules des personnes qui sont en territoire étranger conquis se comportent de cette façon.

L’Afrique Centrale a besoin d’Unité et d’Autonomie des Régions. Dans ce cadre, les Bakongo ont droit à leur État Autonome du Kongo, qui va de la région du fleuve kuanza (Kisama) jusqu’au sud du Gabon, dans le cadre de la Confédération de l’Afrique Centrale Unie, et restructurée, conformément aux intérêts des Peuples (des Ethnies)concernés.

6. 1°) De 1965 à 1997, sur ordre de la Dictature Ngalo Kasaïenne, on avait interdit l’usage du Kikongo pur à la Radio Kinshasa et Brazzaville. Les Musiciens Bakongo étaient intimidés et menacés s’ils osaient chanter la musique moderne en Kikongo Pur. On mit sur pied une politique commune, à Kinshasa et à Mfua, pour combattre le Kikongo et rependre le Lingala jusque dans les villages du Kongo Central.

2°) des Sociétés ont été démantelées au Kongo Central et transférées ailleurs.

3°)Des écoles ont été fermés chez nous et envoyées ailleurs.

4°)Des rails de chemin de fer (Boma, Tshela) ont été démantelés au Kongo Central et transférés ailleurs.

5°)Les Cadres Bakongo, poutant très consciencieux au travail, ont été licenciés, et remplacés par les Frères de Tribus des Grands Barons de la Deuxième République, dans la plupart des sociétés du Kongo Central.

6°) Le Kikongo, la Culture Kôngo, Bundu dia Kongo, et l‘Élite Kôngo, ont été surveillés, traqués, combattus,et massacrés par la Dictature Ngalo Kassaïenne !

7°)Les Magistrats, les Avocats, sont en majorité des Kassaïens, ignorant la Coutume et la langue des plaignants Bakongo ; et des vieux Bakongo ont été malmenés dans beaucoup de tribunaux pour avoir parlé en Kikongo qu’ils connaissent mieux, au-lieu du Lingala imposé.

8°)Le Staff de la magistrature du Bas-Fleuve, à Boma, se compose de la manière suivante : Sur dix sept magistrats, nous avons un Mutetela, deux Bakongo, et quatorze Luba Kassaïens. Dans les tribunaux où les Luba Kassaïens font la loi au Kongo Central, la population est victime de plusieurs tracasseries et amandes exhorbitantes et injustifiées qui ne vont jamais dans la caisse de l’État.

Ainsi règnent au Kongo Central, soutenus par l‘Armée et la Sécurité, les Tshibanda Ntoka, les Ntengu, les Kasubabo, les Kasongo, les Kongolo, les Kabeya, les Tshibangu, les Kayembe, les Kanda, les Kazadi, lesles Kombe, et plusieurs autres Ngalo Kassaïens qui se considèrent au Kongo Central comme en Territoire Étranger Conquis !

9°) L’Armée et les Services de renseignements, de Sécurité, sont dominés par des Ngalo Kassaïens chargés de combattre les Bakongo.

10°)Les Conférences Économiques du Kassaï, et l‘Équateur, ont eu lieu, financées et soutenues par le Trésor Public. Mais dès qu’on a entendu parler de la préparation de la Conférence Économique du Kongo Central, eh bien, la Dictature Ngalo Kassaïenne a dit trois fois : Non !

11°) L’Élite Kôngo a été décimée par dizaines. Ainsi, ont été assassinés, tués les : Bakala, Mandiangu, Kasa Vubu, Bikebi, Nzeza Nlandu, Mabanda, Kudia Kubanza, Massamba Ndeba, Kikadidi, Diawara, le Cardinal Biayenda , Monseigneur Nteka, Bayenekene, etc.

12°)Lors de la Régionalisation des Cadres décidée vers la fin de la Deuxième République, les quelques Cadres Bakongo, poutant très compétents, qui travaillaient au Kassaï, et ailleurs, ont été chassés et remplacés par des Luba Kassaïens, les Autochtones.

Aussitôt qu’on avait voulu appliquer cette décision Gouvernementale (la régionalisation des cadres) au Kongo Central, la Dictature Ngalo Kassaïenne (Mobutu, Tshisekedi) a dit :Pas question !

