LA DIASPORA KONGO

Yenge kieno à tous les MAKESA MA BUNDU DIA KONGO

YENGE KIENO

Je voudrais RENDRE HOMMAGE A TOUS LES BAKONGO QUI ONT VERSES LEUR SANG SUR MA TERRE NATALE "MADININA KONGO"...

Partout où il y a eu des REVOLTES, les BAKONGO étaient aux avant-postes ...En HAITI (MAKANDAL), au BRESIL (ZUMBI), à CUBA (MARIANO GANGA), aux Amériques (JEMMY), au Mexique (GASPAR YANGA) , en MARTINIQUE (MOUNBOUNDO, QUINQUELA,M' VONDO) etc...

Les BAKONGO nous ont légués le KIKONGO qui est caché dans la langue que nous parlons appelée KREOL...que nous retrouvons en GUADELOUPE, en HAITI, à la DOMINIQUE, etc...

Les BAKONGO nous ont laissés des danses comme la CALENDA (KALENDA) et aussi un art martial redoutable DAMNYE( NGOLO) ...

Les BAKONGO nous ont légués la science secrète des plantes...et aussi des rituels sacrés pour se protéger...

Il existe dans une commune vers le GROS-MORNE un morne portant le nom de KONGO dans mon île : morne CONGO


Les BaKongo, eux, furent au côté des Créoles dans toutes les grandes luttes politiques et sociales qui secouèrent le sud de la Martinique (où ils étaient nombreux)[/b] dans la seconde moitié du XIXe et au début du XXe siècle. Cette jonction avec les Créoles était une crainte des planteurs. Nonobstant l'idée selon laquelle l'Africain était “celui qui travaille le mieux” (Cochin, cité par Sméralda-Amon, 1996 : 323), nombre de propriétaires paraissaient “peu désireux de voir arriver des Africains dont la présence risqu [ait] d'augmenter la tension sociale” (David, 1978 : 54). Aussi, quand un planteur constata que les BaKongo était reçus en compatriotes, il s'inquiéta: “ils s'entendent parfaitement, malheureusement” (cité par Renard, 1973 : 231). Ces craintes se révélèrent fondées. Des manifestations de solidarité eurent lieu, dirigées contre le tiers béké. La première de celles-ci, la plus importante, fut l'Insurrection du Sud, en septembre 1870

Tout partit d'un acte raciste, aggravé par une décision de justice inique. Un Créole, Léopold Lubin, fut cravaché par deux Blancs qui lui reprochaient d'avoir omis de les saluer et tardé à s'écarter du passage de leurs chevaux. Lubin porta plainte et attendit vainement justice. En représailles, il cravacha sévèrement l'un de ceux qui l'avaient fouetté. Il fut condamné à cinq ans de bagne. Un assesseur du jury, le Béké Codé, se vanta d'avoir emporté la décision. Il fut la cible de la vindicte populaire. L'un de ses “dépeceurs [fut le] Kongo Joseph Tang” (Anselin, 1994 : 147). 

Cet acte fut l'épisode marquant d'une insurrection qui prit pour référence la révolution haïtienne, dans un contexte caractérisé par l'affaiblissement du pouvoir central du fait de la guerre franco-prussienne. La rébellion se fixa trois objectifs essentiels, dont un concernait spécifiquement les BaKongo: 

- proclamer l'indépendance de l'île et établir une république martiniquaise, 
- chasser les Blancs, s'emparer des terres et assurer leur restitution aux paysans (trois propriétés avaient déjà été partagées), 
libération des Africains (très nombreux dans le Sud) nouvellement arrivés de tous les engagements contractés (Lucrèce, 1981 : 76). 

Partie de Rivière-Pilote, la révolte embrasa le sud de l'île, incendiant une cinquantaine d'habitations. Mais l'indiscipline et la désorganisation stratégique des rebelles, leur hésitation à attaquer les centres névralgiques de Saint-Pierre et Fort-de-France, leur armement dérisoire face à la détermination de colons surarmés, bien décidés à empêcher toute reproduction du modèle haïtien, eurent raison de l'insurrection. 

