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Yenge kieno Makesa mu Nzila Kongo mu Katiopa, Amelika ye Nza yamvimba

Ne Makandala Nlongi'a Kongo Ne Muanda Nsemi dans le Kongo Dieto 836 "Le Règne des Makandala" dit ceci :

" ...En langue Kikongo, le mot KOKO, au pluriel Moko, veut dire la main. Les cinq doigts de la main, les cinq orifices de la tête. Le Nabi Kôngo du cinquième degré porte le titre de MA KOKO ..."

Le Chef Spirituel du Kongo Central (=Nkuluntu a Bundu dia Kongo Ne Muanda Nsemi) dit ceci : Kinkimba, Lêmba, Buelo, Kimpasi, Ndêmbo, etc, étaient des Ecoles Initiatiques du ROYAUME DU KONGO.

Les Initiés qui arrivaient au grade de MA KOKO dans ces Ecoles Initiatiques devenaient des Chefs Religieux, des Maîtres Spirituels manifestant des Grands Pouvoirs Spirituels comme par exemple se transformer en toute chose, marcher sur l'eau, etc...

A cause de ces Pouvoirs, ils étaient très influents et très populaires dans chaque région du Royaume de KONGO DIA NTOTELA où ils se trouvaient.

A cause de la popularité et du respect extrème du Peuple Kôngo vis-à-vis des MA KOKO, un étranger de passage, et ignorant LA TRADITION KONGO, prenait facilement ces MA KOKO pour le Roi de la Région.

C'est cela que Savorgan de Brazza a fait avec le Mâ Kôko de Kongo dia Mbe en 1880, le transformant en roi des Bateke. Depuis lors, la Tradition Coloniale veut qu'on puisse continuer à parler de Mâ Kôko, le roi des Bateke. Ce qui n'est pas vrai.

MA KOKO est un grade religieux, initiatique, que portait un groupe de Prêtres BAKONGO, des Grands Initiés Lêmba, chargés de sacrer des dirigeants politiques du Royaume du Kongo.

En 1654, parlant d'un Mâ Kôko qu'il avait rencontré à Lêmba (Mpumbu, Kinshasa), le Père Jérôme de Montesarchio disait :

"...C'était qu'en même un Grand Initié, un grand Mage. Son art diabolique lui permettait de se transformer ou en fétu de paille, ou en brin d'herbe, ou en morceau de bois, ou en fourmi, en un mot, en n'importe quoi comme cela lui plaisait ..."

Le Chef Spirituel du Kongo Central (=Nlongi'a Kongo Ne Muanda Nsemi)insiste sur le fait que l'art de Mâ Kôko est un ART DIVIN que ce Prêtre Chrétien essaie de dénigrer en le qualifiant de DIABOLIQUE !

Le Père Jérôme de Montesarchio dit que ce Mâ Kôko de Lêmba lui disait qu'il était le Grand Père du Roi du Kongo (=Nkâka). Et puisque personne ne pouvait de venir Roi à Mbanza Kongo s'il n'est pas issu d'une lignée des PURS BAKONGO, ce Mâ Kôko de Lêmba était donc un MUKONGO, un Nkongo, un descendant de l'Ancêtre Nsaku, l'Ancêtre des Grands Prêtres Bakongo.

Le Père Jérôme ajoute que Mâ Kôko avait l'habitude de se rendre à Mbanza Kongo, la capitale du Royaume du Kongo, et d'y rester longtemps.

En 1887, dans son rapport missionnaire intitulé REPORT OF MISSIONARY OF STANLEY POOL, le Missionnaire Bentley dit ceci :

" ...Lorsque je me trouvais au Stanley Pool, le Mâ Kôko de Lêmba (Kinshasa) s'était rendu à Mbanza Kongo, où il était longtemps resté..."

Le Chef Spirituel du Kongo Central (=Ne Muanda Nsemi)explique en disant : MA KOKO est un grade Initiatique (religieux, spirituel) du BUKONGO, dont le Temple Central et le Chef Suprême des Nabi Kôngo, se trouvaient à Mbanza Kongo.

Voilà pourquoi, de tout temps, les MA KOKO de toutes les régions du ROYAUME DE KONGO DIA NTOTELA se rendaient de temps en temps à Mbanza Kongo : leur capitale politique et religieux. Ils appelaient cel "...monter à Mbanza Kongo...", puisque la ville de Mbanza Kongo est construite sur une montagne, un haut plateau qu'on appelle le Mont Lêmba, le Mont Nkayila, le Mont Nkumba Wungudi, la Sainte Montagne du Kongo.

Monter à Mbanza Kongo c'est comme dirait, pour les Enfants d'Israel, monter à Jerusalem, au Temple de Salomon.

Fouillez les Archives de la Tradition Initiatique Kôngo, le BUKONGO, et vous allez apprendre qu'il y avait un Grand Mâ Kôko à Mbanza Kongo qui jouait, à côté du Roi, le rôle de Grand Père Spirituel du Kongo.

Au même moment, il y avait un autre Mâ Kôko à Lêmba (Mayombe), un Mâ Kôko à Kilemba Nzau dans le Manianga, un Mâ Kôko à Lemfu, un Mâ Kôko à Lêmba (Kinshasa), un Mâ Kôko à Kimpemba, un Mâ Kôko à Kazombo, un Mâ Kôko à Malemba (Kuilu, Pointe Noire), un Mâ Kôko à Kakongo (Kabinda).

Tous ces Mâ Kôko sont tous des BAKONGO de Clan Nsaku Ne Vunda (la religion), mais ils ne sont pas tous des Bateke. Car certains parmi eux sont des Vili, des Bambundu, des Babembe, des Bayombe, des Manianga, des Bazombo, des Balemfu, des Bateke, des Bawumbu, des Bayaka, etc.

Pendant qu'il y avait un Mâ Kôko à Kongo dia Mbe de l'autre côté du fleuve Muanza (Kongo dia Mfua), au même moment, dans le district de Mpumby, au village de Lêmba devenu Zone de Lêmba à Kinshasa, il y avait un autre Mâ Kôko.

Le Mâ Kôko du district de Kongo dia Mbe (Congo Brazza) était un MUTEKE, tandis que le Mâ Kôko de Lêmba à Kinshasa était un MUWUMBU.

La TRADITION des Initiés Kôngo enseigne que Mâ Kôko n'est pas un grade politique, mais un grade Religieux, Spirituel, Initiatique du BUKONGO. Le cinquième degré a dit le Grand Mâitre de la Sagesse Kongo (voir le Kongo Dieto 836).

Dans un même pays, on ne peut pas avoir plusieurs Rois à la fois. Par contre, on peut avoir plusieurs Pasteurs, plusieurs Rabbi, plusieurs Iman, plusieurs Evêques, plusieurs Mâ Kôko, plusieurs Monseigneurs.

Car le Mâ Kôko est un Rabbi, un Nabi, de la Voie Initiatique Kôngo, un descendant de l'Ancêtre Nsaku. C'est pourquoi on dit qu'il est le Grand Père du Roi du Kongo.

Au Royaume d'Israel, le Clan Lévi était de la Caste des Prêtres, tandis que le Clan Nsaku Ne Vunda était la Caste des Prêtres au Royaume du Kongo.

Dans la Tradition Kôngo, c'est LE CHEF SPIRITUEL NSAKU NE VUNDA  qui portait le titre de Grand Père (Nkâka) du Roi du Kongo. Ingeta ! Ibobo, Ibobo !

Ne Makandala Nlongi'a Kongo Ne Muanda Nsemi est parfois appelé : Nkâka

Qui a compris pourquoi ?