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Yenge kieno Makesa mu Nzila Kongo 

Nous savons que les nègres imbus de Religions Importées et de Cultes Etrangers célèbreront de nombreuses fêtes made Occident sans connaître l'Origine Réelle de ces célébrations qui très souvent sont tous d'origine paienne.

Les Noirs Chrétiens diront que le 25 Décembre est la Naissance de leur "Jésus-Christ" imaginaire, et d'autres diront que c'est la naissance de "Dieu" !

Le Bukongo enseigne ceci aux Adeptes de Bundu dia Kongo :

- Kutu di wufiona dia Zengi ; ye vo, nkutu Zoba, mfuanda yimosi.

- On ne peut manipuler que celui qui est un imbécile ; et que  même un idiot, on ne le trompe jamais éternellement.

Toutes les civilisations anciennes ont fêté entre le 22 et le 27 décembre le Soleil reprenant vie, allongeant la durée du jour, du Mexique à la Scandinavie, de la Mésopotamie au Japon. Ce Sauveur lumineux vainqueur des Ténèbres et de la Mort, s’est appelé Mithra, Janus, Rê ou Mère Soleil. Aujourd’hui, le christianisme fête la naissance de Jésus dans la nuit du 24 au 25 décembre .

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1) Noël, fête du Soleil renaissant, de la Lumière

Noël fait partie des célébrations dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Durant trois millions d’années, nos aïeux ont vécu de la nature, en elle et par elle, souvent effrayés parfois émerveillés par ce monde magique, échafaudant un mythe pour tout élément naturel dépassant leurs connaissances, admirant et souvent adorant Celui qui éclaire, réchauffe et fait pousser les plantes : le Soleil. Cet astre occupe une place dominante dans chaque culture de la planète, son nom évoquant à la fois une réalité physique observable et une divinité : Mère Soleil pour les nomades d’Asie centrale, Déesse Soleil au Japon ( kami Amaterasu), Sol (déesse du Soleil) dans la mythologie nordique, Shamash chez les Sumériens, Rê (dieu Soleil) en Egypte, Sol (dieu du soleil, de la lumière et de la chaleur) dans la Rome antique, Huitzilopochtli (dieu du Soleil et de la guerre) pour les Aztèques... De même les sites de Stonehenge en Angleterre et de Carnac en Bretagne paraissent orientés par rapport à la course de l’astre solaire.

Ce soleil indispensable à la vie paraît mourir de jour en jour jusqu’au 22 décembre :

- moment où le Soleil atteint l’extrême Sud céleste, et son point d’éloignement maximal de l’équateur céleste.

- moment où la nuit est la plus longue, le jour le plus court

Le grand magicien du Ciel qui apporte la chaleur et la lumière va-t-il définitivement mourir ?

Non, dans la nuit du 25 décembre, il renaît, encore faible comme un bébé mais toujours vivant.

Toutes les civilisations anciennes ont fêté cette victoire de la Lumière et de la Vie sur les Ténèbres et la Mort.

Les langues de plusieurs pays de tradition chrétienne ont conservé la synonymie Dieu et Soleil. Ainsi le dimanche, jour consacré à Dieu, se nomme Sunday en anglais (de sun, soleil) et sonntag en allemand. L’étymologie du mot Noël lui-même serait le celte Noïo Hel (nouveau soleil) selon l’hypothèse de Monseigneur Duchesne (Aux origines du culte chrétien).

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2) Noël, grande fête du culte de Mithra

Mithra, le Soleil Invincible, renaît à cette date dans une grotte, sous l’apparence d’un petit enfant. Il est le Sauveur qui va fertiliser la Terre.

La religion mithraïque est d’origine perse, très ancienne (6ème siècle avant notre ère mais comportant un héritage zoroastrien, mazdéen remontant au 3ème millénaire avant notre ère). Durant le Bas-Empire romain, elle devient le plus important culte du bassin méditerranéen (depuis les réformes de Dioclétien l’armée s’était largement confondue avec l’appareil d’état ; or Mithra, Dieu protecteur des camps militaires, représentait le Dieu indiscuté de toutes les légions) avant d’être supplantée par le christianisme.

Les initiations du culte de Mithra s’accomplissaient dans des grottes ornées des signes du Capricorne et du Cancer, symboles des solstices d’hiver et d’été, l’apogée et le périgée du soleil.

« Les adorateurs de Mithra reconnaissaient une divinité unique manifestée par la lumière des astres, surtout le Soleil, brillant et invincible, ennemi de la nuit et des démons... Les prêtres enseignaient que par la pratique de certains rites de purification, d’abstinence et de communion on pouvait participer à la nature des astres lumineux et immortels. À Rome, le temple de Mithra était creusé sous le mont Capitolin, les mystères mithriaques se célébrant dans une caverne, à proximité d’une source. » (Les religions orientales dans l’Empire romain)

Le 25 décembre constitue la fête principale des adeptes de ce culte qui commémorent alors la naissance de Mithra dans une grotte (ou simplement d’une roche), enfant d’une vierge, entouré de pasteurs. Cette date provient d’une erreur faite par les initiateurs du nouveau calendrier julien (imposé par Jules César) qui avaient fixé le solstice d’hiver à cette date.

L’Empire romain a repris cette tradition religieuse en célébrant au 25 décembre la naissance du dieu Mithra, appelé « Sol invictus », le Soleil invaincu renaissant sous la forme d’un enfant nouveau-né. La tradition de l’étoile guidant les rois mages vient aussi du culte mithraïque très lié à l’observation céleste.

Parmi les autres éléments centraux du culte de Mithra, signalons :

- Mithra n’est pas Dieu le Père (Ahura Mazda, Seigneur-Sage, Créateur de toutes choses) mais l’intercesseur envoyé par lui auprès des hommes et l’intercesseur de ceux-ci auprès de lui.

- Sa naissance a été préalablement annoncée « Écoutez, que je vous révèle le mystère prodigieux concernant le Grand Roi qui doit venir dans le monde. En effet, à la fin des temps, un enfant sera conçu et formé avec tous ses membres dans le sein d’une vierge, sans que l’homme l’ait approché. Il sera pareil à un arbre à la belle ramure et chargé de fruits, se dressant sur un sol aride. Les habitants de cette terre s’opposeront à sa croissance et s’efforceront de le déraciner du sol, mais ils ne pourront point. Alors ils se saisiront de lui et le tueront sur le gibet. La terre et le ciel porteront le deuil de sa mort violente et toutes les familles des peuples pleureront. Il ouvrira la descente vers la profondeur de la terre, et de la profondeur il montera vers le haut. Alors, on le verra venir avec l’armée de la lumière, porté sur les blanches nuées ; car il sera l’enfant conçue de la Parole génératrice de toutes choses. » (Zoroastre, environ -1000)

- il est né miraculeusement d’une vierge, a été inspiré de l’Esprit de Dieu qui descendit sur lui à l’âge de 30 ans, fut amené dans le désert pour être tenté par le Diable.