La rébellion fit officiellement 23 morts: 4 du côté de l'autorité, 19 dans le rang des insurgés. Mais ce dernier chiffre fut contesté. D'aucuns parlèrent de plusieurs dizaines de tués parmi les rebelles. Il y eut 510 arrestations. 71 inculpés furent condamnés à la déportation ou aux travaux forcés (Renard, 1973 : 235) et 5 des principaux chefs de l'insurrection furent fusillés (Nicolas, 1996 : 91). 

Le second cas concerne la grande grève de 1900, laquelle fut la première à intéresser toute la Martinique. A compter de 1884 s'amorça une longue crise sucrière en raison d'une surproduction internationale. Les planteurs répondirent par une limitation des coûts de production qui se traduisit par une diminution drastique des salaires et une augmentation des tâches. Dans le même temps, les produits alimentaires de base importés de France et des Etats-Unis renchérissaient. Le 5 février 1900, les ouvriers agricoles de trois habitations de Sainte-Marie (nord) refusèrent de reprendre le travail et entamèrent une grève marchante. Le principe était de rejoindre d'autres plantations afin d'en débaucher les cultivateurs. La grève s'étendit au sud et le 8 février dans l'après-midi, 400 grévistes atteignirent l'usine du François. Le maire, Homère Clément, les arrêta et entama des négociations. C'est alors qu'un détachement de 25 hommes ouvrit le feu contre toute attente. “Dix-sept ouvriers sont morts ce jour-là, tués sur place ou lors de leur transport à l'hôpital du Saint-Esprit” (Léotin, 2000 : 13). Homère Clément en réchappa, mais le crâne de son cocher fut fracassé. Parmi ceux qui tombèrent, trois portaient des noms BaKongo : Mouboundo, Quinquéla, M'vondo

Le troisième cas a trait à un épisode de l'histoire politique martiniquaise, “La guerre du Diamant”, tiré de l'oubli par une publication de l'ethnologue Richard Price. Les faits se déroulèrent le 24 mai 1925, dans une commune du sud à forte minorité Kongo. Ils furent une des conséquences tragiques des manœuvres électorales de la plantocratie, qui s'efforçait, avec le soutien de l'administration, d'entraver par la répression, la fraude et l'argent l'ascension du parti socialiste18. 

“Au Diamant, les socialistes qui tenaient la majorité étaient près à renverser le maire sortant, Eleuthère, homme de la droite et béni-oui-oui du colonel de Coppens et des béké” (Price, 2000 : 16). Au terme du vote, l'urne fut enlevée par les gendarmes pour être dépouillée à Fort-de-France. Les partisans socialistes, craignant la fraude lors du dépouillement en leur absence, s'opposèrent vigoureusement à ce déplacement. S'ensuivit une fusillade sans sommation qui fit 10 morts et 11 blessés. Les victimes provenaient essentiellement de la foule des manifestants et des badauds, mais y figuraient aussi des partisans des Békés qui escortaient l'urne, et de Coppens lui-même, distillateur, conseiller général et représentant local de la plantocratie. Il y eut controverse sur les causes du décès de Coppens: assassinat par des émeutiers, balle perdue provenant des gendarmes ou des militaires, tir intentionnel d'un caporal mitrailleur guadeloupéen et socialiste, on se perdit en conjectures. 

Dix manifestants furent arrêtés et condamnés. Parmi eux, quatre descendants de BaKongo: Makessa, Makessa, Mayulika, M'Bassé. La mémoire orale reconnut aux BaKongo un rôle déterminant dans l'affaire: “C'était ces Kongos qui ont commencé cette bagarre-là… Tous ces Kongos étaient pour ce nègre-là (Giscon). Ils étaient contre le colonel Coppens ” (cité par Price, 2000 ; 26). 

