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MADININA BUNDU DIA KONGO

Réhabilité la Sagesse et la Spiritualité KONGO Honorer OMAKONGO OKONGO AKONGO NE KONGO

08 janvier 2010

KONGO PRECOLONIAL

ROYAUME_DU_KONGOCOUR_ROYALE_DU_KONGOMANI_KONGOesclavecongoBERLIN_CONFERENCE_1885

Congo précolonial

Des outils de pierre de 2 millions d'années ont été retrouvé au nord du lac Édouard.

De 2000 av J-C à 500, des vagues de migration Bantoues arrivèrent au Congo de la région de l'actuel Nigéria, en ces territoires jusqu'à présent uniquement habités de populations pygmées. Les bantous s'installèrent d'abord sur les côtes et les plateaux du sud et de l'est et évitant la forêt dense.

D'autres migrations de populations issues des régions du Darfour et de Kordofan au Soudan se produisirent au nord du Congo, ainsi que d'Afrique orientale, ajoutant une composante nilotique au mélange des groupes ethniques.

Les Bantous apportèrent l'agriculture et les techniques de travail du fer d'Afrique occidentale dans cette région.

Les Bantous mirent en place des États (Kongo, Kuba, Lunda). Ils utilisaient le tam-tam comme moyen de communication, construisaient des sentiers et fabriquaient des vêtements grâce à une matière textile gagnée de la feuille de bambou.

Les peuples bantous avaient des connaissances en médecine assez poussées comme le vaccin (Kutéma Lulindi).

Mais la traite des esclaves auxquels ils se livraient avec les occidentaux et les orientaux devaient détruirent leurs structures.

Le royaume Kongo

L'empire Kongo était un empire de l'Afrique du sud-ouest, situé dans des territoires du nord de l'Angola, de Cabinda, de la République du Congo, l'extrémité occidentale de la République démocratique du Congo et d'une partie du Gabon.

À son apogée, il s'étendait de l'Océan Atlantique jusqu'à l'ouest de la rivière Kwango à l'est, et du fleuve Congo jusqu'à la rivière Loje au sud. Bien que très répandue, la dénomination d'« empire » est abusive.

* En effet, à l'instar de nombreuses sociétés politiques africaines anciennes, Kongo-Dyna-Nza était une fédération politique. En l'occurrence, selon Raphaël Batsîkama, cette fédération rassemblait quatre entités politiques au XVIe siècle : Zita-Dya-Nza, Kongo-Dya-Mpangala, Kongo-Dya-Mulaza et Kongo-Dya-Mpanza.

Géographie

Selon certains chroniqueurs européens, à l'époque du premier contact avec les Portugais, l'empire Kongo devait avoir une étendue de plus de 300 000 km2.

Une grande partie du sud-ouest de la République démocratique du Congo, du nord de l'Angola, du sud de la République du Congo et une partie du Gabon composait cet État.

Toutefois, les chroniqueurs européens ont fait beaucoup de confusions dans leurs estimations du territoire d'un pays dont ils ignoraient l'organisation administrative. C'est ainsi que certaines provinces qu'ils rencontrèrent loin de la capitale Mbanza Kongo devinrent des « royaumes » à part entière sous leur plume.

Il s'agit généralement des localités traversées par les voyageurs européens, depuis les ports de la côte atlantique, d'où ils débarquaient, jusqu'à la ville de résidence du Mwene Kongo située à 150 milles dans l'hinterland.

« Ainsi, pour tout le département, on comptait sept districts. Ce sont ces districts que les Européens ont pris, tantôt pour des royaumes, comme le Ngôyo, le Lwângu, le Kakongo du Kôngo-dya-Mpânzu, tantôt pour des provinces, comme le Nsûndi, le Mbâmba et le Mpêmba du Zyta-Dya-Nza. »

Généralement, les chroniqueurs européens réduisent le territoire de Kongo aux seules dimensions de sa province capitale, Zita-Dya-Nza (le "noeud du monde"), dont le chef-lieu était précisément Mbanza Kongo ; où le Mwene recevait les ambassades étrangères.