- Dans la religion mithraïque perse, Mithra est un Dieu de solidarité, de fraternité. Le mot Mitra signifie l’ami.

- les rois mages, éléments importants de la tradition religieuse perse, venant offrir de l’encens au cas où ç’aurait été un dieu, de l’or au cas où ç’aurait été un roi terrestre, de la myrrhe au cas où ç’aurait été un médecin (témoignage de Marco Polo)

- le repas rituel du dimanche, jour du Soleil, comprenant du pain et du vin selon un rite proche de l’eucharistie chrétienne.

- le baptême...

Le mot occitan Nadau (Noël) vient du latin « natalis solis », la naissance ou renaissance du soleil, très certainement par le nom de Mithra : Dies Natalis Solis Invicti (Jour de la Natalité du Soleil invincible).

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3) Autres traditions de Noël : sapin, bûche, cadeaux

La date du 25 décembre pour fêter le dieu Soleil a été vivifiée dans le Bassin méditerranéen par l’empereur Aurélien. Constatant que la multitude de croyances religieuses nuisait à la centralisation du monde romain, il établit en 274 le culte du Soleil invaincu (Sol invictus) comme célébration officielle avec cette formule sur les monnaies et le 25 décembre comme fête.

Le Mithraisme continuait à gagner du terrain. Interdit par l’empereur chrétien romain THEODOSE par un édit en 391, il ne survécut pas aux persécutions et à la chute de l’Empire. Surtout, le christianisme a intégré suffisamment ses aspects populaires pour le faire oublier.

Le périodique La Vie catholique apporte les précisions suivantes sur le lien entre le Noël des traditions païennes et celui du christianisme :

« L’observation des 24 et 25 décembre trouve sa source dans beaucoup de traditions et coutumes païennes.

Chez les anciens Romains, le 25 décembre était l’anniversaire de la naissance de « Sol », un des noms du dieu soleil.

Le 25 décembre était aussi le jour du festival d’hiver appelé la « nativité du soleil non conquis », fête païenne.

C’était aussi la période du solstice d’hiver, temps de festivités et de joie dans la Rome antique (Saturnales commémorant le séjour de Saturne dans la capitale), la Grèce, parmi les Barbares teutons et dans les anciennes civilisations égyptiennes. Cette période du solstice d’hiver était si populaire, qu’elle a été adoptée et imposée par l’Eglise catholique romaine comme le temps où Jésus serait né.

La grande divinité perse dont le nom signifie « l’ami » est née d’un rocher, un 25 décembre, jour de la renaissance du soleil. On trouve, par ailleurs, des correspondances avec Apollon ainsi qu’avec le dieu serpent des Aztèques, censés tous deux être nés un 24 décembre. »

Parmi les croyances présentes dans le territoire actuel de la France, signalons le culte de Janus (Dieu des origines, de la végétation renaissante, du "passage" d’une année à l’autre), vénéré plusieurs siècles avant notre ère par les Ligures puis les Romains. Deux grandes fêtes célébraient cette divinité du Passage ("Porte", nouveau cycle...) : celui du solstice d’hiver et celui du solstice d’été. La christianisation des deux dates a donné dans le calendrier la Saint Jean d’hiver (actuellement le 24 ou 27décembre) et la Saint Jean d’été (24 juin). Le mois de janvier, premier mois de l’année renaissante vient du latin « januarius », mois de Janus.

Le sapin de Noël remonte aussi à une tradition présente dès les premières civilisations. Dans une fable babylonienne, on raconte que le petit-fils de Noé (premier roi après le Déluge dans la Bible) est revenu à la vie en tant que Tammuz, son fils, sous la forme d’un arbre qui reverdit. Les Romains décoraient le sapin avec des baies rouges durant la période des saturnales.

L’arbre sacré n’est pas représenté par le sapin dans toutes les civilisations ( chêne chez les Gaulois, palmier chez les Egyptiens, bouleau chez les Nordiques...). En Afrique romaine, au 3ème siècle de notre ère, les familles disposaient du laurier dans les maisons au solstice d’hiver ; cette tradition fut condamnée par les Pères de l’Eglise comme liée au culte païen des arbres.

Les Scandinaves et anciens Germains croyaient que leur dieu Odin allait leur distribuer des cadeaux s’ils s’approchaient de l’arbre sacré pendant la période entourant le 25 décembre et ils considéraient cette nuit comme celle de la mère, c’est-à-dire de la création, qu’ils fêtaient par des masques et des danses.

La bûche de Noël provient d’une coutume celte. On allumait alors une branche coupée l’été précédent par un tison de la Saint-Jean d’été précédente. Elle était brûlée au moment du solstice pour faire revenir la vie dans la nature, ses cendres étaient répandues sur le pas de la porte pour protéger la maison du malheur et dans les champs pour garantir l’abondance des récoltes.

Les cadeaux de Noël sont probablement héritiers des fêtes romaines de fin d’année : les Sigillaires (sceaux des courriers pour envoyer les cadeaux), au dernier jour des Saturnales. Les familles festoyaient au coin du feu. Les maisons étaient décorées de plantes vertes, symboles de la Nature qui refuse de mourir à l’aube d’un nouveau cycle.

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4) Noël, fête de la Déesse Mère à l’enfant

Il suffit de regarder une crèche ou un vitrail représentant la Sainte Vierge et Jésus nouveau-né pour comprendre l’importance du thème de l’accouchement, du lien maternel et filial dans la symbolique de Noël. Comme le Soleil renaissant, le bébé symbolise la Vie victorieuse par l’intermédiaire des mères.

La reproduction entraîne une continuité du sang et de la chair. N’oublions pas que dans plusieurs civilisations, la réincarnation de l’âme des ancêtres se fait dans le corps du nouveau-né.

Le sujet de la Déesse-Mère à l’enfant présente une grande importance dans les cultures religieuses de nombreuses civilisations :

- Chez les Babyloniens : Bien après le décès de son mari, la reine Sémiramis donne naissance à un bébé. Elle prétendit que celui-ci avait été conçu et était né surnaturellement. Elle fit admettre cela comme une réalité et déclara qu’il était le germe promis, le Sauveur annoncé dans la prophétie. L’iconographie religieuse babylonienne représentant Sémiramis tenant affectueusement son fils-Dieu dans les bras est importante.