Huit ans plus tard, un maraudeur et talentueux sculpteur, le fils de Congo Médard Aribot, fut condamné à la relégation à perpétuité en Guyane. Officiellement, il devait ce châtiment à ses larcins répétés. Mais l'opinion populaire prétendit qu'il payait-là la réalisation trop vraie d'un buste du colonel, “photo en bois” brandie par des émeutiers menaçants peu avant la tragédie. 

Par-delà le préjugé de couleur et le souci de se démarquer de l'Afrique, traits prégnants dans la société d'accueil, il y eut donc alliance politique entre arrivants et natifs. Dans ce contexte de lutte, les BaKongo virent même certains stéréotypes qui leur étaient défavorables se retourner à leur profit. Ainsi la “sauvagerie” des BaKongo, préjugé auxquels adhéraient les Créoles, fut appréciée, recherchée, dès lors qu'il s'agissait de s'adjoindre des alliés que l'on pensait en mesure de répondre radicalement à l'injustice coloniale

L'adhésion des BaKongo aux luttes du groupe majoritaire n'était toutefois que le prolongement d'une adhésion générale aux usages de ce groupe. Par volonté d'intégration, les BaKongo semblent avoir choisi de s'assimiler. Par exemple, là où les autres engagés manifestaient un refus du baptême (ce qui ne sera pas le cas de leurs descendants), les BaKongo se convertirent en masse au catholicisme. Du moins formellement: “J'ai vu sur une habitation la femme du propriétaire, essayant de faire revivre un antique usage colonial, réunir soir et matin ses émigrants [africains] pour une prière à laquelle venaient se joindre quelques éléments d'instruction religieuse. Les progrès étaient lents, et les plus savants au bout de quelques mois n'avaient guère dépassé le signe de la croix […]. Peut-être les Indiens se laisseraient-ils convertir moins aisément” (du Hailly, 1863 : 872). 


Il en fut de même du mariage. Peu pratiqué parmi les esclaves, le mariage avait suivi une forte progression après l'abolition (tout en restant bien moins commun que le concubinage). “Si l'on compare les moyennes décennales qui ont précédé et suivi 1848, on verra que le nombre annuel des unions régulières est monté à la Martinique de 46 à 637” (ibid : 862). Les BaKongo accompagnèrent le mouvement en se mariant en nombre. “Aucun autre groupe n'adopta aussi bien les normes de la vie martiniquaise” (David, 1973 : 135). 

Les Indiens réagirent eux aussi à l'arbitraire, aux violences, au non-respect des dispositions contractuelles et la misère dans laquelle ils furent, comme les autres engagés, plongés. Désertions, refus de travail, incendies de bagasse, suicides se produisirent dans des proportions considérables. Pour autant, ces actes répétés de rébellion ne débouchèrent sur aucune entreprise intercommunautaire d'insoumission. Cette rencontre empêchée entre Indiens et Créoles s'explique, pour l'essentiel, par l'instrumentalisation par les propriétaires, des premiers contre les seconds. 

Il s'agissait-là d'une répétition de l'Histoire. La manipulation des Mulâtres émancipés contre les esclaves participait du même principe: diviser pour régner. Cet objectif des engagistes leur faisait d'ailleurs préférer l'immigration indienne, moins susceptible à leur avis de déboucher sur une coalition entre dominés, du fait de la différence d'origine des arrivants. 

Ainsi, en 1884, l'année même de l'arrêt de l'immigration pour cause de surproduction sucrière, les planteurs de Basse-Pointe décidèrent de baisser les salaires des cultivateurs créoles et s'appuyèrent pour ce faire sur la main d'oeuvre indienne (Adélaïde-Merlande, 2000 : 113). Et en 1885, dans le cadre d'une grève déclenchée à l'usine du François suite à une réduction de 20% des salaires, “on fait appel à des immigrants indiens pour passer au moulin les cannes déjà coupées” (ibid : 114). Enfin, les colons entretinrent la rivalité entre Créoles et Indiens en confiant préférentiellement aux Indiens les postes d'encadrement intermédiaire des plantations. 