D'ailleurs, l'on sait désormais que l'Angola faisait partie de la fédération Kongo-Dyna-Nza, jusqu'à ce que Paul Diaz y arrive en 1574 et y organise une sécession.

« Bref, en nous basant sur ces renseignements fournis par Duarte Lopez via Felippo Pigafetta, renseignements que semblent confirmer la Tradition, nous pouvons avancer que le Royaume du Congo s'étendait entre la latitude 1 1/2° Nord et la latitude 22° Sud, du 24° de longitude Est à l'Océan Atlantique. Il atteindrait une superficie dépassant les 2.500.000 km2 [...]»

Mythe des origines

Selon l'une des versions mythologiques de leur origine, rapportée par Raphaël Batsîkama, l'ancêtre primordial (Nkâka ya kisina) des baKongo serait une dame nommée Nzinga, fille de Nkuwu et épouse de Nimi.

La société traditionnelle Kongo étant matriarcale, à l'instar de tant de sociétés africaines anciennes, on conçoit que son aïeul primitif fût nécessairement une femme, sinon réellement, au moins symboliquement.

Nzinga aurait eu trois enfants, deux garçons jumeaux et une fille, respectivement Vit'a Nimi, Mpânzu a Nimi et Lukeni Lwa Nimi.

Les quatre noms primordiaux de l'ancêtre et de ses enfants tiennent lieu également d'appellations pour les quatre tuvila initiaux ; c'est-à-dire les lignages ancestraux des ba-Kongo.

- Les frères et autres collatéraux de Nzinga à Nkuwu ont reçu la fonction de maître des terres ; c'est-à-dire qu'ils se sont spécialisés dans la manipulation des énergies telluriques, notamment en vue d'exécuter les opérations rituelles présidant aux implantations coloniales successives dans le bassin du fleuve Nzadi.

- Vit'a Nimi était l'aîné des enfants Nzinga, on l'appelle également Ma-samba, ou encore Nsaku.

Ses descendants sont les ki-Nsaku. A eux sont dévolues les fonctions de médiation aussi bien spirituelle que politique.

D'ailleurs, selon Alain Anselin, « Samba signifie palabrer, argumenter en lingala[4] ». D'où ma samba pour dire "maître de la palabre" : héraut, négociateur, diplomate, voire intercesseur auprès des ancêtres.

- Mpânzu-a-Nimi était réputé intrépide, habile des mains et excellent agriculteur. C'était également un Ndamb'a Ngolo, c'est-à-dire une excellent mineur.

- Lukeni se distinguait surtout par sa beauté et sa fécondité qui lui donna une nombreuse progéniture, dont elle aurait excellé dans l'éducation. D'où son surnom Mungoyo'a Ntende, c'est-à-dire « la belle aux mille chances ». Elle hérita aussi du nom de sa mère, Nzinga.

Les tuvila primitifs auraient occupé d'abord le territoire de Kongo-Dya-Mpangala sous l'autorité spirituelle et politique de Vit'a Nimi. Ils investirent progressivement cette région, une vaste plaine très ensoleillée et riche en minerais, traversée par le fleuve Kwânza (ou Nzadi = Zaïre).

Ils y fondèrent diverses agglomérations, notamment Mpangala, Mazinga, Ngoyo, Mpemba, Lwangu, Nsundi, Mbinda, Mbembe, Mbamba, Mpangu. Organisation administrative à la fin du XVe siècle Les fondateurs de Kongo ont conçu leur pays comme un grand cercle ayant quatre secteurs, et pourvu d'un gros noyau.

Dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, les secteurs sont :

- Sect 0 : la façade maritime, l'Atlantique à l'ouest

- Sect 1 : Kongo-Dya-Mpangala au sud

- Sect 2 : Kongo-Dya-Mulaza à l'est

- Sect 3 : Kongo-Dya-Mpanza au nord

A part la mer, ces secteurs consistent en entités administratives, qui sont respectivement ka-Mbamba (sect1), ki-Mpemba (sect2) et ka-Mbangu (sect3). Quant au noyau, appelé Zita-Dya-Nza (« nœud du monde »), il avait un statut administratif particulier en tant que province-capitale appelée également Mbanza-Kongo, du nom de la ville où résidait le Mwene, et que les Portugais renommèrent Sao Salvador.

Littéralement, Mbânza (ou Ngânda) signifie chef-lieu ou capitale. En sorte que Mbanza Kongo se traduit par "capitale de Kongo", tout comme Mbanza Nsundi signifie chef-lieu du Nsundi. Kambamba, Kimpemba, Kabangu et Mbanza-Kongo formaient une fédération politique nommée Kongo-Dyna-Nza, ou encore Kongo-Dia-Ntotila.

Chacune de ces quatre entités comportait sept ki-Nkosi (subdivisions).

Chaque Kinkosi comportait plusieurs ki-Mbuku, qui se composaient chacun de nombreux ki-Kayi, lesquels étaient constitués à leur tour de plusieurs ki-Fuku.

La capitale de Kongo-Dya-Mpangala se nomme Mbânza Mbamba, celle de Kongo-Dya-Mulaza est Mbânza Mpemba, et celle de Kongo-Dya-Mpenza s'appelle Mbânza Mbangu. Ce modèle d'aménagement territorial va se démultiplier au fil de siècles, de manière ryzomique, jusqu'à reproduire q

uasiment à l'identique sa toponymie dans les autres régions ultérieurement unifiées au foyer initial.

Ce processus d'expansion territoriale du foyer Kongo aura une structure fondamentalement triale, justement à l'instar des trépieds d'un foyer :

« Les entités politico-administratives du Royaume du Congo iront de triade en triade. Dans chaque triade disposée toujours en position d'un homme couché dont la tête se trouve au Nord, les descendants de Nzinga occuperont toujours le Sud, ceux de Nsaku le centre, et enfin ceux de Mpanzu, le Nord.

[...] Ces régions ou territoires, selon qu'ils appartiennent aux Nzinga, aux Nsaku ou aux Mpanzu, portent une des dénominations suivantes :

- a) Nzinga : Mbâmba, Ngôyo, Mazînga, Kinânga, Mbînda, (Kabînda), Mpângala (Kikyângala), etc. (Sud).

- b) Nsaku : Mpêmba, Kakôngo, Mbata, Nsânda, Zômbo, Lêmba, Kiyaka, etc. (Centre)

- c) Mpanzu : Mpangu, Nsundi, Vûngu, Lwângu, Nsôngo, Nsuku, Mpûmbu, Ndôngo, Dôndo, Yômbe, Kibângu, etc. (Nord). »

Cette originalité et cette complexité structurale de l'organisation du territoire Kongo surprendront l'intelligence de nombreux étrangers européens.

Ce qui explique beaucoup d'imprécisions ou erreurs d'appréciation dans les chroniques d'époque, notamment celle de Filippo Pigafetta.

Le pays avait une superficie d'environ 2 500 000 km² au XVIe siècle, soit la moitié de la superficie de toute l'Europe occidentale. On comprend que sa structure confédérative favorisera son dépeçage par les Européens, après d'innombrables intrigues sécessionnistes au cours des siècles suivants.

Ainsi à partir du XVIIe siècle, naîtra de cette vaste construction politico-administrative une myriade d'État-nations autonomes, sous l'effet des bouleversements engendrés par l'économie négrière atlantique.

Organisation politique

L'autorité politique suprême de Kongo-Dyna-Nza pouvait être nommée de diverses manières :

- Ntinu: chef militaire, celui qui a à sa charge la défense nationale

- Mwene: celui qui pourvoit aux besoins du peuple

- Mfumu : désigne quant à lui la notion de responsable au sens administratif comme au sens social.