- Durant le Bas-empire romain, avant que les empereurs ne décident que le christianisme était la seule religion romaine, le culte d’Isis concurrençait aussi le mithraïsme dans le cadre d’un syncrétisme de plus en plus fort. Les gâteaux ronds offerts à cette déesse égyptienne portaient trois lettres IHS (Isis, Horus, Seth) symbolisant la trinité Mère, Enfant, Père des cieux. Isis est souvent représentée en train d’allaiter son fils Horus. Les ressemblances entre l’enfant-Dieu Horus et Jésus sont frappantes : ils portent tous deux le titre d’Etoile du matin, tous deux enseignent dans le temple... les douze adeptes, le nom de Krst (Horus) et Christ (Jésus), la tentation sur la montagne...

- Le thème de la déesse-mère à l’enfant (Devaki, Krishna...) est également très présent dans la tradition religieuse de l’Inde. Le dessin ci-contre ressemble considérablement aux représentations d’Isis et Horus comme de la Vierge chrétienne à l’enfant. Notons aussi les auréoles formées de rayons de soleil comme pour le Baal phénicien, comme pour le Dieu chrétien.

- Les Phéniciens, peuple sémitique d’origine cananéenne comme les Hébreux, adoraient le grand Dieu Soleil Baal (le mot signifie Seigneur) qu’ils représentaient avec une auréole autour de la tête symbolisant les rayons du soleil (observation par les archéologues d’une pierre phénicienne datant environ du 4e siècle avant notre ère). Baal est hermaphrodite mais toujours accompagné d’une déesse féminine (Astarté...) dans le cadre de trinités locales. L’empereur Héliogabale (218 à 222) imposa son culte dans le monde romain au début du 3ème siècle, en concurrence avec Jésus, Mithra, Isis... Le thème du Dieu qui meurt et renaît était plutôt représenté chez les Phéniciens par Melqart dont le culte s’est répandu dans tout le Bassin méditerranéen par les colons de Tyr.

Signalons sans nous y étendre l’importance de la déesse-mère antique d’Ephèse ( Diane) liée au thème des Amazones dans les formes du culte de la Vierge-Marie.

A partir des anciens Babyloniens, cette coutume de l’adoration de la déesse mère et de son enfant s’est répandue sur toute la terre.

Chez les Chinois, la déesse mère se fait appeler « sainte mère », elle est représentée avec un enfant dans ses bras et un rayon de gloire autour de sa tête. Les anciens Germains connaissaient la vierge Erta avec son enfant dans ses bras, qui étaient aussi adorés, de même que chez les Scandinaves et les Etrusques. Chez les druides, elle était appelée la « mère de Dieu ». Chez les Grecs, il y avait Aphrodite ; chez les Sumériens, Nana ; chez les Romains, Vénus. Chez les Phéniciens, la déesse de la fertilité était représentée par un croissant de lune sous ses pieds. Chez les Egyptiens, Isis était représentée par un croissant de lune sous ses pieds et des étoiles autour de sa tête. Nous retrouvons cela aujourd’hui, dans l’Eglise catholique, avec les représentations de Marie. L’immaculée conception était déjà appliquée aux déesses mythologiques.

En Asie, la mère était connue sous le nom de Cybèle et son enfant, Deoius. Elle était considérée comme l’épouse de Baal et comme la reine du ciel, vierge qui enfanta sans concevoir. L’attrait de cette déesse était tel, que même les Israélites se firent prendre à un moment donné et adorèrent la reine du ciel (Jérémie 44 : 5-19).

En Egypte, plusieurs siècles après Jésus-Christ, il fut admis par décret épiscopal que les représentations d’Isis et d’Horus seraient désormais attribuées à la vierge Marie et à son enfant, Jésus.

Voici encore quelques indications qui montrent que l’adoration ou la vénération de Marie tire son origine de l’adoration de la déesse mère. Ce sont les titres qui lui sont attribués : Marie est souvent appelée « Notre Dame de… ». Cette expression est, en fait, la traduction d’un des titres sous lesquels la déesse babylonienne était connue. En effet, Nimrod apparut plus tard sous une forme divinisée, le dieu Baal et Sémiramis, sa femme comme la déesse Baalti dont le nom signifie en anglais « My Lady », en latin « Mea Domina » et en italien « Madonna », qui aujourd’hui se dit « Notre Dame de… ». Cette énumération est certes fastidieuse, mais elle nous ouvre les yeux sur certaines choses, sur le comment et le pourquoi de ces événements.

La religion babylonienne et ses mystères se sont propagés d’une manière formidable dans l’Empire romain. Rome avait pour principe d’englober dans son système religieux tous les dieux des peuples, nations ou royaumes conquis. L’adoration de la déesse mère était très populaire, non seulement à Rome, mais aussi dans tout l’Empire. (La Vie catholique, source citée)

Le thème de l’Immaculée-conception est fréquent dans de nombreuses civilisations antiques. C’est le cas :

- pour les Babyloniens (Sémiramis) comme nous l’avons vu plus haut

- chez les Germains, Herta (herth...) est le symbole de la "Terre Mère" ; son nom signifie la terre dans les langues anglaise, allemande, suédoise, runique, arabe et hébraïque. Elle anime le cycle des saisons et de la vie ; cette déesse vierge est assez souvent représentée tenant son enfant dans ses bras...

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5) Le Père Noël

Pour éviter tout bavardage inutile, laissons la parole à Yvonne de Syke, maître de conférence spécialisée dans les rites et fêtes :

Le Père Noël est lié, lui aussi, au solstice d’hiver. Il est l’image d’une figure paternelle vieillissante, prête à passer le pouvoir. Toutes les mythologies racontent l’histoire d’une telle passation entre un vieux roi et une jeune roi, à cette époque de l’année où les jours, après s’être amenuisés, commencent à rallonger. C’est l’occasion d’une grande fête. Car, Imaginez l’angoisse si la belle saison ne revenait pas, si les grains semés ne poussaient pas.

Le Père Noël, c’est la figure laïque de Saint Nicolas, un saint venu d’Asie mineure dont la légende disait qu’il avait apaisé par ses prières une violente tempête alors qu’il entreprenait un voyage en bateau pour rejoindre Jérusalem. En Méditerranée, il a succédé à Poséidon et Neptune en tant que protecteur des marins. Mais lorsque son culte est arrivé en Europe occidentale vers le XIème siècle, il est devenu tout autre chose : un pédagogue et la divinité par excellence de l’hiver. Il est toujours fêté, le 6 décembre, dans l’Est de la France, en Allemagne, en Autriche et aussi aux Pays Bas. Il récompense les bons enfants alors que le Père Fouettard bat les garnements.