Ainsi, jusqu’à ce jour, la grande majorité des postes clés dans l’administration, dans la magistrature, et dans certaines sociétés au Kongo Central, est encore entre les mains des Frères de Tribu des Grands Barons de la Deuxième République, des gens réputés détourneurs et mauvais gestionnaires. Leur mission : désorganiser le Kongo Central, le piller, le délabrer, et l‘arrière !

Voilà jusqu’où les séquelles de l’ancienne MANIPULATION COLONIALE ont conduit les Bangala et les Luba Kassaïens dans leur Opposition Aveugle contre les Bakongo, le Kikongo, la Culture Kongo, Bundu dia Kongo et le Royaume du Kongo ! Ausstôt que les Bakongo se mettent à protester contre ces injustices, alors les Bourreaux se mettent à crier très fort en disant : Xénophobie au Kongo Central ! Toboyi Tribalisme !...’’

Ainsi donc, voilà le voleur qui crie : O ! Voleur ! Les Grands Tribalistes qui crient : Toboyi tribalisme !

4 .LES TRAITRES DU KONGO CENTRAL AU GOUVERNEMENT

Chaque communauté a un Idéal à atteindre, une langue, une culture, un combat conduisant à la réalisation de l’Idéal communautaire dans la vie.
Le membre de la communauté qui se donne corps et âme pour réaliser l’Idéal de sa communauté est un Nationaliste de cette communauté, un patriote, tandis que celui qui sabote la Solidarité Communautaire est un Traître à sa communauté. Il en est ainsi chez tous les peuples, dans toutes les races et dans tous les pays.

L’Ennemi Extérieure d’une communauté donnée s’allie toujours aux Traîtres intérieure de cette communauté, pour combattre, affaiblir, puis dominer cette communauté. C’est pourquoi, dans tous les pays sérieux, les Traîtres à la communauté ont toujours été châtiés impitoyablement. Ce sont des êtres méprisables qui n’ont pas le droit de représenter leur communauté aux instances supérieures d’un pays, ou aux réunions internationales, inter communautaires.

Il en est de même chez les Bakongo, où l’on trouve aussi des Nationalistes Kôngo , et des Traîtres Kongo.

Les Nationalistes Kôngo tiennent à l‘Idéal Kongo, à la Solidarité Kôngo ; tandis que les Traîtres Kôngo sabotent la Solidarité Kôngo , et sont indifférents aux problèmes qui tracassent la Communauté Kôngo.

Ainsi, chaque Nationaliste Kôngo a une Base populaire au Kongo Central. Il a une portion importante de la Population Kôngo qui l’aime, qui l‘écoute, qui l’obéit, qui milite sous ses ordres, à cause de ses oeuvres accomplies au sein de la Communauté Kôngo.Par contre, le Traître Kôngo n’a pas de Base populaire au Kongo Central. Cette personne méprisable ne représente que lui-même et ses intérêts égoïstes.

Prendre un Traître Kôngo et le nommer Ministre, pour représenter le Kongo Central au Gouvernement, c’est frustrer le Peuple Kôngo, c’est exclure les Bakongo au Gouvernement.

Car la Communauté Kôngo ne se reconnaît pas en la personne de ce Traître, de cet Ennemi de sa Communauté, qui le méprise en l’appelant Mbua Ntântu (=le Chien de l’Ennemi).

MBUA NTANTU

De 1965 à 1997, la Dictature Ngalo Kassaïenne ne nommait Ministre, Officier Supérieure, ou PDG, que des Bakongo douteux, Traîtres, à part quelques rares exceptions comme Wivine Nlandu, le PDG Kambu de la RVM, Mbuta Luemba, etc. Les autres, la plupart, étaient nommés pour récompenser leur Trahison à l’Idéal Kôngo. L’actuel Gouvernement de l’AFDL contient aussi deux Super Ministres (entre guillemets) que les Bakongo considèrent comme étant des Grands Traîtres à la Communauté Kôngo. Ce sont les Ministres X et Y.

Le Ministre X n’a jamais porté le peuple Kôngo dans son coeur, mais alors pas du tout ! Ainsi, il n’a pas de Base populaire au Kongo Central, et on ne sait pas quelle Province il représente au Gouvernement !