A noter que "Mani" est l'expression la plus répandue dans la littérature occidentale. Mais ce ne serait qu'une traduction portugaise approximative de Mwene, et non une quelconque autre titulature.

La fonction de Mwene est élective, mais tout citoyen ne peut pas y prétendre ; car elle est aussi censitaire. On tient généralement le régime politique de Mwene pour une monarchie constitutionnelle. Toutefois, cette fonction n'est pas seulement politique. Elle est également sacerdotale ; comme un cas particulier du modèle africain dit de la "royauté sacrée", ou encore la "royauté divine".

En principe, la succession à la tête de Kongo est matrilinéaire. En sorte qu'originellement, seuls les descendants de Lukeni Lwa Nzinga, la fille de l'ancêtre-mère primordiale, pouvaient prétendre au poste de Mwene.

Les descendants de Vit'a Nimi ayant pour fonction de veiller au respect, entre autres, de cette loi de succession.

Par conséquent, après avoir été élu par le Conseil des Sages, un Mwene ne peut être consacré tel que s'il subit une cérémonie rituelle organisée et présidée par le gardien des principes spirituels et politiques désigné nécessairement parmi la lignée des Nsaku.

C'est ainsi que le premier Mwene Kongo attesté dans les annales traditionnelles s'appelle Nimi'a Lukeni Lwa Nzinga, c'est-à-dire Nimi (du nom de son grand-père) fils de Lukeni et petit-fils de l'ancêtre-mère Nzinga Nkuwu.

Où l'on voit que les fonctions de Reine-Mère ou d'Épouse-Royale sont particulièrement cruciales dans les sociétés matriarcales ; elles ne sont guère honorifiques comme cela peut être le cas ailleurs.

Le cabinet du Mwene comporte divers fonctionnaires, notamment :

- Mata ma Kongo, le préposé aux armes de Kongo, c'est-à-dire aux affaires militaires

- Mbênza Kongo, le préposé aux affaires de la Justice

- Ne Mpûngi, chef de la musique du palais

- Wavadidi Ntinu, le sculpteur attitré du Ntinu, c'est-à-dire du Mwene.

Cette configuration hiérarchique est reproduite aux échélons inférieurs, de telle sorte que chacune des quatre grandes circonscriptions politiques possèdent ses préposés à la Défense, Justice, etc., tout comme les vingt-huit kinkosi comportent les leurs.

De façon générale, les préfixes Mâ, Mwê ou Nâ, Ne introduisent la notion d'autorité politique et/ou administrative ; c'est-à-dire celle de "chef", "roi", "maître", etc.

Ainsi le :

- Ne-Nkosi est le "roi" d'un ki-Nkosi.

- Mwê-Mbuku est l'autorité qui administre un ki-Mbuku.

- Nâ-Kayi est le "chef" d'un ki-Kayi.

- Mâ-Fuku (ou "Mafouc" dans les chroniques euroépennes) dirige un ki-Fuku ;

c'est-à-dire le plus bas échélon administratif de la Fédération Kongo-Dia-Ntotila.

En outre, la personne exerçant l'autorité d'une entité politico-administrative est souvent désignée par le lieu-dit de sa fonction, plutôt que par son propre patronyme.

Ainsi le Mâ-Nkosi du Nsundi peut être appelé Ma-Nsundi par ses administrés (ou Mâ-Mbamba pour le Mbamba, Ma-Lwangu pour le Lwangu).

De même qu'on appelle l'autorité suprême Mwene Kongo ("Mani Kongo" des chroniques européennes), au lieu d'indiquer son nom propre ; par exemple, Mvemba a Nzinga.

Histoire

Le royaume Kongo se développa sous plusieurs migrations du VIIe au XVe siècles, puis entra en contact avec le Portugal.