Consécutivement à ces manœuvres, fleurirent de nombreux discours dégradants de faiseurs d'opinion à l'endroit des Indiens. Ils provenaient notamment d'élus des Créoles opposés à une immigration qui n'en finissait pas. L'accumulation de ces discours joua en défaveur des Indiens, là où BaKongo et Chinois échappèrent à cette accumulation, en raison de la brièveté des périodes sur lesquelles s'étalèrent leurs arrivées20. 

Tout ceci eut pour conséquence le rejet des Indiens par la majorité des autochtones. On peut mesurer l'ampleur de ce rejet à la production d'une oraliture créole flétrissant les Indiens (chansons, proverbes, contes, etc21), qui n'eut d'équivalent pour aucun autre groupe immigré. Mais les contradictions dans lesquelles furent placés les Indiens puis leurs descendants, ne devaient résister indéfiniment au poids des réalités. 

En septembre 1948, éclata l'affaire des “Seize de Basse-Pointe”. Cet événement s'inscrivit dans une année particulièrement troublée au plan social. En février déjà, les gendarmes avaient tiré sur une foule de grévistes au Carbet, tuant trois d'entre eux, blessant une trentaine d'autres. 

Sur l'habitation Leyritz à Basse-Pointe, alors que se tenait une assemblée générale de grévistes, un des deux administrateurs de la plantation, le Béké Guy de Fabrique - dont le frère présent à la réunion semblait menacé -, se rendit sur les lieux, armé et escorté de gendarmes. Il fut “mortellement blessé de plusieurs coups de coutelas” (Manville, 1992 : 86). 

A l'issue du lynchage, quelques dizaines de grévistes prirent le maquis et tinrent quelque temps, aidés par la population. A leur arrestation, seize présumés coupables furent transférés à Bordeaux pour jugement. Parmi eux, plusieurs descendants d'Indiens, dont Moutoussamy, Moutoussamy et Julina. Deux ans plus tard, au terme d'un procès retentissant et grâce au soutien de la population de Basse-Pointe, de l'immigration antillaise en France, du Parti communiste et de syndicalistes, les inculpés furent acquittés. 

Ulcérés par ce jugement, les Békés de Basse-Pointe licencièrent de nombreux travailleurs soupçonnés d'avoir participé au lynchage ou soutenu les inculpés. Figuraient parmi eux plusieurs descendants d'Indiens, qui partirent alors rejoindre d'autres descendants d'Indiens, cantonniers à Fort-de-France (Arsaye, 1998 : 73). 

L'ostracisme du groupe majoritaire à l'égard de la descendance indienne, ne devait toutefois se terminer qu'avec la disparition, dans la décennie 1960, de l'habitation en tant que cellule de base de la société. Les tensions entre groupes découlaient des relations de concurrence instituées et entretenues par le colon au sein de la plantation. Avec la fin de celle-ci, les raisons d'une opposition ayant pour origine l'utilisation des Indiens comme briseurs de grèves disparurent. La marginalisation de l'Indien, qui était liée au système plantationnaire et qui avait pour fondement la pérennisation du rapport de domination du Béké, se désagrégea avec la faillite du système en question. 

Ces longues années durant lesquelles les Indiens puis leurs descendants ne purent s'intégrer véritablement à la société martiniquaise, eurent des conséquences au plan de la préservation de leur héritage culturel. La culture indienne allait sortir confortée de cette entente empêchée. Maintenus à l'écart, les Indiens n'eurent d'autre choix que de cultiver les traits qui étaient les leurs et de sauvegarder leur différence. Ce qui les stigmatisait encore davantage aux yeux des Créoles. En substance, le rejet de l'Indien contribua à la préservation de son patrimoine culturel. 