La transformation de ce saint, habillé tel un évêque, en un vieillard au visage rubicond, à la barbe blanche et à la houppelande rouge s’est faite à la Nouvelle-Amsterdam (New York aujourd’hui). C’est là que Saint Nicolas appelé Santa Claus en hollandais, est devenu le Père Noël, figure neutre et d’une certaine façon laïque, pour mieux correspondre à la société multiculturelle et pluriconfessionnelle de la ville. En France, jusqu’aux années 1950, l’Eglise a été opposée au père Noël : quel était ce personnage qui venait s’interposer entre Saint Jean l’Evangéliste et la naissance du Christ.

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6) Noël et le christianisme

Les premiers chrétiens ne se sont guère posé la question de la date de naissance de Jésus. Les premiers calendriers de fêtes chrétiennes dont nous disposons ne signalent presque rien sur ce sujet ou à cette date. Clément d’Alexandrie (150 à 220), Père de l’Église et un de ses premiers théoriciens, conseille de fêter la naissance du Christ au 18 novembre. Le premier calendrier chrétien (Pascha Computus) daté de l’an 243, célèbre Noël au 28 mars...

Vu la popularité de la fête célébrant la naissance de Mithra, culte concurrent, les groupes chrétiens mettent peu à peu, eux aussi, en avant des dates de naissance du Christ : 6 janvier, 28 mars, 19 avril, 29 mai... La date du 6 janvier présente l’avantage de correspondre aux épiphanies (apparitions) de Dionysos (civilisation grecque) et d’Osiris (civilisation égyptienne), deux divinités de la végétation qui, comme le Christ, meurent et ressuscitent. D’après Martyne Perrot (CNRS), le 6 janvier serait une résurgence d’un rituel solaire égyptien très ancien consacré à Osiris. Les chrétiens d’Occident placent plutôt la naissance du Christ à Pâques.

Voici comment La Vie Catholique résume le rapport entre Noël et la naissance de Jésus :

Curieusement, cette fête était inconnue des premiers chrétiens. L’Eglise naissante se remémorait la mort et la résurrection de Jésus. Cette fête n’est pas mentionnée par les principaux Pères de l’Eglise que sont Tertullien et Irénée.

Tout semble prouver que Jésus n’est pas né le 25 décembre comme on le prétend, mais bien plutôt en septembre ou à une autre période. Il y a plusieurs raisons à cela :

a) En Palestine, selon un rythme très régulier, le temps est frais et humide pendant six mois, chaud et sec le reste de l’année. Les premières pluies d’hiver commencent à la mi-octobre, quand l’air humide venant de la mer rencontre l’air chaud qui s’élève de la surface de la terre. Des chutes de neige sont possibles (II Samuel 23 : 20 ; Proverbes 25 : 13 ; 31 : 21) surtout à Jérusalem et dans ses environs ; les nuits peuvent être glaciales. Les bergers, en Palestine, ne passent pas les veilles de la nuit « à la belle étoile » pendant la période hivernale. Les animaux sont parqués dans des enclos parfois couverts qui sont surveillés par les bergers logés sous tente. D’après le verset huit du deuxième chapitre de l’Evangile de Luc, l’automne n’avait même pas commencé.

b) La Bible ne nous dit rien sur la période de la naissance de Jésus. Ce que nous savons, c’est que Jésus a été crucifié au temps de la Pâque juive (Jean 18 : 39). Qu’il avait environ trente ans quand Il a commencé son ministère (Luc 3 : 23) et que celui-ci a duré trois ans et demi. D’après ce calcul, Jésus pourrait être né vers le début de l’automne.

c) Le temps du recensement (Luc 2 : 1-5) : Rien ne nous autorise à penser qu’il ait eu lieu au milieu de l’hiver. Au contraire il est vraisemblable qu’il se soit déroulé pendant la période de septembre, à la fin des moissons, lors de la fête des Tabernacles qui avait lieu à Jérusalem. Ce qui expliquerait pourquoi Marie accompagnait Joseph et qu’il n’y avait plus de place pour eux dans la ville (Luc 2 : 7). Selon l’historien Josèphe, Jérusalem était normalement une ville de 120’000 habitants, mais durant les fêtes, elle pouvait atteindre parfois plus de deux millions d’habitants avec ses alentours. Bethléhem ne se trouve qu’à quelques kilomètres au sud de Jérusalem.

Finalement, l’essentiel n’est pas de connaître la date exacte du jour où Jésus est né, mais bien plus qu’Il est né. Qu’Il est venu dans ce monde pour le sauver. Que Dieu s’est fait homme et qu’Il a habité parmi nous, plein de grâce et de vérité.

Jusqu’au IVe siècle, il y avait différentes opinions au sujet de la date de la naissance de Jésus.

Ce n’est que vers la fin du IVe siècle que l’Eglise catholique romaine a commencé à observer le 25 décembre comme la date d’anniversaire de la naissance du Christ.

En l’an 354 fut fêté pour la première fois à Rome le jour de Noël. Cette période coïncide avec l’institution du christianisme comme religion d’état, sous le règne de l’empereur romain Constantin.

L’observation des 24 et 25 décembre trouve sa source dans beaucoup de traditions et coutumes païennes... Beaucoup de traditions et de coutumes païennes qui ont trait au soleil, ont été ainsi christianisées. On peut voir la confusion qui en a résulté : Tertullien et Augustin durent dénoncer la fausse identification qu’on attribuait à Jésus : Jésus était Sol, le dieu Soleil.

Source : Jacques Serueys Selection le dimanche 25 décembre 2016.

QUELQUES FÊTES PAÎENNES CELEBREES DANS LE MONDE ENTIER  :

Epiphanie.

L’Epiphanie du grec epihenia « apparition » qui célébrait à l’origine de la Nativité (Noël n’ayant été fixé au 25 décembre qu’en 350 en occident) honorait au XVe siècle le souvenir du baptême du Christ mais aussi son premier miracle (eau changée en vin aux noces de cana) et enfin l’adoration des sages. C’est cette dernière qui perdure.

L’Epiphanie fut longtemps fêtée le 6 janvier et tombait au lendemain de la période passant pour magique des douze jours après Noël. Elle fut longtemps considérée comme la date du solstice d’hiver (Noël le fut aussi) et donnait lieu à d’importantes célébrations religieuses. C’est le 6 janvier notamment que les dieux solaires orientaux ou grecs étaient fêtés, comme Osiris et Dionysos. La fête des Rois correspond par ailleurs au début du carnaval. La tradition de la fève des rois pourrait être d’origine païenne. Certain y voient une transposition des Saturnales romaines (fin décembre), fête en l’honneur de Saturne qui donnait lieu à des réjouissances et des banquets au cours desquels  on tirait au sort un roi avec des vraies fèves : tous, maîtres et esclaves devaient lui obéir.