Avant l'arrivée des Européens, l'Empire Kongo était un État très développé, avec un large réseau commercial.

À part les ressources naturelles et l'ivoire, le pays fondait et commerçait le cuivre, l'or, les vêtements de raffia, et la poterie, disposait d'une monnaie et de finances publiques. Mais surtout, il pratiquait l'agriculture, la chasse et l'élevage.

Il était comme les autres peuples d'Afrique noire organisé sous forme de castes, mais avec une structure beaucoup plus souple que par exemple dans le cas Songhaï.

On pouvait par exemple apprendre un métier de son choix en intégrant l'une des grandes écoles du pays.

Les plus connues sont les quatre plus prestigieuses, à savoir Kimpasi, Kinkimba, Buelo et Lemba.

Ces écoles toujours d'actualité représentaient le lieu où était formée l'élite Kongo. Si leur accès était relativement libre, toujours est-il qu'il s'agissait d'une longue initiation aux critères de sélection très stricts.

À tel point que des "explorateurs" comme Bittremieux, qui tentèrent de comprendre l'enseignement (en vain), en conclurent qu'il s'agissait de cultes secrets ou ésotériques.

Il n'en n'est rien mais on imagine cependant le niveau de cet enseignement (toujours en vigueur) a fortiori pour un étranger à cette culture.

Au cours de ses voyages le long de la côte africaine dans les années 1480, le navigateur portugais Diogo Cão fut le premier à évoquer un grand empire qui contrôlait le commerce dans la région.

Cao remonta le fleuve Nzadi ou Zaire qui était selon lui la voie d'accés vers le royaume du prêtre Jean.

En 1483, il rendit visite à Ntinu Nzinga Nkuwu dans sa capitale, Mbanza Kongo.

Le royaume Kongo était alors à son apogée grâce à la production d'igname et d'échange de houe et d'arme contre de l'ivoire avec les populations de l'intérieur de l'Angola.

Il persuada difficilement le roi d'ouvrir le pays aux Portugais.

Les six États de l'Empire étaient Soyo, Mpangu, Mpemba, MBata, Mbamba et Nsundi.

Le dernier fut le premier à tomber sous le protectorat portugais.

Des missionnaires catholiques arrivèrent dans la région en 1490, l'années suivante, Nzinga Nkuwu fut baptisé et prit le nom de Ndo Nzuawu.

Cão crut alors la voie libre pour se procurer des esclaves et le tenta.

Cependant, Nzinga Nkuwu était décidé à ne pas faire de son royaume un lieu de traite. Il fit capturer en échange les missionnaires portugais et les fit tuer à chaque mois de retard dans le retour des captifs Kongo.

Sous Nzinga Nkuwu les relations se refroidirent avec le Portugal et ne s'améliorèrent guère jusqu'à sa mort. Elles auraient certainement empiré n'eut été la mort de son fils, Mpanzu a Nzinga, qui était lui contre toute forme de relations avec le Portugal.

Prétendant favori à la succession de son père (la succession se faisait par élection et il n'était pas systématique qu'un fils succède à son père), Mpanzu a Nzinga, soutenu par les représentants votants des clans et des corps de métiers Kongo, désirait écourter au plus vite les relations avec le Portugal.

Cela lui couta la vie lors d'un attentat, le jour de son accession au trône. Son frère, Mvemba Nzinga fut baptisé au catholicisme et prit le nom d'Afonso (Ndo Funsu).

Mvemba Nzinga, qui avait été largement influencé dès son enfance par "l'encadrement missionnaire", devint roi à la suite de l'assassinat de son frère (par un soldat portugais).

Mvemba Nzinga envoya son fils Lukeni Lua Nzinga au Portugal qui devint plus tard le premier évêque africain de l'histoire de l'Église catholique. La capitale fut renommée São Salvador (Saint-Sauveur).

Dans les décennies qui suivirent, l'Empire Kongo tomba dans la spirale du commerce d'esclaves planifiée par les commerçants du Portugal et d'autres pays européens.