Par un retournement de conjoncture, ces permanences culturelles indiennes traditionnellement niées ou méprisées, représentent aujourd'hui un enjeu pour la société globale. Confrontée à la dissolution des traits créoles du fait du basculement pour cause d'assistance économique généralisée dans une modernité non produite et non contrôlée, face à l'assimilation accélérée aux cultures française et étasunienne, la société martiniquaise est aujourd'hui en perte d'identité et en quête de particularismes à opposer à l'absorption en cours. Et ces différences, elle les trouve dans une culture créole revisitée, c'est-à-dire intégrant notamment l'apport indien. 
Pour la descendance indienne, cette évolution est synonyme d'intégration et de valorisation. Mais parce que les traits légués par l'immigration, marqués par l'adaptation au monde révolu de l'habitation, ne sont pas eux-mêmes à l'abri de la dissolution, les héritiers, pour conforter le legs autant que pour le renouveler, puisent de plus en plus dans le stock culturel indo-indien. La représentation civilisationnelle de l'Inde, aujourd'hui des plus positives, les y incite d'autant plus. 

La disparité entre les héritages étudiés s'expliquerait donc par un faisceau de causes et par des réponses différenciées à la manipulation coloniale. Les parcours de ces trois groupes nous montrent, s'il en était besoin, que la transmission des traits culturels s'établit en fonction des conditions, des situations, dans lesquelles se trouvent placés les groupes qui portent ces traits. La transmission culturelle s'opère quand qu'il existe des bases objectives et un contexte qui la permettent. Elle est tributaire de l'histoire, de la sociologie, de la politique. Elle n'est pas une reconduction mécanique

Lors de la grève de 1900 , parmi ceux qui tombèrent , trois portaient des noms Congo : La liste au François porte deux Africains. l'un d'eux , surnommé Ti Paul Pierre est âgé de 60 ans. Son vrai nom est QUINQUELA . Il fut atteint mortellement alors qu'il cheminait à proximité de l'usine avec un paquet d'herbe sur la tête. 

L'autre c'est M'VONDO Paul . La liste du Robert compte un fils d'Africaine : MOUBOUNDO JeanDominique.Est-ce l'Africain que le lieutenant Khan affirme avoir abattu alors qu'il l'attaquait du coutelas ? 

Les BaKongo ont conservé leur patronyme. On les trouve plus nombreux dans le Sud. 
Le Diamant est la commune la plus caractéristique. les familles occupent le Morne l'Afrique , un quartier reculé , boisé , escarpé , donné aux affranchis par le Comte de Dizac ; les nouveaux arrivants s'y installent . Ils s'agit aujourd'hui de terres arides et rocailleuses , mais le Diamant était un important centre cannier comptant huit sucreries au milieu du XIX e siècle. 

Les descendants de ces familles sont encore là : Makessa , Matha , Zoumba , Simba , Ouemba , M'Basse , Condy et Condé , Foutou , 
Maloungila , Aribo , Thésée , Batta , Dambo , N'Guela , Moanda... Ces mêmes familles ont essaimé sur les Anses d'Arlets , Trois Ilets , Rivières Salée , Sainte-Luce , Marin ( La Duprey ) . 


La famille Thésée est bien connue aux Trois Ilets , possédant de redoutables combattants de danmyé. On trouve quelques fammiles au Gros Morne ( Yokessa , Womba ) , à Trinité ( Louisia , Couta , N'Goala ). Les Congos nous ont laissé des noms d'animaux ( djenmbo , matoutou , mabouya , gongolo , jenga ) , des noms de plante ( gonbo , kankanbou , malanga , makandja ) , et d'autres termes ( banboula , agoulou , ti bangyo , djouboum ). 