Malgré les efforts de l’Eglise pour faire disparaître toute trace de paganisme, la coutume des rois subsista chez les chrétiens. On signale que jadis, la veille de l’Epiphanie dans chaque cathédrale, les chanoines élisaient un roi parmi eux et s’installaient en grande pompe sur le maître autel, où chacun venait lui offrir des présents. Un festin couronnait ce jour de réjouissance. Les fidèles, en rentrant chez eux imitaient ce qu’ils avaient vu faire à l’Eglise et choisissaient un roi par le moyen d’une fève introduite dans un gâteau. En 1793, les révolutionnaires tentèrent également de supprimer la fête des Rois, en vain, elle fut ré établie en l’an VII.

Saint Nicolas.

Saint Nicolas un obscur Evêque né et mort en Asie mineure en Lycie (actuelle Turquie) Il fut évêque de Myr en Asie mineure jusqu’à ce qu’il soit emprisonné et torturé sur l’ordre de Dioclétien. Libéré par l’empereur Constantin, le jeune évêque joua un grand rôle au premier concile de l’Eglise à Nicée en 325. Il mourut probablement le 6 décembre 342. On ne sait pratiquement rien de lui, seuls ses miracles émergent des blancs de son existence. Marins et voyageurs le vénéraient, car il aurait calmé des tempêtes, sauvé des embarcations. Les prisonniers l’honoraient pour avoir sauvé des grilles de la justice des officiers chrétiens injustement condamnés. Les fiancés le louaient, il aurait sauvé des jeunes filles de la prostitution etc. Notre saint a le miracle facile. Bref c’est une célébrité en Orient. Si célèbre que des marchands italiens ramenaient en 1087, les restes vénérés du personnage, à Bari. Ils ne veulent pas laisser les reliques aux mains des Turcs. Aujourd’hui encore, certains affirment avoir vu une huile sainte  sortir de son tombeau italien.

Quelques années plus tard, Albert de Varangeville, un Lorrain, dérobe l’une des saintes phalanges de Nicolas et l’installe dans une chapelle à Port en Lorraine sur la Meuse. Les pèlerins affluent de toute part et le souvenir de notre évêque est célébré deux fois par an, à la Pentecôte et dans la nuit du 5 au 6 décembre.

A partir du XVIe siècle, le saint, remplacé par un quidam, répand généreusement ses largesses : il passe de maison en maison, distribue des cadeaux. Une famille messine en témoigne dans son journal « ors donc avant l’an 1552 saint Nicolas venait le 6 décembre apporter jeux et friandises aux enfants sages et autres aussi d’ailleurs »

A partir de la Loraine saint Nicolas gagne le cœur de l’Europe du Nord.  Et c’est ici qu’il devient le protecteur des enfants.

Lorsque les Hollandais partent à la conquête du Nouveau Monde, et fondent la Nouvelle Amsterdam qui deviendra New York, ils n’oublient pas d’emmener leur saint protecteur, saint Nicolas qui en cours de route change d’identité pour devenir santa Claus.

Le père Noël est né en 1822 de l’imagination d’un protestant New Yorkais, professeur de littérateur, Clément Clark Moore compose un poème la Nuit de Noël dans laquelle il décrit la visite de saint Nicolas la veille de Noël, le 24 décembre. Pour cette occasion Nicolas perd sa crosse et sa mitre, il ressemble à un gros lutin joufflu, le vissage dissimulé par une belle barbe. Clément Clark Moore qui n’a pas oublié les rennes, les sapins, les elfes et les lutins remet au goût du jour les traditions d’Europe du Nord. En 1860 Thomas Nast le dote du costume que nous lui connaissons.

Les ancêtres du père Noël : saint Nicolas évêque d’Asie mineure et plus tard santa Claus lui ont transmis leur bienveillance, Odin le dieu scandinave son apparence. Le dieu Odin porte déjà un long manteau rouge et un chapeau à large bord. Comme son cheval paît chaque jour le feuillage de l’arbre de vie, Yggdrasil on lui donna aussi le non de Yul.

Avant la christianisation, pour assurer le retour du soleil, ces peuples sombraient dans d’immenses beuveries en l’honneur d’Odin, le dieu de la mythologie  Germanique. Le Yul pays du Nord, le soleil renaissant. Durant ces bacchanales hivernales ils plantaient devant leur maison un sapin illuminé par des torches et décoré  de rubans de couleur.

Le père Noël débarque en France avec le plan Marshall, après la seconde guerre mondiale. En 1951, on a brûlé le père Noël, il est pendu aux gilles de la cathédrale de Dijon et brûlé publiquement sur le parvis. Cette exécution avait été décidée avec l’accord du clergé qui avait condamné le père Noël comme usurpateur et hérétique. Il avait été accusé de paganiser la fête de Noël. Le cardinal Saliège évêque de Toulouse décrète : « le père Noël est une invention dont se servent les habiles pour enlever le caractère religieux à la fête de Noël » Seule le clergé résista. Et ce n’est pas l’autodafé de son effigie à Dijon qui l’empêcha de faire de nouveaux adeptes. Par un étonnant retournement, l’Eglise si adroite à ses débuts à christianiser les rites païens se trouvait piéger par un vieillard bon enfant.

La Chandeleur.

A égale distance du solstice précédent et l’équinoxe du printemps, se situe la fête de la lumière réapparue, la Chandeleur (du latin candelarum ou fête des chandelles, car ce jour là  durant l’office les fidèles tiennent des cierges à la main) que l’Eglise chrétienne a tenté d’estomper sous la célébration de la Purification de la Bienheureuse Vierge Maris ; mais en réalité la vraie fête célébrée ce jour là est celle de la Présentation de l’enfant-Jésus au Temple, c’est à dire la première manifestation publique de l’Enfant-lumière dans sa période de croissance.

Ce rite à remplacé une coutume païenne : au mois de février  à l’occasion des parentalia ou fête annuelle en l’honneur des morts, les Romains offraient des sacrifices à Febvrius, c’est à dire à Pluton et aux autres dieux infernaux pour les âmes de leurs ancêtres, et toute la nuit ils veillaient et chantant des louanges, et tenaient des torches allumées. De plus, tous les cinq ans (lustre), aux calendes ou premier jour de février les Romains illuminaient la ville avec des flambeaux en l’honneur de Fébura mère du dieu de la guerre, Mars, afin qu’il accordât des victoires. Ces jours de parentalia, les Romains considéraient  le mariage comme impropre. On retrouve cet élément dans la croyance moderne au sujet de la Chandeleur.

La Chandeleur est en outre caractérisée par les rites des crêpes. Pour Bernard de Coussée qui part de l’hypothèse que Pâque (dimanche suivant la pleine lune après le 21 mars) coïncidant effectivement avec la pleine lune et l’équinoxe, la Chandeleur, quarante jours plus tôt,  est marquée par la nouvelle lune. Cette nuit noire, le ciel reste désespérément obscur. Temps d’angoisse donc, qu’il convient de tromper par le rire magique, mais aussi par des rites comme celui de la crêpe que l’on fait sauter dans la poêle ou place sur l’armoire, et donc on peut se demander si elle n’est pas un substitut de l’astre nocturne.

