polygamie

La polygamie est commune chez les Bakongo, mais la monogamie aussi est bien connue. Beaucoup d'hommes préfèrent une femme à plusieurs, parce que les femmes multiples donnent lieu à une atmosphère de querelles constantes et ajoutent la difficulté de leur fournir des vêtements et de la viande : «Qui a beaucoup de palmiers, il sera effrayé par le travail». Wabaka maba mamingi i yandi wakutikisa ntumbu, kami lwaza si ka mo tina.

Beaucoup de femmes font du bruit comme celui que fait un groupe qui se soûle. Le mari déteste leurs querelles et décide qu'il vaut mieux n'avoir qùune femme et avoir la paix à la maison.

Les raisons de la polygynie sont nombreuses. La femme augmente la richesse et la prospérité du clan par son dur travail aux champs et en mettant  au monde des enfants.

Les clans insistent donc que toutes les femmes se marient. :Chomme aussi profite de la famille nombreuse à cause de ses soi-disants « droits de père » qui, entre autres, incluent une partie de la dot sur ses filles.

Même après avoir quitté le village de leur père, les filles continuent à apporter de la nourriture à leur père et les garçons du gibier. La ferme est considérée comme le plus grand atout des Bakongo.

Chanceux l'homme qui a une femme, mais dix fois plus chanceux l'homme qui, disent-ils, a beaucoup de femmes. 

Une autre raison de la polygénie est que la femme ne dort plus avec son mari pendant les trois mois qui précèdent l'accouchement ni avant que l'enfant ait atteint deux ou trois ans, ni, encore moins, pendant les périodes de menstruation.

Une troisième raison reflète l'idée qu'avoir un harem est un honneur et un signe de richesse et de pouvoir. Jadis, dans certains clans, il y avait aussi un surnombre de femmes à cause des guerres intertribales et du taux de mortalité plus élevé chez les garçons que chez les filles. Toutes ces raisons prises ensemble rendent la polygénie courante chez les Bakongo.

Néanmoins, comme mentionné ci-dessus, la monogamie est bien connue et la plupart des hommes préfèrent une femme à plusieurs.

Les proverbes ne glorifient pas la polygynie. Le peu de proverbes qui existent au contraire sont la plupart négatifs, indiquant les difficultés de la polygynie. Peut-être cela indique-t-il que la polygynie n'est pas la forme originelle du mariage chez les Bakongo mais représente une dégénérescence.

Un proverbe très utilisé parle des difficultés de la polygynie en ce qui concerne le partage des vêtements, de la viande etc., de façon égale parmi les épouses. Les femmes dans un mariage polygynique ne reçoivent pas beaucoup de leur mari, mais ce dernier est obligé de leur fournir du sel, du poisson séché, un peu de viande et occasionnellement une pièce d'étoffe. Et gare au mari qui ne fait pas un partage égal parmi ses épouses! «Qui est polygame fait des parts égales». Wakwela nganda lungisila bikunku. 

Quand les Bakongo se partagent la viande, ils doivent la diviser en parts absolument égales. Quand ils partagent un gibier,
chaque part doit comporter un peu de chaque partie de l'animal : les cuisses, le foie, les intestins, etc.Ce n'est pas facile pour un mari de diviser tout de manière égale entre ses épouses.

Autant que nous en avons trouvé, aucun proverbe n'exhorte les gens à mener une vie polygynique, et quelques-uns même avertissent contre elle. « Qui continue à se marier épousera un crapaud ». Walanda kwela wele kwela huku.

Quiconque se plaît à multiplier les femmes finira par épouser une femme mauvaise et stupide. [avertissement suivant est aussi donné à une qui voudraient pratiquer la polygynie : « La route que tu n'as pas encore suivie est sinueuse ». Nzila kwayenda ko yazungana. C'est-à-dire, gare à la polygynie, car c'est une route tortueuse. Si un homme prend une deuxième femme, il ne devrait pas répudier la première : « Si tu as un nouveau panier, ne jette pas celui qui est usagé».

Wabaka mpidi yamona, kulosi nsangala ko. Le proverbe suivant a le même sens: «Ce que tu as, garde-le bien, chercher est fastidieux». Wabaka keba, tomba fuki kena. C'est une affaire fastidieuse de chercher une nouvelle femme, alors garde celle que tu as.

Dans le Bukongo prôné par Mfumu Muanda Nsemi la polygamie n'est pas interdite mais il est conseillé d'avoir une femme pour ne pas épuiser son énergie sexuelle qui sera une nourriture pour le cerveau.

Un ancien Kongo Dieto écrit par Mfumu Muanda Nsemi explique cela :

LE GRAND MAITRE MUANDA NSEMI PARLE DE LA POLYGAMIE EN RDC a

LE GRAND MAITRE MUANDA NSEMI PARLE DE LA POLYGAMIE EN RDC b