Les conséquences commençaient à se faire sentir pour l'Empire, et en 1526, le Manikongo écrivit au roi Jean III de Portugal, lui demandant de mettre fin à cette pratique.

Sa requête reçut une réponse cynique et les relations entre les deux pays s'envenimèrent.

Fortement affaibli par la dépopulation et victime des incursions des États voisins sous impulsion portugaise et néerlandaise ensuite, l'Empire Kongo se trouva sur le déclin.

Les Portugais profitèrent de la situation pour augmenter leur prélèvement d'esclaves dans la région. Sous la pression coloniale croissante, l'Empire avait déjà perdu son indépendance au XVIIe siècle, puisque les Portugais, puis les Anglais (suivis par les Britanniques) étaient maintenant ceux qui intronisaient les rois, en remplacement du vote populaire.

Le royaume se disloqua, chaque province sous tutelle portugaise, britannique ou libre devenant indépendante. La lutte pour la réunification commença et au besoin, les anciennes provinces furent rebaptisées par l'envahisseur, créant par là des ethnies artificielles.

À cette époque déjà, en territoire conquis, l'enseignement de la bible et des valeurs occidentales se faisait dans tous les villages et villes soumis, par la force chaque fois que possible.

On bastonnait les vieillards et violait les femmes, on brûlait et pillait les villages et villes. Les provinces occupées étaient en proie à des luttes pour leur souveraineté, mais cela ne suffit à les libérer.

Au cours de la bataille d'Ambuila en 1665, les forces portugaises en provenance de l'actuelle Angola, c'est-à-dire des zones conquises, accompagnées des troupes soumises furent en mesure de vaincre les forces du roi Antoine Ier du Kongo (Nvita a Nkanga).

Antoine fut tué avec beaucoup de ses lieutenants, ainsi que l'auteur luso-africain Manuel Roboredo, qui avait essayé d'empêcher cette dernière bataille.

Cependant, l'État Kongo continua d'exister, ou tout au moins formellement, durant deux siècles, jusqu'à ce que sa division soit décidée entre le Portugal, la Belgique (en fait Léopold II de Belgique), et la France par la Conférence de Berlin en 1884-1885. Il faut retenir cependant que les luttes persistèrent jusqu'aux indépendances, par exemple avec Ana Nzinga, qui tenut en échec les coalitions portugaise, néerlandaise et britannique pendant près de trente ans et réussit à freiner l'expansion de la traite sur le territoire Kongo.

Cependant, les densités de populations de l'époque, qui étaient de 35 hab/km2 chutèrent dramatiquement à 5 hab/km2 au début du {{XIXe siècle}.

La traite avait fait son œuvre de dépeuplement sanglant et le colonialisme venait à grand pas saigner encore le peuple Kongo comme les autres peuples de la région.

Calendrier

Comme dans beaucoup de régions de l'Afrique centrale ou de l'ouest, un calendrier basé sur la "semaine" de quatre jours était en vigueur; trois jours ouvrables et un jour pour le marché:

- "Semaine" = 4 jours

- Mois = 7 "semaines"

- Année = 13 mois + 1 jour

Outre celui du marché, il y a un calendrier agricole Kongo qui comporte six saisons :

- Kintombo (octobre-décembre) = saison des premières pluies, celle des sémailles (ntombo). On la nomme également ma-sanza, "nourriture".

- Kyanza (janvier-février) = deuxième saison des pluies, celle de la récolte du vin de palme. On l'appelle aussi mwanga.

- Ndolo (mars à mi-mai) = dernière saison des pluies.

- Siwu ou Kisihu (mai-août) = première saison sèche, marquée par les vents froids.

- Mbangala (mi-août à mi-octobre) = seconde saison sèche, caractérisée par de fortes chaleurs, notamment à partir de juillet. Période des brûlis,mpyaza.

Avec la venue du christianisme, le calendrier chrétien a pris de plus en plus la place de ce calendrier.