Saint Valentin

Ce n’est pas une fête liturgique, elle a pourtant été instituée par l’Eglise pour remplacer des rites liés aux lupercales romaines(février) Fête annuelle célébrée à Rome le 15 février près d’une grotte, les lupercales en l’honneur de Faunus, dieu des troupeaux... Lupercales. Fêtes religieuse romaine très ancienne, célébrée le 15 février et dont les rites se sont maintenus jusqu’au VIe s. de notre ère,  bien après la christianisation officielle de l’Empire romain. Le 15 février au matin la confrérie des Luperques, desservants d’un dieu Lupercus dont nous ne savons rien de bien sûr, prend possession du Palatin près d’une grotte sacrée. Ces jeunes, vêtus d’un simple pagne de peau de chèvre immolent un bouc, du sang répandu, on touche avec le couteau sacrificiel le front des deux membres de la confrérie, et tout aussitôt on l’essuie avec un flocon de laine trempé dans du lait ; les deux Luperques éclatent alors de rire. Puis tous, armés de courroies découpées dans la peau du bouc sacrifié, descendent en courant le front et font le tour du Palatin en frappant de ces lanières sanguinolentes les femmes qui désirent devenir fécondes. Il s’agit donc d’un rituel purificatoire et fécondant qui était, peut-être à l’origine, chez les populations pastorales des débuts de Rome, un rite apotropaïque contre les loups. Toujours est-il qu’aux yeux des Romains ces fêtes passaient pour fort anciennes. Cicéron, à propos des Luperques, dit qu’il s’agit d’une confrérie « sauvage, toute pastorale et agreste… confrérie grossière instituée avant la civilisation humaine et ses lois » C’est dire combien, mors de cette fête, Rome retournait, pour un moment, à un temps archaïque réputé sauvage et dont on ignorait la signification rituelle originelle. La perte du sens premier a conduit à proposer diverses hypothèses dont seule celle d’un rituel de fécondité semble devoir être retenue. (Dictionnaire des religions, Michel Meslin)

21 mars

A l’équinoxe du printemps se situe la fête de l’archange Gabriel. C’est celui qui vint, annoncer à cette date,  à la Vierge (neuf mois avant Noël) qu’elle allait concevoir. Cette fête a remplacé celle de Cronos (Saturne), le père mythique  de Zeus, fête placée symboliquement neuf mois avant celle de son fils (au 24 décembre) et elle  prépare de loin le Noël suivant. Comme le calendrier chrétien ne s’est fixé en un seul jour, ni par l’inspiration d’un seul auteur, il ne faut pas s’étonner si d’autres chrétiens par prudence ou par doute, ont placé le  saint  Joseph (père putatif de Jésus) juste à côté de Gabriel ; lui aussi peut passer pour le Saturne chrétien En somme,  pour deux publics différents, un public gnostique de culture juive (Gabriel) et un public romain. (Joseph un charpentier) En effet le 19 mars, cinquième jour d’après les Ides de Mars, les artisans de tous genres célébraient le quinquatrus (féminin pluriel), journée des artisans. IL n’y avait pas à Rome de fête de Minerve en titre, mais cette journée des artisans était la fête des activités qu’elle patronnait.

Le nom de Minerve est d’origine étrusque, indo-européenne ; il vient de la racine “Men” désignant les activités cérébrales, ce qui permettra d’identifier Minerve à Athéna vers la fin du III siècle. Ovide identifiait Minerve à Anna.

1er Mai

Le mois de mai, dont le nom vient Maïa, déesse de la terre et de la fécondité, assimilé à Cybèle, représente le printemps  par excellence et le renouveau. Consacré en outre à Apollon, personnifié par un jeune homme portant sur la tête une corbeille de fleurs, ce mois est associé à la jeunesse.

A mi-distance entre l’équinoxe de printemps et le solstice d’été  se situe la veillée de mai. Pendant les quinze jours suivants il sera interdit de se marier ou même de se procurer un plaisir érotique, comme en témoignent quantités de chansons et de dictons. Le mois de mai qui apparaît comme la fête de l’amour, n’est toutefois pas favorable pour se marier. Cette croyance existait au temps des Romains et sans doute également chez les Gallo-Romains « noce de mai, noce mortelle, écrivait Ovide qui conseillait aux femmes « de ne pas allumer dans ce mois les flambeaux de l’hyménée, à peine de le voir devenir bientôt en torche funèbre » Le caractère néfaste de mai « sinon pour tous les actes, du moins d’ordre sexuel viendrait du fait que les Romains célébraient au cours de ce mois (le 9) la fête des Lémuries, destinée à chasser les lémures (ou larves passant pour les âmes des hommes méchants), les mauvais génies et esprits tourmentaient les vivants.

Les Romains de l’empire en tenaient compte encore et les chrétiens feront de même en instituant « le mois de Marie » à  cette époque ; sans se souvenir qu’il s’agissait alors de plaire à la jalouse Héra, femme de Zeus, et bien avant elle encore à la vierge Diane l’inaccessible Artémis. On offrait à Diane le sacrifice d’un cerf (élaphé en grec) ce qui fit appeler le mois Elaphobion.

Il est devenu naturel, de même que les festivités du Mardi Gras prélude aux restrictions du Carême, qu’une soirée de bacchantes débridées prélude au Carême des sens. Bacchus  étant devenu Jacques dans le langage chrétien, il ne faut pas s’étonner que l’Eglise chrétienne célèbre précisément la St Jacques le 1er mai ou du moins la célébrait, car Jean XXIII  a su expurger le festiaire et brouiller les dates tout à la fois.

Les sorcières du Moyen age, après le sabbat rituel, allaient chercher la « rosée de mai » au petit matin.

24 Juin

Chez les Romains, le mois de juin (junius) consacré à Junon épouse de Jupiter et protectrice des femmes, des fonctions matrimoniales et de la fécondité passait pour très favorable aux noces. Selon les traditions, juin associé par ailleurs à l’ange Muriel et au démon Baalbérith, était le mois de mercure protecteur notamment des voyageurs.