Le ministre Y sabote constamment la Solidarité Kôngo. À cause de son indifférence insolente et impolie, il est actuellement entrain d’être vomi par le Peuple Kôngo. Lui aussi, y, n’a pas de Base populaire au Kongo Central. Il compte plus sur sa qualité d’Agent de la CIA.

Dans tous les pays sérieux du Monde, le choix des personnes qui doivent représenter leur Région aux instances supérieures obéit à des critères qui donnent satisfaction à la Population à représenter. Ce n’est que dans ces conditions que tout Politicien cherchera à servir réellement son Peuple. Je dis que la Fidélité au Chef ne doit pas couvrir des personnes qui sont Infidèles et Traîtres à leur Région d’origine. Car, on tue ainsi le Pouvoir du Peuple, par le Peuple , et pour le Peuple , donc la Démocratie

5. L’ABAKO DE L’ERE NOUVELLE.

Tout combat politique a une dimension culturelle, et à toute Culture, est liée une langue spécifique.
Pour mieux connaître les différents visages de l‘ABAKO, il faut être Maître en Langue Kikongo.
Car l’ABAKO a plusieurs visages, plusieurs définitions. Selon que nous voulons fermer les portes de l’ABAKO aux Laquais, ou bien les ouvrir aux Nationalistes véritables, nous passons d’une définition de l’ABAKO à une autre.

L’ABAKO de l’Ere Nouvelle s’appelle L’ALLIANCE DES BATISSEURS DU KONGO, et cette ABAKO est ouverte à tous les Nationalistes Africains. Car, pour dire Dieu on dit AKONGO, et pour dire univers, planète Terre, Afrique, les Grands Sages Bakôngo disent Kongo dia Mbumba,(=univers), Kongo Dina Nza(=le Monde), Kongo dia Katiopa(=l’Afrique).

Ainsi, LES BATISSEURS DU KONGO sont les Bâtisseurs de l’Afrique, du Monde, et de l’univers.

Kongo dia Mbumba c’est l’univers, et le Royaume Universel se dit aussi KONGO DIA NTOTELA, donc le Royaume de tout l’univers. Car, en langue Kikongo, tôta veut dire ramasser, rassembler, fédérer, confédérer. Du verbe tôta proviennent les mots totalis (Latin), et totalité ( Français) .

KONGO DIA NTOTELA a la grande Mission d’avaler toute l’Afrique et le Monde, car Kongo dia Ntotela est le Royaume de la Totalité, le Royaume Mondial, le Royaume Universel, dont le Grand Mani Kongo,qui viendra du Ciel, sera le Roi et Prêtre, au temps prévu par le Seigneur, le Grand Dieu Akongo.

L’Alliance des battisseurs du Kongo (=ABAKO) est le prestigieux Parti politique des Constructeurs de la Confédération de l’Afrique Centrale, de la Confédération Continentale Africaine, et de la Confédération Mondial, et Universelle.

L’Alliance des Batisseurs du Kongo est l’Aile politique de BUNDU DIA KONGO extériorisée.

Car, Bundu dia Kongo est Nsaku, Mpanzu, Nzinga. La Religion, la Science, et la Politique. Le Chef Spirituel de Bundu dia Kongo est l’instructeur des Prêtres et des Politiciens. Il est Nlongi’a Kongo Ne Makandala, c’est à dire le Chef Politique et Religieux de l’Afrique Centrale.

6. LE PROBLEME HUTU ET TUTSI.

Le 8 Mai dernier, Monsieur Kofi Anan a été au Ruanda, où il a été mal accueilli par les Autorités Ruandaises. Je n’ai pas du tous apprécié la façon dont les Ruandais ont accueilli Monsieur Kofi , le fils de l’Afrique.

Au-lieu de s’en prendre à Monsieur Kofi Anan, les Tutsi et les Hutu devraient plutôt s’en prendre à eux-mêmes. Car ce sont des Tutsi et des Hutu qui ont tué leurs frères au Ruanda, et non pas Monsieur Kofi Anan.
Il y a eu génocide, oui. Et après ?

Hutu et Tutsi ont-ils réussi à se réconcilier actuellement ? Non. Ils continuent à s’entretuer !

Je dis qu’aussi longtemps que les Tutsi et les Hutu refuseront de se réconcilier, je ne vois pas quel miracle Monsieur Kofi Anan devra faire , pour résoudre le problème Ruandais.