À l'ouest, l'Empire Kongo. Très ancien (peut-être IVe siècle), il occupa à son apogée un territoire s'étendant sur l'ouest du Congo démocratique, la République du Congo et l'Angola. Entré en contact avec les portugais en 1482, il fut soumis en 1665 par les portugais après la Bataille d'Ambuila ; les portugais ont déporté de nombreux noirs comme esclaves au Brésil avec la complicité de certains commercants africains. Leur port de déportation était Emboma, l'actuel Boma.

UN ARTICLE DE WIKIPEDIA, ENCYCLOPEDIE LIBRE...SI IL Y A DES ERREURS, VEILLEZ M'EXCUSER ET ENVOYEZ MOI DES INFORMATIONS AFIN DE LES CORRIGER...

Les travaux de CHEIKH ANTA DIOP ont signalés la DECOUVERTE D'UNE STATUETTE D'OSIRIS et une CARTOUCHE DE TOUTMOSE III au CONGO...Lire LES ANTERIORITES DES CIVILISATIONS NEGRES DE CHEIKH ANTA DIOP...

Aussi les travaux de T.OBENGA dans son livre " LES PEUPLES BANTU MIGRATIONS EXPANSION ET IDENTITE CULTURELLE " parlent de la DECOUVERTE D'UNE ECRITURE KONGO vers les années 1950 où cette ECRITURE KONGO est formée de 17  signes graphiques identiques à ceux des anciens ALPHABETS PHENICIENS (PROTO SINAITIQUE) et aussi composée de HIEROGLYPHES HIERATIQUES ...pyrographés sur DES PLAQUETTES EN BOIS...(page 437 et 438 du 2ème tome LES PEUPLES BANTU )...

Cela n'est pas étonnant car les BENA KONGO ont séjournés en ETIOPI, en NGIPITI (EGYPTE), en KANANA (CANAAN)...

Le fameux pharaon MENES (MANI) était un MANI KONGO...lire les travaux de A.M.LAM (LES CHEMINS DU NIL et SAHARA OU LA VALLEE DU NIL)...MENES serait un MANI KONGO...

La prophétesse NEFERTY fait référence à un ROI SAUVEUR nommé : AMANI

Beaucoup de PHARAON de la 25ème dynastie porte aussi le nom de MANI :

- TANOUETA MANI fils de SHABAKA

- ANLA MANI

- ARKA MANI

- NATAKA MANI

etc...

Lire LA NUBIE DES PHARAONS et LES PHARAONS VENUS D'AFRIQUE...

POUR TOUS CEUX QUI COMPRENNENT LE MESSAGE DE NE MUANDA NSEMI ...

ZOLA NGANGU LENDO MOYO YE NTEMO MU NKUMBU'A NE MUANDA KONGO TULOMBELE BO INGETA !

MFUMU NZAMBI' ETO AKONGO WISA WASIAMISA NLONGOKI MIAKU I BOBO I BOBO I BOBO !

MFUMU MASE NKUA VEMA

     Ndatukunu1     Africakingdoms      TRAITE_DE_BERLIN_1885  Africa                            

      NTIMANSI   NE_MAKANDALA                                  

                         

Posté par NTUMUA MASE à 10:03 - BUNDU DIA KONGO - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

YENGE KIENO M´FUMU MASE NKUA VEMA!!!JE VIENS D´AJOUTER UN PLUS DANS MA QUETTE SUR NOTRE PASSÉ.MAIS J´AI DEUX PETITES QUESTIONS:1)QUEL RAPPORT Y AVAIT-IL ENTRE LE ROYAUME KONGO ET LES AUTRES PEUPLES DU BASSIN DU KONGO?LES BA LUBA;BA NGALA;ANA MONGO ETC..FAISAIENT-IL PARTI DU ROYAUME KONGO? 2) TU ECRIS DANS CET ARTICLE:"Mais la traite des esclaves auxquels ils se livraient avec les occidentaux et les orientaux devaient détruirent leurs structures" EST IL VRAI QUE LES BENA KONGO SE SONT ASSOCIÉS AUX BLANCS POUR VENDRE LES LEURS? ENCORE UNE FOI MERCI POUR CETTE LECON D´HISTOIRE. YENGE KIENO,INGETA!

