MATEBO

Yenge kieno Batata ye Bayaya mu Nzila Kôngo

Chaque communauté a un Idéal à atteindre, une langue, une culture, un combat conduisant à la réalisation de l'Idéal communautaire dans la vie.

Le membre de la communauté qui se donne corps et âme pour réaliser l'Idéal de sa communauté est un Nationaliste de cette communauté, un Patriote, tandis que celui qui sabote la Solidarité Communautaire est un Traître à sa communauté. Il en est ainsi chez tous les peuples, dans toutes les races, et dans tous les pays.

L'Ennemi Extérieure d'une communauté donnée est allié toujours aux Traîtres intérieurs de cette communauté, pour combattre, affaiblir, puis dominer cette communauté.

C'est pourquoi, dans tous les pays sérieux, les Traîtres à la communauté ont toujours été chatiés impitoyablement. Ce sont des êtres méprisables qui n'ont pas le droit de représenter leur communauté aux instances supérieures d'un pays, ou aux réunions internationales, inter communautaires.

Il en est de même chez les Bakongo, où l'on trouve aussi des Nationalistes Kôngo, et des Traîtres Kôngo.

Les Nationalistes Kôngo tiennent à l'Idéal Kongo, à la Solidarité Kôngo ; tandis que les Trâitres Kôngo sabotent la Solidarité Kôngo, et sont indifférents aux problèmes qui tracassent la Communauté Kôngo.

Ainsi, chaque Nationaliste Kôngo a une Base populaire au Kongo Central. Il a une portion importante de la Population Kôngo qui l'aime, qui l'écoute, qui l'obéit, qui milite sous ses ordres, à cause de ses oeuvres accomplies au sein de la Communauté Kôngo.

Par contre, le Traître Kôngo n'a pas de base populaire au Kongo Central. Cette personne méprisable ne représente que lui-même et ses intérêts égoïstes.

Prendre un Traître Kôngo et le nommer Ministre, pour représenter le Kongo Central au Gouvernement, c'est frustrer le Peuple Kôngo, c'est exclure les Bakongo du Gouvernement.

Car la Communauté Kôngo ne se reconnaît pas en la personne de ce Traître, de cet Ennemi de sa Communauté, qui le méprise en l'appelant Mbua Ntântu (= le Chien de l'Ennemi).

De 1965 à 1997, la Dictature Ngalo Kasaïenne ne nommait Ministre, Officier Supérieur, ou PDG, que les Bakongo douteux, Traîtres, à part quelques rares exceptions comme Wivine Nlandu, le PDG Kambu de la RVM, Mbuta Luemba, etc.

Les autres, la plupart, étaient nommés pour récompenser leur Trahison à l'Idéal Kôngo.

L'actuel Gouvernement de l'AFDL contient aussi deux Super Ministres (entre guillemets) que les Bakongo considèrent comme étant des Grands Traîtres à la Communauté Kôngo. Ce sont les Ministres X et Y.

Le Ministre X n'a jamais porté le Peuple Kôngo dans son coeur, mais alors pas du tout !

Ainsi, il n'a pas de Base populaire au Kongo Central, et on ne sait pas de quelle Province il représente au Gouvernement !

Le Ministre Y sabote constamment la Solidarité Kôngo. A cause de son indéfférence insolente et imploie, il est actuellement antrain dêtre vomi par le Peuple Kôngo. Lui aussi, Y, n'a pas de Base populaire au Kongo Central. Il compte plus sur sa qualité d'Agent de la CIA.

Dans tous les pays sérieux du Monde, le choix des personnes qui doivent représenter leur Région aux instances supérieures oébit à des critères qui donnent satisfaction à la Population à représenter. Ce n'est que dans ces conditions que tout Politiciens cherchera à servir réellement son Peuple.

Je dis que la Fidélité au Chef ne doit pas couvrir des personnes qui sont Infidèles et Traîtres à leur Région d'origine. Car, on tue ainsi le Pouvoir du Peuple, par le Peuple, et pour le Peuple, donc la Démocratie.

La Sagesse Kôngo enseigne ceci :

- Mvualangani ka manisanga mvualangani ko.

- On ne met jamais fin au désordre en agissant par le désordre.

- Mvita ntu, ka mabundu ko.

- Un peuple qui n'a pas un chef intelligent, visionnaire, et entreprenant, ne peut pas gagner une guerre.

- Mu mpu muzingilanga nsi.

- La prospérité d'un pays dépend de la qualité de ses dirigeants.

- Nkangu wabuaka nsuki, tumbu kua mfumu za nsi.

- C'est la faute des dirigeants du pays, si le Peuple périt.

- Muisinsi wuyalanga, Nzenza kayalanga nsi ngani ko.

- C'est le Fils du Pays qui gouverne, pas l'Etranger.

- Lunungu lutuganga, mandangi ka matunganga ko.

- C'est la justice qui construit, tandis que l'injustice détruit la cohésion nationale.

Vive l'Union de Ntimansi (= Kimvuka kia Ntimansi)

Note : Extrait du livre LE COMBAT DE L'ABAKO écrit par Ne Muanda Nsemi et mise en page par Ntumua Mase...Ingeta ! Ibobo, Ibobo !