Si les Noirs avaient refusé de se réconcilier avec les Boers, le problème Sud Africain serait sans solution jusqu’à ce jour. Gloire à la Sagesse de Mbuta Mandela !

Que pouvait faire l’Africain Kofi Anan, sans l’accord des grandes puissances qui dominent l’ONU?
On a parlé de dédommagement à Monsieur Kofi Anan. Daccord. Mais qui va dédommager qui ?,puisque ce sont les Tutsi et les Hutu qui se sont entretués entre eux !

Les Africains doivent cesser de croire que leur travail à eux c’est de casser, de détruire, après ce sont les autres qui ont l’obligation de réparer les dégâts de notre folie destructrice.

Y a-t-il des garanties, aujourd’hui, que si l’on aidait le Ruanda à se reconstruire, ce qui aura été reconstruit ne sera pas détruit ensuite par l’actuelle guerre civile larvée qui couve au Ruanda entre Hutu et Tutsi, par manque d’une véritable Réconciliation des Coeurs ?

Je dis que sans Réconciliation Nationale véritable, la reconstruction du Ruanda sera très difficile, voir impossible.

J’invite les Africains à beaucoup plus de responsabilité. Je les invite de cesser de croire que c’est la soi disante Comminauté internationale qui est chargée de résoudre les problèmes de la mauvaise gestion de notre vie !

Car, dans les conditions actuelles du Monde, la Communauté internationale, telle que se l’imaginent certains Africains naïfs, est u8n Mythe, une Utopie, ou du moins elle est synonyme des Grandes Puissances qui sont souvent complices, indifférentes ou bien mal intentionnées. Car, partout, elles ne voient que leurs intérêts, et elles n’interviennent que lorsque la défense de leurs intérêts l’exige. Alors là , elles cherchent à manipuler les Peuples en parlant de Démocratie, de Mondialisation, de Droits de l’Homme, de Crime contre l’Humanité, de Résolutions de l’ONU , alors que le vrai Motif de leur action est ailleurs.

1.Au Congo Brazzaville, Monsieur Lisuba était un Président Démocratiquement Elu, qui a été chassé du pouvoir par la France, la Société Elf, et cela pour mieux piller les richesses pétrolières du Kongo Central. Alors là, la France ne parle plus de Démocratie, de Droits de l’Homme, et de Crime contre l‘Humanité, qu’on est entrain de commettre actuellement au Sud du Congo Brazzaville, soutenus par la France !

2.Pour gagnier des grands marchés en Chine, les Grandes Puissances, alias Communauté internationale, ne parlent plus de ce qu’elles appelaient hier les Crimes de la Chine au Tibet, des Droits de l’Homme ,et de Démocratie. Combien de partis politique y a-t-il en Chine ?
Un seul parti, un parti unique. Le Parti Communiste Chinois.

3.Ce n’est pas à cause du respect de la Démocratie et des Droits de l’Homme que l’Occident est actuellement contre le Congo de M’ze Kabila. Le vrai problème est un problème de mainmise sur les richesses du pays, selon le Pacte signé avec Mobutu. Pour faire respecter ce Pacte : La France, la Belgique, les USA, etc, sont prêts à recourir à une Guerre de Kinshasa, du genre de celle qui a détruit la ville de Brazzaville, et placé l’Homme du Schéma Français au pouvoir. Après la guerre de Kinshasa, la Communauté internationale parlera des Génocidaires, qui seront toujours des Nationalistes Africains , se dit l’Occident.

Couple Ngalo Kassaïen ! Soyez sages, et cessez d‘être le germe de l’Autodestruction pour l’Afrique. Car, ce ne sera finalement pour toi que le MPIKI DIDI MFUMU’ANDI !

O! toi Occident, qui te dis Chrétien et Ami du Congo. Toi qui dis que le Congo te dois quatorze milliards de dollars de dette, injustifiée !

Toi qui sais où sont partis les milliards de dollars que Mobutu est venu cacher dans tes banques !

Regarde le gouffre de Misère dans lequel ton ancien Pacte avec Mobutu a plongé le Congo !

Cet ancien Pacte ne convient plus. Ainsi, je fais appel à la bonne volonté qui conduira le Congo et l’Occident vers un nouveau Pacte, qui sera avantageux pour le Congo et pour l’Occident.

Le Ciel me voit. J’ai dit !