Les BaKongo n'ont pas laissé beaucoup de traces en termes de rites ou de symboles. Ils étaient éparpillés un peu partout en Martinique , même si on observe une certaine concentration au Sud. 

Notre situation est un peu différente de celle de la Guadeloupe ou la famille Massembo occupe le quartier Cambrefort à Capesterre Belle eau. Mais les BaKongo ont conservé une solide réputation de gros travailleurs , manoeuvres à tout faire , meneurs infatiguables lors des grandes luttes sociales. 

( article réalisé partir des recherches d'Emma Marie et Jean -Claude Louis-Sydney )

QUELQUES MOTS KREOL D’ORIGINE KIKONGO EN MARTINIQUE : 

Djembo : ça ressemble au Guimbo guadeloupéen, qui veut dire chauve-souris (d'où la fameuse chanson de Carnaval : "Guimbo la (pilipipip !) an zafè ay' " . 
Matoutou : nom du plat de crabes dégusté à Pâques (préparé au colombo, sorte de curry, vive "la créolité" ), donc j'imagine que ça désigne l'animal utilisé dans ledit plat ; Matoutou-falaise désigne une mygale .
Mabouya : désigne une espèce de lézard albinos, jaune, avec des yeux rouges, réputé pour sortir la nuit et se coller sur toi s'il te saute dessus ; par extension, a désigné dans une certaine chanson de kompa haïtien la femme qui danse en remuant beaucoup son postérieur et en se collant au danseur ("Fanm' ka dansé kon Mabouya !" 
Gongolo : je sèche... 
Jenga : idem... 
GoMbo : légume vert fort apprécié en Afrique, et également ici ..
Makandja : c'est une variété de grosse banane dessert .
Djouboum : onomatopée utilisée par le chanteur lead de Kassav' Jean-Phillipe Marthélly Ah non, c'est pas djouboum, mais BOUDOUM !

- Banboula = "sanblé éti moun ka dansé épi tanbou bèlè" : assemblée de personnes, en vue de danser (et chanter) le bèlè. En Kikongo = "festin"...
Matoutou : "en Fongbè, atoutou = mets à base de crabes mélangés à de la farine de maïs". En Kikongo matoutou = "souris"

- Ababa : un sourd muet, un imbécile. En Kikongo, BABA signifie sourd muet.

- Agoulou : quelqu’un qui mange comme un cochon. En Kikongo NGULU veut dire un porc et aussi une personne qui mange comme un porc.

- Kaya : feuille de cannabis. En Kikongo MAKAYA veut dire des feuilles.

- Malanga : un légume comestible appelé aussi CHOU CARAIBE. En Kikongo MALANGA, des tuberculoses comestibles.

- Moun : une personne. En Kikongo MUNTU veut dire une personne (pluriel donne BANTU).

Zombi : Etre surnaturelle maléfique. En Kikongo NZAMBI nom sacré de DIEU.

QUELQUES MOTS D'ORIGINE KIKONGO DANS LA LANGUE KREOL DE GWADA (GUADELOUPE) :

Tak-tak : Espèce de poisson.En Kikongo NTAKATAKA un poisson.

Po : Bruit de chute. En Kikongo POO  bruit de chute.

KI : Lequel. En Kikongo NKI veut dire QUEL, LEQUEL ?

Ba : Pour, donner. En Kikongo BA, pour , donner.

- Kongoliyo : Myriapode. En Kikongo, NKONGOLO, myriapode.

Gyenbo/Genbo : Chauve-souris. En Kikongo NGEMBO , roussette, une sorte de chauve-souris.

Gonbo : Un légume vert. En Kikongo NGOMBO, est aussi un légume vert.

- Dendé : Noix de palmier. En Kikongo NDENDE, huile de palme.

Malanga : Espèce d'igname. En Kikongo MALANGA, igname.

Bonda : Derrière, fesse. En Kikongo MBUNDA, derrière, anus.