Au solstice d’été, le bébé est  devenu adulte. Le soleil traverse alors en effet les jours les plus longs. Immédiatement après, il se mettra à décroître. Par imitation le Roi sacré célébrait alors les noces avec les prêtresses principales. Parfois le cortège du Roi s’enfermait ensemble dans une grotte privée de lumière pour s’accoupler au petit bonheur sans que personne ne puisse dire par la suite avec quel partenaire il avait copulé. C’est ce que le Roi-Soleil et ses compagnons étaient treize tandis que les prêtresses étaient neuf et que personne ne devait s’estimer léser ! Immédiatement après, vraisemblablement drogué, le malheureux Roi sacré se faisait mettre à mort par son jumeau qui prenait sa place. Le sacrifié crucifié sur un arbre étêté dessinant un Tau, c’est à dire une croix à l’imitation du signe symbolisant le Soleil. Cette lettre acquit une mauvaise réputation. Puis on brûlait le Roi (des millénaires avant on l’aurait dévoré vivant, puis tué, mais cru enfin cuit) d’où l’origine des feux de la saint Jean, symbole du Soleil à son maximum et de sa victoire sur la nuit.

Saint Jean-Baptiste est l’un des trois personnages avec le Christ et la Vierge, dont l’Eglise célèbre la Nativité, c’est-à-dire l’avènement de sa victoire sur son jumeau.. Pour égarer les soupçons et laisser flotter la confusion (partagée entre le désir de récupérer d’indéracinables rites populaires et celui d’établir un nouveau clergé alimenté et justifié par de nouvelles pratiques)  cette Eglise  placera la fête d’un autre Jean, Levang2liste, tout près de Noël, le 27 décembre, comme si c’était lui le jumeau du Baptiste. C'est  le même machiavélisme qui avait fait instituer le Saint Gabriel tout à côté de la Saint Joseph pour laisser flotter la confusion. Ici pourtant la confusion n’est pas possible, d’autant qu’une autre fête vient rappeler le rituel ancien d’assassinat : le 1er juillet se célébrait toujours la fête du Précieux sang, fête de double de première classe, comme la Saint Michel, c’est-à-dire d’une importance exceptionnelle et inexplicable à cette date dans le calendrier chrétien.

1er AOUT

Le mois d’août correspond au mois sextilis des Romains qui était marquée par des cérémonies en l’honneur de Cérès. L’empereur Auguste le rebaptisa Augurus d’où dérive le mois août. Une tradition en fait aussi le mois  de l’ange Hamaliel et du démon Astaroth.

Entre le solstice d’été et l’équinoxe d’automne, le soleil règne sur une nature qui connaît ses jours les plus chauds. Au début du mois d’août les Celtes célébraient  alors Lammas : les jeunes gens y portaient, telles les bannières ou reliques des processions des pardons bretons qui se célèbrent à cette époque, des roues décorées symbolisaient le soleil dans toute sa gloire, car, c’est bien une fête que l’Eglise chrétienne le 6 août ; celle de la Transfiguration où le dieu solaire se serait élevé au-dessus du sol apparaissant tout rayonnant et aveuglant  quelques-uns  uns des apôtres. A quelque jour de là se situe le 15 août, devenue fête de la Vierge, L’Assomption, jour où les anges on conduit la Vierge au ciel(fête instituée dès le VII siècle), est pour certains la christianisation des traditions païennes qui célébraient au milieu du mois les prémices des moissons et des vendanges « ainsi voit-on dans les processions du 15 août la Vierge porter généralement à sa main gauche une grappe de raisin et un bouquet d’herbes et de légumes et d’épis. On célébrait Arcadie l’Artémis Hémérasia (de la clarté), la même donc que tant de Notre Dame de la Clarté. C’était une déesse au rituel sanglant et il ne faut pas s’étonner de la tradition qui veut que les journaux parlent de noyades et d’accidents le 15 août. Même avant que l’institution des congés payés ne provoque à cette époque une multiplication des accidents de toutes sortes, la Vierge Marie ne passait pas pour avoir réellement bon caractère et je soupçonne ceux qui la prient d’utiliser des vocables tendres pour l’amadouer, exactement comme en le faisait à Ephèse ou d’en d’autres sanctuaires où l’on parlait de la bonne déesse pour ne pas avouer qu’on la tenait pour un chameau femelle.

1er SEPTEMBRE.

Septembre, mois de Vulcain, de l’ange Uriel et du démon Thamuz ou Thammouz, la saint Michel (29 septembre) est parmi tous les jours de septembre, celui qui inspirait le plus de pratiques superstitieuses. Cette date correspondait d’ailleurs aux grands sacrifices des Saxons.

A l’équinoxe d’automne se place la saint Mathieu, premier évangéliste en date admis par le canon chrétien, était, de fait le premier fils spirituel du Christ et il se place tout normalement neuf mois après l’apparition du Christ dans le cycle solaire, exactement comme l’enfant-Zeus-Jésus était apparu neuf mois après la manifestation de son père Cronos-Joseph dans le calendrier. La fête de Mitthra se célébrait quelques jours plus tard, le 2 octobre dit-on. En réalité il s’agissait évidemment du même équinoxe d’automne avant la réforme du calendrier, la fête de Mitthra est devenue la saint Michel dans celui-ci. SainT Michel a conservé l’aspect de héros solaire de Mitthra : les sanctuaires sont toujours situés sur une éminence, lieux chers aux adorateurs du soleil (le mont saint Michel était un lieu païen au temps des Celtes)

La mémoire de Mitthra devrait particulièrement par les Francs-Maçons, car ses fidèles se réunissaient dans des temples exactement conçus comme les loges ; l’assistance s’y faisait vis- à-vis sur deux « colonnes » Les images du soleil et de la lune s’y trouvaient aux places qu’elles occupent au Grand-Orient. Il y avait sept grades, placés sous la protection de sept divinités (nous verrons dans un autre chapitre (symbolisme) l’importance du chiffre sept), comme celles qui patronnaient la semaine actuelle ; l’initié au septième grade pouvait dire qu’il avait sept ans. Par contre le costume était vert, comme la végétation, souvenir du culte des arbres. Les musulmans ont hérité de cette couleur symbolique après les bardes gaulois.

1er NOVEMBRE

Le mois de novembre est consacré à Diane et associé à l’ange Adrachiel et au démon Hécate, commence par une date mystérieuse et redoutée entre toutes, la Toussaint, suivie du jour des morts tous deux placés sous le signe des trépassées.