Nlongi’a Kongo Ne Makandala

NE MUANDA NSEMI

Chef de Bundu dia Kongo

QUELQUES PHOTOS LIEES A L'ABAKO :

ABAKO

LEADERS DE L'ABAKOKasa Vubu (3)Evènements du 4 janvier 1959

le 4 janvier 1959

Membres de l'ABAKO

LES MARTYRS DE L'INDEPENDANCE a

LES MARTYRS DE L'INDEPENDANCE b

MFUMU KIMBANGU (2)

SIMBI BIA MVITA

 

67ème ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE MFUMU KIMBANGU 12 OCTOBRE 2016 - Copie

COMMENTAIRE DE NTUMUA MASE :

Après lecture de ce texte relatant la Vraie Histoire de L'ABAKO, je conseille donc les Bakongo de lire et de prendre conscience que l'INDEPENDANCE DE LA RDC était l'OEUVRE DES NATIONALISTES BAKONGO ! 

Mettre à la tête de ce pays un ETRANGER oubien un TRAITRE sont synonymes de CHAOS, de MISERE, de SOUFFRANCE, de GENOCIDE, de PILLAGE, de VOL, etc....

Voilà pourquoi le SEUL VRAI NATIONALISTE DE LA TREMPE MBUTA KASA VUBU est MFUMU MUANDA NSEMI !

Tous les autres politiciens sont soient des TRAITRES oubien des ETRANGERS au service de NA KIASUAMA.

Ne vous laissez pas MANIPULER par ces Hommes Vils dont leurs missions et de vous laissez sous la DOMINATION DES RUANDAIS !

Tôt ou tard, les BAKONGO SE REVEILLERONT ET DEMANDERONS LEUR AUTONOMIE, LEUR INDEPENDANCE !

Ainsi, nous aurons à la tête du KONGO DIAKATI SOUVERAIN, un VRAI FILS DU CLAN SAKU,MPANZU ye NZINGA a dit Ntumua Mase !

Si les Bakongo veulent revivre dans le futur les mêmes souffrances actuelles alors ils participeront comme des "bazoba" aux élections de mascarades organisées par Hyppolite Kanambe et ses alliés occidentaux....Sinon si les Bakongo veulent changer cela alors ils écouteront le mot d'ordre du NOUVEAU KASA VUBU ( Mfumu Muanda Nsemi) : DEHORS HYPPOLITE KANAMBE ET TOUS LES RUANDAIS ! NON A LA COLONISATION RUANDAISE !

Lisez ces KONGO DIETO écrits par Mfumu Muanda Nsemi qui vous explique pourquoi ne pas participer à ces ELECTIONS DE MASCARADE ! Bu ntele !

LE GRAND MAITRE MUANDA NSEMI DENONCE LES MANOEUVRES D'HYPPOLITE KANAMBE POUR EVITER LES ELECTIONS a

LE GRAND MAITRE MUANDA NSEMI DENONCE LES MANOEUVRES D'HYPPOLITE KANAMBE POUR EVITER LES ELECTIONS b

MFUMU MUANDA NSEMI S'ADRESSE A LA CLASSE POLITIQUE CONGOLAISE A PROPOS DES PSEUDO ELECTIONS D'HYPPOLITE KANAMBE a

MFUMU MUANDA NSEMI S'ADRESSE A LA CLASSE POLITIQUE CONGOLAISE A PROPOS DES PSEUDO ELECTIONS D'HYPPOLITE KANAMBE b

LES BAKONGO NE VOTERONT PLUS UN PRESIDENT UNIQUE DE LA RDC a

LES BAKONGO NE VOTERONT PLUS UN PRESIDENT UNIQUE DE LA RDC b

CE N'EST PAS CELA L'INDEPENDANCE QUE NOUS AVONS SOUHAITEE a

CE N'EST PAS CELA L'INDEPENDANCE QUE NOUS AVONS SOUHAITEE b

POURQUOI LES BAKONGO DEMANDENT L'INDEPENDANCE DU KONGO CENTRAL a

POURQUOI LES BAKONGO DEMANDENT L'INDEPENDANCE DU KONGO CENTRAL b

NTUMUA MASE

CHARGE DES BULLETINS D'INFORMATIONS DE BUNDU DIA MAYALA YE BUNDU DIA KINABI