Foufoun : Organe sexuel féminin. En Kikongo FUNI/FUNU, organe sexuel féminin.

Kokot : Vagin, clitoris.En Kikongo KOKODI, clitoris.

Bobo : Pliae. En Kikongo BOOBO, plaie.

Lota : Mycose. En Kikongo LOOTA, mycose, maladie de la peau.

JE VOUS RENVOIE AU LIVRE INTITULE : LES NOMS DE FAMILLES D’ORIGINE AFRICAINE DE LA POPULATION MARTINIQUAISE D’ASCENDANCE SERVILE DES EDITIONS L’HARMATTAN

YENGE KIENO A TOUS CEUX QUI SONT FIERS DE LEUR ORIGINE AFRICAINE …

SI DANS MON ILE MADININA (MARTINIQUE) LA RELIGION OFFICIELLE EST LE CHRISTIANISME, CELA S'EXPLIQUE A CAUSE DE L'APPLICATION DU CODE NOIR OU LES ESCLAVES D'AFRICAINS NE POUVAIENT PAS CELEBRER LEUR DIEU AFRICAIN NI FAIRE LEURS RITUELS...

LA RELIGION CHRETIENNE CATHOLIQUE A COMBATTUE LES RELIGIONS AFRICAINES ET AUJOURD'HUI LES DESCENDANTS DES ESCLAVES ONT OUBLIES LEUR RACINE SPIRITUELLE ANCESTRALE ET PREFERENT TOUTES LES RELIGIONS NON AFRICAINES TELLES QUE L'ISLAM, LE BOUDHISME, L'HINDHOUISME ET LES MOUVEMENTS ESOTERIQUES COMME LA FRANCMAçONNERIE, LA ROSECROIX, LES SECTES CHRETIENNES (RAEL, MARIKALI, etc...).JE RESPECTE LA RELIGION HINDU ET LA RELIGION MUSULMANE QUI SONT ADAPTES A LA MENTALITE DE CES DEUX PEUPLES ...PAR CONTRE LE CHRISTIANISME EST L'ENFANT PARALYTIQUE DU JUDAISME QUI A COMBATTU TOUTES LES AUTRES RELIGIONS DE LA PLANETE TERRE JUSQU'A NOS JOURS...

LE MOT "ZOMBI" QUI A UNE CONNATATION NEGATIVE VOULANT DIRE UN ESPRIT MALEFIQUE VIENT DU MOT SACRE "NZAMBI" QUI EST NE NOM SACRE DU DIEU AFRICAIN DEPUIS DES MILLENAIRES SOUS LES NOMS : TATA NZAMBI'A MPUNGU TULENDO, TATA NZAMBI'A KONGO ET TATA NZAMBI'A MBUMBA...

MU NKUMBU’A MFUMU’ETO NE MUANDA KONGO TULOMBELE BO INGETA !

CONSEILS DE LECTURE :

- L'ETHIOPIE- MARTINIQUE LETYOPI ATE MATNIK de MEDJU M'KBA

- LANGUE ET IDENTITE EN GUADELOUPE UNE PERSPECTIVE AFROCENTRIQUE de AMA MAZAMA

- LE VAUDOU HAITIEN VU AVEC LES YEUX D'UN KONGO D'AFRIQUE de MASENGO MA MBONGOLO

- L'ECLAIR PRIMORDIAL PRESENCE AFRICAINE DANS LA PHILOSOPHIE ET L'ART AFRO-AMERICAINS de ROBERT FARRIS THOMPSON

- LES MYSTERES DU KIKONGO de NE MUANDA NSEMI

- LE KIKONGO ET L'ENSEIGNEMENT DE NE MUANDA NSEMI

- LES NOMS DE FAMILLES D’ORIGINE AFRICAINE DE LA POPULATION MARTINIQUAISE D’ASCENDANCE SERVILE DES EDITIONS L’HARMATTAN