Posté par OUAENRA MBILA, 09 janvier 2010 à 12:10

OUAENRA MBILA

Mbote OUAENRA MBILA

j'ai bien signalé que cet article est tiré d'un document WIKIPEDIA...

Conernant les rapports entre les BENA KONGO et les autres clans de KATIOPA...
KENGO WA DONDO a écrit un merveilleux livre : L'ESPACE CULTUREL KONGO...tu trouveras les réponses à tes questions...

Concernant la TRAITE NEGRIERE, certains ROIS AFRICAINS ont collaborés après leurs CONVERSION à la RELIGION CHRETIENNE CATHOLOQUE..c'est le cas du KONGO ...même si il y a eu après des REVOLTES DE CONTESTATIONS face à cette OPPRESSION OCCIDENTALE...

Nous avons l'habitude de discuter sur certains sujets ...tu le sais ...AKHENATON (OUAENRA MBILA) ...et nous n'avons pas les mêmes SOURCES d'où parfois des différents...

Si j'ai le temps je t'enverrais le livre : L'ESPACE CULTUREL KONGO...écrit par NKULUNTU A BUNDU DIA KONGO...

YENGE KIENO

Posté par NTUMUA MASE, 10 janvier 2010 à 00:08

PAS DEUX BERGER, UN SEUL TROUPEAU

Yenge kieno Mfumu Mase, Nkua Vema!
Avant Bundu dia Kongo, nous n' avons pas vu des livres avec des ensseignements comme celui de Ne Muanda Nsemi. Aujourd' hui l' Enemi qui ne veut pas voir l' Afrique aller puiser a la source du vrai pouvoir commence a soulever plusieurs personnes parler de l' aspect positif du recours a l' Authenticite Africaine. Juste pour embarrasser le peuple en l' emmenant a ne plus savoir qui suivre.
Par exemple: L' honorable Batsikama dit que Nzinga aurait avoir trois enfants. Cela nous montre que il ne sait pas au juste combien d' enfants avait l' ancetre Nzinga.
Il ecrit encore que Mani est venu de Muene. Vous voyez qu' il n' a pas maitrise la culture Kongo?
En verite je vous le dis, Muene est aussi un titre Honorifique de la tradition Kongo. Muene veut dire un haut responsable, un ministre. Le ministere se dit en kikongo KIMUENE. Ainsi le ministere de l' interieur se dit KIMUENE KIA MADIMBA.
lE GOUVERNEUR DE MATAMPA se dit MUENE MATAMPA que le colonisateur a deformer en MONOMOTAPA.
Donc tout ce que Ne Batsikama a ecrit est comme la boue sale ou on rencontre quelques pieces precieux( les diamands )

Posté par MAKABA KEMBO, 11 janvier 2010 à 10:51

LUNSU KEMBO

Mbote MFUMU'AME LUNSU KEMBO

je te remercie pour ton intervention...

j'ai bien dis d'où venait ces sources et saches que je partage ton opinion...

SEUL DES INITIES POURRONT LIRE ENTRE LES LIGNES...

NOTRE SOURCE UNIQUE EST LA PAROLE SACREE DE "KENGO WA NDONDO"...

C'est aussi bon de savoir ce que "NA KIASUAMA" écrit pour POUVOIR ECLAIRER AVEC LA LUMIERE DU MONDE...

NA LUNSU KEMBO YE NTUMUA MASE NKUA VEMA : MUANA NSAKU NE VUNDA ...

INGETA !

Posté par NTUMUA MASE, 12 janvier 2010 à 02:27

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