Entre l’équinoxe et Noël se place le 1er novembre autre fête de la  lumière, mais décroissante cette foi ; c’est la Samhain des Celtes, la Toussaint des chrétiens. Les druides actuels la considèrent comme leur 1er de l’An. Puis recommence le solstice d’hiver. Le jumeau qui régnait depuis le 24 juin se fait détrôner à son tour par le dieu suivant qu’il doit donc tenter de supprimer avant son deuxième avènement, d’où la recherche fiévreuse du nouveau-né et le massacre des Innocents. Pourtant  c’est rituellement  que le Roi sacré, symbolisant la nouvelle année, mettra à mort le Roi en exercice depuis juin., le dépècera vivant et distribuera sa chair pour qu’elle soit dévorée crue, d’où l’origine de l’Eucharistie chrétienne. Il y eut de nombreux roi portant le titre de Zeus qui se laissèrent ainsi déchirer et dévorer à la fin de leur demi-année de règne, jusqu’à  ce qu’un Zeus moins docile ou moins drogué refusât de se laisser tuer et entendît conserver son trône qu’il s’empressa de raffermir en décrétant qu’on assassinerait à sa place soit ses propres fils soit tels enfants qu’on lui livrerait à dates fatidiques. Il disparaîtrait alors pendant quelques heures, celle de son règne éphémère de son substitut, puis il reparaît aussitôt après le sacrifice. En Crète, Minos fit substituer à lui-même un jeune garçon qui régnait pendant une journée, exécutait une danse illustrant les quatre saisons (Lion, Chèvre, Cheval, Serpent et Veau) après quoi il était dévoré cru. On a vu qu’Aaron fit ainsi tuer de ses fils pour se donner soit deux années soit deux périodes de neuf ans de règne supplémentaires, mais cela ne l’empêcha pas finalement d’être tué par Moïse, lequel se fit à son tour (lui ou un autre Moïse quelconque  parmi les survivants) tuer par Josué. Tous ces meurtres rituels s’accomplirent au sommet d’une montagne. Par contre on trouve en Grèce, des jumeaux qui refusèrent de tuer leurs tannistes : Thésée s’entendit avec Pirithoûs, Héraclès avec Iphiclès comme Gigalmesh  s’était entendu, en Babylonie, avec Enkidou dans l’ère précédente. On remarquera un détail assez mystérieux sur le calendrier chrétien : la fête de la saint Thomas apôtre se situe le 21 décembre, donc tous près de Noël ; or Thomas signifie jumeau, et dans certains rituels, le Roi sacré en exercice n’avait pas le temps de se livre à la chasse aux Innocents ; il était tué quelques jours avant, pendant une courte période de l’année patronnée par le gui dans le calendrier des arbres.

Toutes ces fêtes sont ordonnées symétriquement : les deux solstices marquent le début de règnes et sont donc des célébrations de nativité. Les deux équinoxes sont l’une la fête d’un père de dieu et l’autre celle de son fils spirituel. Mais le père est émasculé  et le fils n’a pas de descendance réelle puisque c’est le dieu en exercice ; ce qui explique que l’Eglise chrétienne a placé deux archanges (personnage sans sexe) aux équinoxes. Samhain et Premier-Mai mais se célèbre la veille au soir dans la nuit. Lammas et Chandeleur sont prétextes à des célébrations populaires de la lumière avec des roues de feu..

Voilà ce que l’Eglise a emprunté aux rites païens d’origine solaire donc à dates fixes. Nous allons voir que les fêtes mobiles qui précédent de la lune. Malgré les réformes accomplies par les astronomes pour serrer de plus en plus près la durée exacte de l’année, les clergés de toutes religions, n’en non pas moins persisté à observer le calendrier lunaire pour déterminer les dates de celles de leurs fêtes qui s’adressaient originellement à la Grande Déesse à l’opposée de celles qui marquaient les étapes de la vie agricole, c’est-à-dire de la vie annuelle.

A cause du nombre des lunaisons dans l’année, il y eut treize mois dans le monde celtique (voir chapitre calendrier) Douze, chiffre à plusieurs diviseurs ‘emporta chez d’autres peuples. Treize  était impossible à diviser, il convenait donc aux peuples amoureux du rêve pour symbolis

Note concernant l'image du Père Fouettard entouré de Blancs peints en Noirs (en Nègres)  :

" Le comité des droits de l'homme de l'ONU enquête sur le caractère potentiellement raciste du "Père Fouettard" qui accompagne Saint Nicolas lors d'une célébration traditionnelle pour les enfants, a annoncé samedi un journal néerlandais.

Une commission du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, qui a envoyé un questionnaire aux Pays-Bas en début d'année, doit présenter ses conclusions le mois prochain, selon le NRC Handelsblatt dans son édition du week-end. 

Le Père Fouettard ou "Zwarte Piet" en néerlandais, accompagne traditionnellement Saint Nicolas lors d'un festival qui se tient le troisième samedi de novembre, lors de son "arrivée" aux Pays-Bas, en provenance d'Espagne, sur un bateau chargé de cadeaux. Le personnage est très connu aussi en Belgique où la fête de Saint-Nicolas est très populaire.  Mais le personnage de Zwarte Piet, affublé d'un costume médiéval clinquant, coiffé d'une perruque afro, et dont le visage est peint en noir, a fait l'objet d'une polémique ces dernières années, ses détracteurs le considérant comme un stéréotype raciste. 

Selon les informations que nous avons reçues, l'image du Pierre noir perpétue une vision stéréotypée du peuple africain et des personnes d'origine africaine qui apparaissent comme des citoyens de seconde zone", selon un courrier, daté de janvier, et publié samedi sur le site web de NRC. Le courrier, rédigé par quatre enquêteurs de cet organisme onusien basé à Genève, a demandé aux autorités néerlandaises de clarifier la question. Il n'a pas voulu préjuger de ce problème, mais a demandé de "bien vouloir indiquer dans quelle mesure votre gouvernement a impliqué la société néerlandaise, y compris les Africains , dans les discussions sur le choix de Santa Claus et de Zwarte Piet comme symbole culturel dans ce pays. Le problème est sensible, et les esprits s'échauffent à propos de ce personnage, dont les détracteurs disent qu'il est une réminiscence de l'esclavage dans les colonies hollandaises. 

Jeudi, 21 plaintes officielles contre le Père Fouettard ont été enregistrées avant une audience à Amsterdam, où il a été demandé à la ville de révoquer son permis pour la tenue du festival cette année. Le maire Eberhard van der Laan va statuer sur ce permis début novembre, a indiqué son porte-parole Tahira Limon. Mais les partisans du Père Fouettard ont demandé à ce qu'on laisse les enfants profiter des fêtes de Saint Nicolas, dont la tradition dans le pays remonte au 16e siècle, avec une première apparition de Zwarte Piet dans les années 1850."...Fin de citation !

Vous comprendrez pourquoi que les Adeptes Bundu dia Kongo ne sont pas friands des Fêtes Paiennes made Occident a dit Ntumua Mase... Ingeta ! Ibobo, Ibobo !

Pourquoi ?

- Buzoba dia budianga bizoba ye bisalu biawu.

 

- L'ignorance tue les ignorants et leurs oeuvres.

Ntumua Mase Nkua Vema 

Mfumu a Zikua Madinina Bundu dia Kongo